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Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 22:53

Fac bloquée = fac mobilisée !

Depuis le 6 novembre, la faculté de Lille III est officiellement bloquée et en lutte !
La suspension temporaire des cours nous permet désormais de nous mobiliser.
Venez nous retrouver quotidiennement pour des réunions d'informations et pour la construction du mouvement.


Lille III n'est pas une faculté isolée.
Les AG sont de plus en plus massives, certaines facultés se mettent en grève : partout en France, le mouvement s'amplifie..

La journée du jeudi 8 novembre sera une journée nationale de mobilisation contre la LRU.
Rendez vous à Lille III pour la préparation du cortège étudiant, et à 14h30 porte de Paris pour le début de la manifestation !
JC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 22:27
Lille III bloquée : la lutte s'intensifie !

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Cet été le gouvernement a fait passer, sans concertation avec les acteurs de la communauté universitaire, la loi relative aux responsabilités et libertés des universités, dite « LRU ». Ce projet met à mal la vision de l'éducation gratuite et publique que nous défendons. En effet, le désengagement financier de l'état prévu dans cette loi va contraindre les universités à aller chercher des fonds dans le privé ou, à défaut, dans la poche des étudiants. Nous craignons donc une augmentation des frais d 'inscription rapide comme c'est déjà le cas dans d'autres pays européens, ainsi qu'une soumission de la politique de l'université au bon vouloir du patronat.

La LRU c'est :

- Une loi qui place l’université au service des besoins du marché : les entreprises privées qui financeront les universités pourront orienter les formations afin d'avoir à disposition une main d'oeuvre servile. Les filières les moins rentables (sciences humaines...) sont en danger au profit d'une professionnalisation accrue.

- Une loi qui affaiblit la démocratie universitaire : le Conseil d'administration sera remodelé afin de laisser plus de pouvoir au président de l'université qui pourra gérer son université de façon manageriale. Les personnalités extérieures et le Medef auront un pouvoir de décision accrue alors que celui des représentants étudiants, des personnels, et des professeurs va régresser.
- Une loi qui organise la casse de la fonction publique : c'est la porte ouverte à la privatisation future de l'enseignement supérieur. La concurrence entre universités va créer une éducation à deux vitesses, quelques facs élitistes seront dotées de moyens contre une majorité de « facs poubelle » qui en seront dépourvus.
 
Devant la gravité de cette attaque, les étudiants de l'université de lille III ont décidé d'amplifier la lutte débutée il y a quelques semaines en bloquant l'université.

Pourquoi le blocage ?

Réuni en Assemblée générale le mardi 6 novembre 2007 à plus de 1 000 personnes, les étudiants, profs, et personnels ont voté en majorité pour le blocage immédiat de la faculté.

L'intérêt du blocage est de pouvoir libérer les étudiants de leurs obligations scolaires afin de permettre une plus large information et la possibilité de s'investir dans la lutte.

Cependant, nous pensons que le blocage actuel est un peu prématuré. Nous respectons malgré tout la décision prise par l'assemblée générale souveraine et nous mettrons nos forces dans la bataille dès aujourd'hui dans le but de faire reculer la droite et le patronat comme nous l'avons fait pendant le mouvement anti CPE. Les étudiants communistes s'engagent à être présents aux cotés des étudiants pour s'assurer que les cours manqués soient rattrapés.
 

Perspectives d'actions

Face à cette attaque en règle contre l’université publique, il n’y a rien à négocier. Il faut repousser en bloc le projet du gouvernement Fillon.

Dans le même temps, la lutte contre la « réforme » des universités doit s’inscrire dans une mobilisation générale de la jeunesse et des travailleurs contre la régression sociale que le gouvernement Sarkozy veut imposer à la grande majorité de la population. L’unité d’action des étudiants et des salariés est le seul gage solide de victoire. A l’époque du CPE, la magnifique mobilisation des étudiants n’avait fait reculer de Villepin et Chirac que parce que ces derniers craignaient l’entrée en action de la masse des travailleurs.

Nous voyons donc la nécessité d'une convergence des luttes dès maintenant pour contrer l'offensive du patronat. La lutte des sans papiers de cet été, celle des cheminots, des salariés d'EDF-GDF, des personnels hospitaliers, comme la notre, s'attaquent tous à une même logique : celle que veut nous imposer la minorité de parasites qui détiennent les grands secteurs de l'économie et précarisent la majorité d'entre nous. Ce que nous propose la droite, c'est un bond en arrière et le retour sur les acquis sociaux gagnés par les grandes luttes des générations précédentes: Front populaire, CNR (conseil national de la résistance), mai 1968...

Dans cette optique, nous appellons l'ensemble de la communauté universitaire mobilisé contre la LRU à venir battre le pavé aux coté des salariés.

