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  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
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Matériel Militant

ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

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Radio Révolution

8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 23:26

L'île de Chypre se donne un président communiste


Dimitris Christofias, Secrétaire Général du Parti communiste chypriote
(Akel), vient d’être élu président de Chypre. Il a obtenu 53,37% des voix, contre 46,63% à son rival conservateur. Son slogan : « Une société juste ».


Ancienne colonie britannique, devenue indépendante en 1960, l'île est divisée, depuis 1974, en deux parties, celle du nord, regroupant des Chypriotes de langue turque, et celle du sud, regroupant des Chypriotes de langue grecque. De tout temps, les colonisateurs britanniques ont joué de l'existence de deux communautés linguistiques différentes pour asseoir leur domination. Cette partition a donc été imposée de longue date dans les esprits par les impérialismes européens et les États-Unis, sans que le peuple chypriote ait son mot à dire. La partition s'est matérialisée suite au coup d’État conduit par les partisans de la « dictature des colonels » en Grèce, qui a conduit à l’invasion de l’île par l’armée turque (prévue de longue date par l'OTAN, qui souhaitait garder ses bases militaires dans cette « île porte-avion »). Les communautés de langue grecque ou turque ont été déplacées de force par l'armée turque pour organiser la partition nord/sud de l'île. D'autres communautés existent (arméniens, « latins » et maronites). Les chypriotes sont donc sous le joug de différents impérialismes : turc, européen (surtout britannique) et américain.

Au nord, la Turquie a installé des colons turcs par dizaine de milliers et a créé la République Turque de Chypre du Nord, non reconnue par la communauté internationale. La Turquie s'est livrée au pillage des ressources de l'île. Les relations entre chypriotes de langue turque et colons turcs eux-mêmes ne sont pas toujours bonnes. Les premiers à souffrir de cette colonisation sont les travailleurs chypriotes de lange turque : la Turquie maintient un faible niveau de droits sociaux, ce qui permet aux patronats européens de faire jouer la concurrence entre salariés (cela coûte moins cher d'avoir une entreprise au nord qu'au sud). Les colons eux-mêmes vivent dans une grande pauvreté. Les turcs se sont aussi livrés au pillage culturel, détruisant d'innombrables églises orthodoxes. Cette situation est d'autant plus intolérable que la Turquie, en s'emparant du nord de l'île, avait accaparé les régions qui possédaient le plus de ressources économiques. Mais, comme tout bon colonisateur, au lieu de les mettre en valeur, elles les a exploités à son profit, au détriment des travailleurs turcs et chypriotes. Comme d'habitude, la division au sein des masses laborieuses profite à la bourgeoisie. A l'inverse, les communistes chypriotes ont toujours été proches des masses, proches des travailleurs de Chypre, quelle que soit leur culture. Ils ont lutté contre tous les impérialismes, car on voit bien que Chypre n'est rien d'autre qu'un énième champ de batailles entre impérialismes antagonistes, au détriment des salariés et des paysans chypriotes. Cette exploitation est menée avec le soutien des États-Unis. L'île est d'ailleurs une des régions les plus militarisées au monde par rapport au nombre d'habitants, puisqu'on y trouve des bases turques, anglaises et américaines.

Ces dernières années, la situation sociale dans l'île s’est particulièrement dégradée au nord : déréglementation du droit de travail, exploitation brutale des travailleurs immigrés, explosion des prix, un Smic qui ne dépasse pas les 600 euros. Les conditions de vie sont difficiles pour les Chypriotes de langue turque, qui souffrent, depuis 1974, d'un embargo et du nationalisme turc. La question nationaliste a été toujours utilisée pour empêcher les luttes sociales. Au sud, le niveau de vie moyen est proche de celui de l'Union Européenne, même si bien sûr les salariés subissent les mêmes pressions que nous de la part du patronat. L’intégration de l'île à l’Union Européenne n’a fait qu’accentuer la division de l’île, car seule la partie chypriote de langue grecque fait pleinement partie de l’UE. Par ailleurs, l'Union Européenne fait subir aux chypriotes les mêmes réformes libérales que nous connaissons. Cela doit changer, car Akel n'est pas favorable au libre-échange sauvage et à la mondialisation capitaliste.

L’élection de Christofias traduit les espoirs pour la justice sociale, pour une solution pacifique au problème chypriote et la réunification du pays, pour une île sans base militaire étrangère.
Un président communiste pourra soutenir les luttes des travailleurs chypriotes, qu'ils soient de langue grecque ou turque, et mener à la réunification de l'île. Cependant, contrairement à ce qui est dit, les chypriotes n'ont pas voté seulement communiste « pour la paix », car les deux candidats étaient favorables à la réouverture des négociations.

Mais cette élection, c'est aussi une chance pour la France. Ce président pourra présider l'Union Européenne (la présidence tourne tous les six mois entre les pays membres), ce qui pourra éventuellement faire entendre une voix nouvelle à Bruxelles. « Homme du peuple », unique chef d'Etat communiste en Europe, son parti est toujours doté d'un buste de Lénine. Le nouveau président chypriote sera notre voix à nous aussi. Les 9 et 16 mars, les français peuvent faire le même choix de société que leurs frères chypriotes. Avec le Venezuela, la Bolivie et Cuba, Chypre entre dans le club des nations qui travaillent pour une humanité plus fraternelle. Pour construire une France nouvelle et socialiste dans une Europe démocratique et un monde en paix, dans tous les pays, une seule solution, le vote communiste.