 

Rendez-vous le 20 novembre,

14 h 30 Porte de Paris


Après la défense : construire notre avenir.

L'union des étudiants communistes travaille actuellement , au plus près des étudiants, à la rédaction d'une loi pour la réussite dans l'enseignement supérieur. Cette loi prendrait en compte les différents aspects de la vie étudiante et pourrait y répondre par des proposition concrètes.logoloijn1.gif

Nos propositions :

une allocation d'autonomie pour sortir les jeunes de la précarité et garantir, par de nouveaux services publics l'accès à la santé et au logement.

- Une université 100% publique et gratuite avec suppression des frais d'inscription.

- Un grand service public du logement.

- Recruter massivement des enseignants chercheurs sur statut de la fonction publique ainsi que du personnel technique et administratif.

- Doubler le budget de fonctionnement par ét udiant pour permettre aux universités d'assurer leurs missions de formation et d'engager un vaste plan de rénovation, de construction et d'équipement des universités

- Etendre le pouvoir du CNRS et donner de réels moyens financier aux laboratoires de recherche afin de développer une recherche nationale répondant à l'intérêt général et non à des intérêts privés à courte vue.JC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux,Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,

 

 

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 00:17

LRU

Non à la casse de l’université publique !


Pendant la campagne électorale, Sarkozy a atteint des sommets de mensonge et d’hypocrisie. Il a dit qu’il allait améliorer le sort des pauvres, des « sans-grade », des opprimés, des chômeurs et des ouvriers. Ceux qui ont cru à ce flot de promesses vont vite déchanter. La victoire de Sarkozy est celle de la classe capitaliste. Son action répondra exclusivement aux exigences du patronat. La droite va mener une offensive systématique contre les acquis sociaux, contre les droits des salariés et les conditions de travail, contre les retraites et la sécurité sociale. Elle alimentera le racisme et poursuivra le harcèlement policier et administratif à l’encontre les « étrangers ».





Attaque contre l’université publique

La réforme sur « l’autonomie des universités » n’est rien d’autre qu’un projet de privatisation de l’enseignement supérieur. La droite explique vouloir « rapprocher l’université  de l’entreprise ». Mais en réalité, elle veut surtout soumettre l’université aux intérêts capitalistes, avec les inégalités que cela engendrera. Le renforcement des « personnalités extérieures » (c’est-à-dire du patronat) dans des Conseils d’Administration en est une illustration limpide. Quant à « l’autonomie » de financement de chaque université, on sait très bien quels en seront les effets : aggravation des inégalités entre universités, disparité croissante des frais d’inscription, marginalisation des filières « non-rentables », soumission des enseignements aux exigences des bassins d’emploi locaux, etc. Le tout contribuera, au final, à renforcer les inégalités en matière d’accès à l’université.

Valérie Pécresse explique partout que « si les universités françaises ne se réforment pas au plus vite, elles seront concurrencées d’ici cinq ans par les université indiennes et chinoises ». Les travailleurs connaissent bien ce type d’argument : au nom de la concurrence mondiale entre salariés, la droite attaque les conditions de travail, remet en cause les 35 heures et bloque les salaires.

Rappelons qu’en Inde et en Chine, seule une petite minorité de la jeunesse accède à l’université. Mais c’est bien ce dont rêve la classe dirigeante française, qui ne supporte plus de payer des années d’études à des jeunes dont un grand nombre pointeront finalement au chômage ou devront accepter des « petits boulots » sous-payés et sans rapport avec leur qualification. Sarkozy ne veut pas tant nous « rapprocher de l’entreprise » que de l’ANPE et de l’exploitation !

Préparer la mobilisation

Face à cette attaque en règle contre l’université publique, il n’y a rien à négocier. Il faut repousser en bloc le projet du gouvernement Fillon.

Dans le même temps, la lutte contre la « réforme » des universités doit s’inscrire dans une mobilisation générale de la jeunesse et des travailleurs contre la régression sociale que le gouvernement Sarkozy veut imposer à la grande majorité de la population. L’unité d’action des étudiants et des salariés est le seul gage solide de victoire. A l’époque du CPE, la magnifique mobilisation des étudiants n’avait fait reculer de Villepin et Chirac que parce que ces derniers craignaient l’entrée en action de la masse des travailleurs.

 

En finir avec le capitalisme !

 

Sarkozy et Fillon veulent solder la « faillite » de l’Etat français sur le dos des plus pauvres, des plus fragiles et des plus exploités. Mais c’est l’ensemble du système qu’ils défendent – et non seulement l’Etat – qui est en faillite. Le capitalisme se dresse comme un obstacle incontournable sur la voie du progrès social. En fait, ce système ne peut désormais même plus tolérer les conquêtes sociales du passé. Les diatribes de Sarkozy contre la révolution de Mai 68 n’ont pas d’autre signification.

Dans ce contexte, la lutte pour des réformes et contre les attaques de la droite est indispensable, mais insuffisante. Certes, le programme revendicatif des grands partis et des grandes organisations de gauche – à commencer par le PCF et le MJCF, dont La Riposte fait partie – doit donner une expression générale aux besoins et aspirations des jeunes et des travailleurs : semaine du travail, salaires, loyers, logements sociaux, conditions d’études, droit de vote des étrangers, etc. Mais en même temps, il faut expliquer qu’il ne sera pas possible d’empêcher la régression sociale tant que le pouvoir économique restera entre les mains des capitalistes, c’est-à-dire sans la nationalisation, sous le contrôle et la direction des travailleurs eux-mêmes, de toutes les banques, des compagnies d’assurance et de crédit, ainsi que de tous les grands groupes du secteur industriel, du commerce, des services et des communications. C’est cela, le socialisme. Et c’est la seule solution aux problèmes brûlants de la population.

 

Non à la contre-réforme de l’enseignement supérieur !

 

Pour une université gratuite et de qualité !

 

Face à la faillite du capitalisme : pour un véritable programme socialiste !

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 17:16

En cinq ans, les tarifs du Resto-U sont passés du simple au double.


Plus de boursiers dans les facs ?
Axelle, étudiante, répond à la ministre


Selon la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse  "le système (universitaire) n'est plus performant. Il exclut une partie des classes moyennes, est complexe et difficilement lisible". À entendre certains médias, elle aurait décidé d’augmenter le nombre de boursiers et serait décidée à améliorer les conditions de vie étudiante. Voici ses propositions, confrontées à la réalité vécue par Axelle Lemahieu, 22 ans, étudiante en 1re année de Master de psychologie (bac + 4) à Lille3, militante jeune communiste, boursière 2e échelon et salariée à mi-temps.


Valérie Pécresse explique à qui veut l'entendre que les bourses étudiantes vont être augmentées. Les critères d'attribution vont être ramenés à deux au nom de la simplification et de la transparence du système. Les deux critères sont : revenu des parents et nombre d'enfants à leur charge.
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> Axelle Lemahieu : C'est horrible ! Cela signifie que les critères "handicap" ou "situation géographique", entre autres, sont supprimés ! Comment vont faire ceux qui habitent loin de leur lieu d'étude et qui n'ont que peu de revenu ? Eux sont bien obligés d'avoir un logement sur place ! Et puis il faut arrêter avec le critère "salaire des parents". Ce qu'il faut faire, c'est prendre en compte le revenu effectif de l'étudiant. Moi par exemple, j'ai beau être aidée par mes parents et être boursière 2ème échelon, j'ai quand même besoin d'un revenu supplémentaire ! Mes parents doivent aussi me donner à manger quelques fois. Ma mère voudrait me donner plus, mais j'ai également une petite soeur étudiante. Le critère du nombre d'enfants à charge n'est pas suffisant : la situation n'est pas la même selon que l'enfant soit en primaire ou à l'université.


Valérie Précresse. annonce une augmentation des bourses de mobilité et au mérite.
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> AL. Mais il faut arrêter de se moquer de nous ! Quand tu vas à l'étranger, tu arrives à te débrouiller si « papa-maman » sont derrière et si le niveau de vie du pays dans lequel tu séjourne est bas. Sinon, tu n'as pas les moyens de partir. Il est très difficile, voire impossible, de trouver un boulot là-bas à cause des lois locales et de la barrière de la langue. De plus, la bourse Erasme par exemple (pour les pays européens), tu ne la reçois qu'à la fin du séjour. Quant aux bourses dites "de mérite", pour en bénéficier, il faut avoir eu mention « très bien » au bac ou à son master. Prenons le cas de mon copain. Il a bossé à côté de ses études pour pouvoir avoir son Master. Dans ces conditions, il n'a pu avoir "que" mention "bien". Pour lui, la bourse, c'est « mort ». Qu'est-ce que ça veut dire : "mérite ?". Il faudrait partager le gâteau entre un maximum d'étudiants. Les études sont une forme d'ouverture, pour te pousser à aller plus loin dans ton domaine de compétence".


Oui, mais si on donne plus à tous les étudiants, Madame Pécresse vous répondra que les prix des loyers vont augmenter. Ça ne servira à rien.
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> AL. Rien ne le prouve ! Et puis on pourrait imposer des plafonds maximum pour les chambres d'étudiants ! Je refuse l'esprit : " il vaut mieux laisser les étudiants dans la merde que de faire augmenter les prix des loyers." Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que c'est que cette société ? De toute façon, il n'y a pas besoin des bourses étudiantes pour que les loyers augmentent.


Parallèlement, la hausse des frais d'inscription va être "limitée" à l'inflation (1,7%) affirme Valérie Pécresse
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> AL. Depuis que j'ai commencé mes études, il y a cinq ans, tout augmente. Les prix du R.U. par exemple sont passés du simple au double. Ils ajoutent 15-20 centimes par-ci, par-là. Comme ça, ça passe plus facilement.


Valérie Pécresse : « Pour éviter que des abus aient lieu, le système de contrôle des présences aux cours va être renforcé. De même, les étudiants ne pourront plus se permettre d'aller aux examens juste pour signer la feuille de présence : un minimum de résultat sera exigé. »
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> AL. Le système du pointage a déjà montré qu'il était techniquement impossible : comment pointer les étudiants d'un amphi entier ? Et puis pour entrer en deuxième année de master, ça se fait sur dossier, avec parfois un entretien en plus. Il faut avoir minimum 10 dans chaque matière pour pouvoir se présenter. En réalité, il faut plutôt avoir 14-15 minimum. En Master 1, on ne peut donc pas faire autrement que bosser pour avoir bien plus qu'un "minimum de résultat". De même, les étudiants salariés font des études plus longues pour atteindre le même niveau qu'un étudiant non-salarié. J'ai vu des étudiants travailler 35h par semaine. Alors, bien sûr, ils peuvent moins que les autres se mobiliser pour leurs études. Mais ils n'ont pas non plus le droit de trop redoubler, sinon, ils n'ont plus droit aux bourses. Moi, j'aurai fait licence-master en 8 ans. 8 ans, c'est la durée qu'il faut sans redoublement pour faire un doctorat normalement. Oui, mais moi, je travaille à côté. Il n'y a donc qu'en prenant mon temps pour mes études que je peux avoir bonnes notes.


Madame Pécresse veut faciliter l'accès à l'emprunt en proposant aux étudiants, avec l'Association française des banques (AFB), des produits attractifs.
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> AL. Ah ! Le marché juteux du prêt étudiant ! Il ne faut pas tomber dans une société à l'américaine ! On ne peut pas commencer sa vie endetté, avec une chape de plomb et des créanciers derrière soi. Encore, si on était sûrs d'avoir un boulot en sortant de la fac... Moi, je me prépare plutôt psychologiquement aux stages non rémunérés et au chômage après mes études, même si je lutte contre. Autour de moi, je vois de plus en plus d'étudiants obligés de se salarier en vue du remboursement de leur prêt.


Madame Pécresse veut « généraliser les stages dans le milieu professionnel pour tous les cursus car
ils « donnent les codes du marché du travail ».
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> AL. J'ai fait 2 ans de stage pendant ma licence. Jamais je n'ai été rémunérée. En revanche, vous avez intérêt à vous montrer professionnelle. Les étudiants se battent pour avoir des stages ; les employeurs en profitent. C'est tout juste si l’on ne doit pas les remercier si on obtient son master. Le système est hypocrite : pendant le Master, on n'est pas obligé de faire un stage, mais si on ne fait pas 500h heures de stage sur 2 ans, on n'a pas le droit de recevoir le titre de psychologue. On est obligé de marcher si on veut accumuler et justifier des expériences.


Etes-vous d’accord avec Madame Pécresse quand elle déclare que « de bonnes conditions de vie étudiante sont la condition de la réussite ».
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> AL. Oui, bien sûr. Mais il faut des actions et des faits concrets. Cela nous ferait du bien. Cela permettrait à des étudiants de ne pas faire l'impasse sur les week-ends et les vacances pendant quatre ans comme je l'ai fait avec mon copain. Ce n'est pas une vie ! On rêve déjà de boulot avec un salaire à quatre chiffres, des week-ends et de vraies vacances. Alors bien sûr, on se dit que ce n'est pas grave, que non, tout va bien, qu'il y a pire, que c'est un passage obligé de la vie... Sinon on ne se sort plus la tête de l'eau et on laisse tout tomber. On a pris le parti d'en rire avec une amie à un moment où je n'avais plus assez d'argent pour m'acheter un manteau. On s'imaginait avec des « sacs poubelles » contre la pluie. L'état psychologique des étudiants se dégrade. J'en ai discuté plusieurs fois avec les infirmières de la fac. Elles constatent une recrudescence de la consommation d’antidépresseurs. Une cellule de yoga a été ouverte, il y a deux-trois ans, ainsi qu'une de soutien psychologique et une autre de crise. Ce n'est quand même pas pour rien. L'image de l'étudiant de Beverly Hills, ici, elle n'existe pas. Contre la précarité étudiante, il serait temps de se secouer !
Propos recueillis par Lise ToussaintJC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,
Source : http://www.libertehebdo.com/

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 09:42
Non à la réforme Pécresse !


Lettre du secrétaire nationale de l'Union des Etudiants communistes, Igor Zamichiei
mercredi 12 septembre 2007.
 

(JPEG) Malgré les nombreuses déclarations d’intention du gouvernement, force est de constater que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités a été élaborée à toute vitesse, sans véritable concertation avec la communauté universitaire. Elle a été votée en procédure d’ ”urgence” pendant l’été alors que les étudiants étaient au travail ou en vacances et que la grande majorité des syndicats jugeait le texte de loi “inacceptable”.

Cette loi n’est pas nouvelle. La droite avait déjà essayé de faire passer un texte similaire, la loi dite de modernisation universitaire, en 2003. Mais la mobilisation des étudiants avait fait reculer le gouvernement. L’asservissement de l’université au marché que nous propose la droite avec cette loi, comme avec la précédente, aura de graves conséquences. Voilà pourquoi nous avons lutté en 2003 et voilà pourquoi nous voulons aujourd’hui l’abrogation de la loi Pécresse.

Cette loi est dangereuse pour le service public d’enseignement supérieur et ne résout en rien les difficultés que nous vivons au jour le jour. Nicolas Sarkozy dit vouloir en finir avec l’idéologie de 1968 mais l’image qu’il donne de cette période, comme celle de la décadence d’une société de loisirs, est une image fantasmée. Ce n’est pas la réalité qu’il décrit. Les évènements de 1968 ont réellement permis des avancées, notamment du modèle universitaire (université pluridisciplinaire, gratuité de l’enseignement supérieur, représentation étudiante, libertés politiques et syndicales...), sur lesquelles Sarkozy aimerait bien revenir.

Cette loi place l’université au service des besoins du marché.

Cette loi affaiblit la démocratie universitaire.

Cette loi organise la casse de la fonction publique.

Le but de la droite avec cette loi est double : confisquer le savoir pour conserver son pouvoir et soutenir l’économie capitaliste. Pour cela, elle réserve ses meilleurs formations à une élite et adapte l’Université aux seuls besoins du marché. Mais cette politique va contre les besoins humains réels : elle prive la majorité des individus de la possibilité d’être citoyen à part entière et renforce la précarité que trop d’entre-nous vivent.

S’il faut une loi pour réformer l’Université, il faut d’abord s’accorder sur les missions de l’enseignement supérieur. Il faut que la communauté universitaire ait la possibilité de débattre de la meilleure réforme. OUI, il y a besoin de réformer l’Université pour résoudre les problèmes actuels qui sont bien réels : l’échec scolaire, le manque de moyens financiers et humains. Mais cela ne peut se faire qu’en renforçant le caractère public de l’enseignement supérieur et en le démocratisant.

Pour nous, il temps de s’informer et de construire ensemble une mobilisation populaire qui débouche sur l’abrogation de cette loi et sur une réforme de l’Université répondant aux besoins des étudiants !

Igor Zamichiei, secrétaire national de l’UEC

(JPEG)

 

 




pdf-dist.jpg

Retrouvez ci dessous le tract de l'Union des Etudiants communistes contre la Réforme Pécresse.
    

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Retrouvez ci dessous notre article "Quelle vision de l'éducation pour les communistes"


pdf-dist.jpgAnalyse de l'Union des étudiants communistes sur cette réforme. Article par article, la loi est enfin décryptée, venez vous faire votre avis !
JC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,  
 
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 22:11
Le rapport Hetzel
Une bombe pour l'enseignement supérieur.

Tous ensemble, désamorçons la pour de bon !

Il y a quelques mois, alors que 3 millions de personnes investissaient les rues pour dire Non à la précarité, le gouvernement lançait une nouvelle piste de réflexion pour répondre au problème de l'insertion professionnelle : le rapport hetzel était né. Il se dresse aujourd'hui comme une épée de damoclès au dessus de l'enseignement supérieur. Bon nombres de propositions du rapport se retrouvent dans la réforme pécresse. Retour sur la "bombe  hetzel"

Introduction
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Tout d’abord une petite présentation du personnage. Mr Hetzel recteur de l’Académie de Limoges est aussi agrégé de sciences de gestion, Docteur en sciences de gestion, Activité d’enseignement Gestion commerciale - marketing, expert auprès d’entreprises, membre de l’Académie des sciences commerciales, membre du jury pour le recrutement d’élèves commissaires de l’armée de terre, de la marine et de l’air.

Ses publications sont : « L’encastrement relationnel et institutionnel comme grille de lecture de la relation entreprise-consommateur », « Le marketing relationnel, PUF, 2004 ».

C’est donc à ce genre de personnage que le gouvernement remet le sort de l’Enseignement Supérieur, ce qui ne laisse présager rien de très révolutionnaire quant aux futures réformes de l’Enseignement.

Mr Hetzel se situe dans la droite ligne des théoritiens libéraux et néo-libéraux les plus durs. Ses références sont d’une part les théories de J.-B. Say, qui présupposent que l’offre crée sa propre demande, lorsqu’il s’agit de traiter les débouchées, et d’autre part le malthusiannisme, qui a inspiré Darwin quant à sa théorie de la sélection naturelle, lorsque qu’il s’agit d’aborder une « orientation active et intelligente » des étudiants, bien qu’il s’en défende.

Le rapport Hetzel choque tout d’abord de par la composition de la Commission du débat national. Sur les 14 membres qui la composent 8 sont issus de le communauté universitaire (Professeurs, Présidents d’université et recteur) et 6 viennent du secteur privé (DRH, Conseiller et autres pontes des multinationales, journaliste aux Echos), bref que du beau monde mais aucun représentant des étudiants ou du personnel des universités à croire que cela ne nous concerne pas. De plus, selon Hetzel et ses sbires, les débats auraient eut lieu « dans un esprit de sérénité », ignorant les condamnations judiciaires d’étudiants à Aix en marge de ce débat, ignorant aussi les étudiants qui se virent refuser l’accès à ce débat à la Sorbonne ainsi que dans d’autres villes.

Il choque ensuite par son contenu reposant sur trois constats : le taux d’échec à l’université, la dégradation de l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur et, le meilleur pour la fin, l’impression que désormais les étudiants, par crainte de la déqualification de leurs diplômes et de la précarité, sont prêts à « saisir toutes les opportunités pour réussir » et qu’on peut donc faire accepter à la jeunesse toutes les réformes.

Pour remédier à ces trois constats, le rapport Hetzel préconise : pour lutter contre l’échec universitaire, une plus grande sélection à l’entrée à l’université ainsi que la mise en place de voies de garage professionnalisées pour les étudiants qui n’auraient pas les « aptitudes » requises ; pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, il propose d’adapter l’offre universitaire, c’est à dire de bazarder les filières sans débouchées ; et enfin, profitant de la lassitude et des craintes des étudiants, il veut vendre les universités au entreprises.
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Un alibi : la lutte contre l’echec scolaire
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Sous couvert d’une volonté de réduire le taux d’échec scolaire à l’université, le rapport Hetzel préconise un sélection plus stricte des étudiants parmi le « vivier » des lycéens. Cette sélection est proposée hypocritement au nom de l’égalité des chances afin de permettre à chaque étudiant d’optimiser ses aptitudes, présupposées naturelles, dans des filières adaptées à ses capacités. Elle se fera, entre autre, par des entretiens du futur bachelier à l’université où sera établi un contrat type. En cas de refus de l’étudiant de se présenter à l’entretien, l’université pourra lui refuser son inscription en fac. Si le contrat et les objectifs fixés entre l’étudiant et l’université ne sont pas respectés car il n’a pas les « aptitudes » requises, il sera réorienté vers des filières poubelle professionnalisantes, en quelque sorte un « cfa du supérieur ». Autrement dit, certains ont des aptitudes leurs permettant d’accéder aux filières d’excellence (conformément à la politique des PRES - Poles de Recherche et d’Enseignement Supérieur), définies selon les critères du MEDEF, et les autres seront relégués dans des filières pros où ils seront formés selon les besoins de main d’oeuvre des entreprises locales. Ces tentatives d’influer sur le choix de l’élève sont in-acceptable car logiquement le bac est suffisamment un élément discriminant pour départager celles et ceux qui peuvent accéder à l’université. Cette sélection non dissimulée à la fin du 1er semestre se rajoute à la pré-sélection à l’entrée de la fac et est en totale cohérence avec le décret de révision de l’arrêté master qui vise à instaurer une sélection entre la L3 et le M1.

Partant du constat d’un échec scolaire trop important et en affichant l’objectif de 50% de diplômés de l’enseignement supérieur, ce rapport masque et occulte délibérément les causes de ce taux d’échec scolaire. Pour cause, on pourrait aborder la question de la précarité des étudiants poussant la moitié d’entre eux à se salarier afin d’assumer le coût de leurs études malgré un système de bourses pour le moins insuffisant. Le rapport y fait pourtant allusion mais ne propose aucune solution. Autre cause, le manque de moyens matériels et humains dans les université. Pour pallier ce manque le rapport propose, non pas d’augmenter le financement de l’Etat aux universités, mais plutôt d’affaiblir les filières non rentables pour le secteur privé. Ainsi, le rapport Hetzel propose qu’une partie des moyens attribués aux universités résulte d’un calcul annuel « en fonction des résultats obtenus par l’université en matière d’insertion professionelle ».

Enfin, l’échec des étudiants pourrait aussi être expliqué par le fait qu’il ne soit pas ou plus au cœur des préoccupations de l’Enseignement supérieur bien plus occupé à servir les intérêts du patronat. Et ce n’est pas Hetzel qui replacera l’étudiant au centre de l’université. Les préconisations du rapport Hetzel soulèvent plusieurs interrogations. Comment seront financés les entretiens individuels des futurs bacheliers ? Trois solutions sont à craindre. Que ses coûts soient supportés par les universités elles-même, cela signifie qu’elles devront trouver des fonds supplémentaires, autrement dit soit elles augmentent leurs frais d’inscriptions soit elles font appel à des financements privés aux entreprises locales, qui en échanges demanderont certaines contreparties. Ou bien que ces entretiens soient payés directement par les candidats à l’entrée à l’université comme c’est déjà le cas pour certaines écoles (ex à l’IRTS). Ce rapport remet en cause deux principes fondamentaux de l’enseignement public : la pseudo gratuité du service public et l’égalité des chances. Enfin, alors que l’université payante est un des symboles visibles de l’inégalité d’accès à l’enseignement supérieur en fonction du milieu social, chaque établissement est autorisé à exonérer de frais d’inscription, outre les boursiers exonérés de fait, 10% de ses étudiant-e-s. Ainsi, à Rennes 2, ce sont 2 000 étudiant-e-s peu aisés qui pourraient bénéficier de la gratuité chaque année, mais l’an dernier nous atteignons encore difficilement les... 151 étudiant-e-s bénéficiaires !
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Un remède : la professionnalisation
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Ce rapport dit vouloir combattre le fort chômage des jeunes diplômés, oubliant que même dans les filières de lettres et sciences humaines le taux de chômage est inversement proportionnel au niveau d’étude, oubliant surtout que le gouvernement continue à diminuer de façon drastique le recrutement dans la fonction publique, créant ainsi toujours plus de chômage. Le but affiché est d’ « adapter l’université au marché du travail » (lettre introductive au rapport). Entre autres propositions on trouve la préconisation de Conseils d’Orientation Stratégiques (COS), conseils qui épauleraient les conseils d’administration. Ces conseils seraient en majeure partie composés de personnalités extérieures, non élues, notamment des employeur-e-s. Ce n’est pas une nouveauté puisque les COS étaient déjà intégrés dans la Loi de Modernisation Universitaire (LMU) sur laquelle le gouvernement avait du reculer en 2003, face à la mobilisation des étudiant-e-s et enseignant-e-s. Les COS sont aussi prévus dans la gestion des Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieurs (PRES).

Autre proposition choquante, rendre obligatoire les stages dans toutes les formations (p41) et de multiplier le nombre d’étudiant-e-s/apprenti-e-s, les formations en alternance à l’université (p48). Nous avons obtenu la suppression d’un contrat précaire après 2 mois de grève (le CPE) et on nous propose plus de contrats précaires, non payés en dessous de 6 mois (les stages) ou permettant à l’employeur des économies substantielles, ce qui lui permettra... de ne pas embaucher de jeunes diplômé-e-s au prix fort (les apprenti-e-s). La professionnalisation des filières universitaires soulève aussi la question des filières professionnelles déjà existantes (CAP, BEP, Bac Pro), considérées comme peu qualifiées en seront d’autant plus dénigrées et disqualifiées. Avec la volonté de créer un « CFA du supérieur » cela présuppose un CFA de l’inférieur, de seconde zone et ses diplômés risquent sérieusement d’en pâtir et de se voir rencardés au rang des chômeurs.

Enfin le rapport propose de favoriser les filières courtes et professionnalisantes (dans son projet d’établissement, rennes 2 veut doubler le nombre de licences pros, en allant donc dans le meme sens que le rapport hetzel) qui ne permettent pas l’acquisition d’une culture large et de connaissances multiples mais préparent à un seul métier. Que se passe-t-il si on n’est pas reçu au concours préparé (cas de la fonction publique) ou si on est viré de la boite pour laquelle on a été formé. Cela pose aussi le problème de la mobilité des étudiants. Tout d’abord en jouant sur la carte scolaire et en limitant les dérogations (c’est par exemple le cas à Rennes 2 pour la L1 de psycho). Mais surtout une professionnalisation accrue des filières en fonction des besoins économiques locaux contraint le futur salarié à croupir dans la région où il a été formé. Que se passe-t-il si les besoins économiques locaux changent ?

A Rennes 2 dans le Projet d’Etablissement 2008-2011, il est prévu de doubler le nombre de licences pros, mais encore faut-il voir à quoi vont ressembler les filières générales. Des le 2nd semestre (après la sélection préconisée par le rapport Hetzel ?), il faudra choisir un champ professionnel, les options et unités de diversification disparaissent des cursus dans lesquels, outre la langue, ne figurent que des cours visant à intégrer les savoir-faire nécessaire à un métier (unité fondamentale, méthodologie, unité de spécialisation). En réalité, ça fait depuis 2004 que notre université sape tous les dispositifs susceptibles de réduire la sélection sociale ; suppression de la compensation inter-semestrielle en master (tentative de faire de même en licence), suppression du report des notes entre juin et septembre dans certains cas, suppression des 2 mois de révisions avant la session de septembre ... Quant à la sélection entre la L3 et le M1, Rennes 2 s’y est bien préparée dès 2004 en supprimant le passage AJAC entre les 2.

Pour répondre à ces préconisations, les universités seront, et c’est déjà le cas, de plus en plus encouragées à recourir au maximum aux fonds privés (p62) (ce qui pose la question de la privatisation mais aussi de l’inégalité entre les facs sises dans un bassin d’emploi local riche et les autres, entre les filières que le patronat jugera rentable et les autres).
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Un objectif : marchandisation de l’education
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Ne soyons pas dupes, l’objectif du rapport Hetzel est bien de pousser à une marchandisation toujours plus grande de l’éducation. Cette volonté de se débarrasser de sa mission d’éducation, ou de tout autre service encore un tant soit peu public, est récurrente dans l’action gouvernementale. Ainsi sacrifiée sur l’autel du libéralisme, l’Université devient un gigantesque marché de concurrence libre et non faussée, où s’échangent des compétences, des débouchés dont les prix se fixent naturellement « comme guidés par une main invisible » comme le voulait Adam Smith, père fondateur de la pensée libérale, argument bien pratique puisque personne ne peut être incriminé car personne n’en est responsable. Un responsable est pourtant identifiable, l’Union Européenne et les contraintes de l’idéologie libérale qu’elle fait peser sur les nations. Ces contraintes prennent les noms de Traité de Maastricht, AGCS, directive Bolkeinstein ou encore de TCE. Toutefois il faut garder en tête que se sont ces même nations qui font l’UE.

En beaucoup de point ce rapport ressemble à des mesures contenues dans les grandes réformes de l’éducation, il est notamment semblable en de nombreux points à la loi Fillon qui amorçait l’orientation des lycéens en fonction des besoins économiques locaux et renforçait la professionnalisation de certaines filières. Le copier-coller de cette réforme à l’enseignement supérieur, montre bien qu’il s’agisse d’une dynamique globale engagée depuis plusieurs années par le gouvernement visant à se décharger du terrible fardeau financier que représente l’enseignement public. Il faut bien être conscients que les préconisations du rapport Hetzel s’inscrivent dans la droite ligne des réformes mises en places, ou non si elles ont put être stopper par un mouvement social d’ampleur, ces dernières années par les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, telles que la LOLF, le LMD, la LMU, la loi sur la décentralisation, la loi Fillon, la LOPRI, la LEC et bientôt les PRES, la liste est longue. Toutes ces reformes convergent vers un même objectif, la marchandisation de l’Education livrée en pâture au secteur privé.

Quant à la pseudo autonomie que les université acquièrent de par ces réformes (LMD, LMU, LOLF, LOPRI, PRES) elles ne travaillent que pour un seul but : la mise en concurrence entre les universités à l’échelle national mais surtout européenne. Le rapport Hetzel affiche la volonté de diffuser le « le rayonnement économique et culturel » de la France. Qu’est-ce que la culture économique de la France selon Hetzel ? C’est la copie conforme du modèle anglo-saxon, une économie libérale ou tout passe par le marché même ce qui doit appartenir à tous comme l’éducation, la connaissance. L’éducation n’échappe pas à la règle. La sémantique utilisée dans ce rapport est d’ailleurs assez révélatrice on ne parle plus de « savoir » mais de « compétences », on ne dit plus « discipline » mais « offre de formation », on ne dit plus « connaissance » mais « aptitudes » qui serait naturelle et non pas le résultat de 15 ans passés à l’école, on ne parle plus d’ « avenir » mais de « débouchés ».

Et bien que le gouvernement feigne proprement de se préoccupper des inquiétudes exprimées par la jeunesse lors du mouvement contre la LEC, et a lancé suite à cela un grand débat national, ce n’est, en réalité, que de la poudre aux yeux. Ce genre de consultation n’a pour seul objectif que de nous endormir en donnant l’impression d’un semblant de participation à la vie universitaire et plus largement à la vie politique. Que cela n’en déplaise au Medef, l’université tend à devenir une jungle où il règne en maître et où la sélection malthusienne fait loi, seuls les plus aptes survivront ...JC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries, 

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