Xavier Dubois,
Membre du Conseil départemental du PCF Nord

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 18:57
Réunion publique
Où va le Pakistan ?

Pakistan.jpgLe Pakistan est entré dans une phase d’énorme turbulence politique et sociale. Au lendemain de l’assassinat de Benazir Bhutto, la dirigeante du Parti du Peuple Pakistanais (PPP), des millions de Pakistanais sont descendus dans la rue pour crier leur colère. Affaibli et monstrueusement corrompu, le régime de Musharraf est aux abois. Contrairement à ce que racontent les médias capitalistes, le Pakistan n’est pas un pays « fondamentaliste ». La classe ouvrière y est puissante et a de grandes traditions révolutionnaires, qui remontent à la révolution de 1968-69. Le mouvement communiste est en pleine ascension. Il est représenté par la tendance marxiste du PPP, organisée autour du journal La Lutte et la Campagne pour la Défense du Syndicalisme au Pakistan (PTUDC). Ils ont présenté trois candidats PPP pour les élections législatives du 18 février. De grands événements révolutionnaires sont à l’ordre du jour, au Pakistan. La misère des masses et les injustices exigent une solution urgente. Or justement, aucune solution n’est possible sans briser le pouvoir des propriétaires terriens et des capitalistes. Comme l’expliquent les marxistes du PPP, la seule solution réside dans le renversement du capitalisme et la transformation socialiste du Pakistan.

Rana Sikander, membre du PPP et du PTUDC, et Greg Oxley, membre de La Riposte et du PCF, expliqueront quelle est la situation actuelle au Pakistan, et quelles sont les perspectives pour le mouvement communiste pakistanais.

 
Samedi 23 février - 14h, Espace Marx
6 bis rue Roger Salengro, à Hellemes. Métro Mabrerie

Et Pour en savoir plus : Retrouvez les articles sur le Pakistan
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 13:40

Meurtre d’un jeune communiste en colombie

 

Le 19 janvier dernier, Alirio Quinonez, dirigeant de la jeunesse communiste colombienne (JUCO) chargé des questions agricoles a été assassiné par un groupe paramilitaire à la frontière entre la Colombie et le Vénézuéla. Alirio Quinonez était exilé à Guatsdualito, dans l’état d’Apure, frontalier avec la Colombie, parce qu’il était persécuté par l’armée et le gouvernement colombien qui veulent en finir avec leurs opposants politiques.

 

L’an passé, une quinzaine d’étudiants colombiens étaient menacés de mort, deux d’entre eux avaient été assassinés par la police colombienne pour avoir fait campagne contre Alvaro Uribe aux dernières élections présidentielles.

 

Nous devons constater qu’une fois de plus, Uribe est le chef d’orchestre de la répression de ses opposants politiques en Colombie alors qu’il s’affiche en homme de paix lors d’une visite à Sarkozy, dans le but d’éradiquer la guérilla qu’il appelle définit comme terroriste. Les nombreuses disparitions de progressistes ou communistes en Colombie montrent bien que le président colombien et son gouvernement se livrent pour leur part depuis des années à un réel terrorisme d’Etat.

 
Nous, jeunes et étudiants communistes, tenons à manifester notre grande tristesse et notre profonde indignation face à l’assassinat d’Alirio Quinonez. Nous affirmons encore notre soutien aux jeunes communistes colombiens dans la lutte pour une solution politique négociée au conflit colombien. Nous ne pouvons accepter le non-respect de la démocratie et de la liberté d’expression ainsi que le règne de la terreur en Colombie.

 

 

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 13:22
A la suite de l'assasinat de Benazir Bhutto, nous publions ci dessous trois articles du site de La Riposte écrits ces dernières semaines par des camarades de la Tendance Marxiste Internationale sur la situation au Pakistan.

Pakistan : le régime du général Musharraf en crise arton900.jpg

Au cours de ces derniers mois, l’instabilité du régime du général Musharraf, au Pakistan, est apparue au grand jour. Après le mouvement des avocats, en mars, contre la suspension du chef de la Cour Suprême du pays, Iftikhar Chaudry, il y a eu l’assaut militaire contre la « Mosquée rouge », en juillet. Ces deux événements illustrent une crise profonde de l’appareil d’Etat, qui est la conséquence de la complète faillite du capitalisme pakistanais.

 

Un demi-siècle après son indépendance formelle, le Pakistan demeure largement dominé par l’impérialisme. Les politiques d’« ajustement structurel » dictées par la Banque Mondiale et le FMI y ont provoqué, comme partout ailleurs, un véritable désastre économique et social.

74 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. L’inflation des produits alimentaires a dépassé la barre des 15 %. La santé publique est en ruine : 82 % de la population est obligée de recourir à des médecines non-scientifiques. 52 % des enfants – dont une nette majorité de filles – ne vont pas à l’école primaire. La mortalité infantile est la plus forte de toute la région : 88 pour 1000 naissances. 80 % de la population n’a pas facilement accès à l’eau potable. Le chômage est endémique. Chaque jour, 10 000 pakistanais sombrent dans la pauvreté.

Les fondamentalistes exploitent la pauvreté et le désespoir des masses de la façon la plus cynique. Cependant, il ne faut pas oublier que le fondamentalisme est la créature de l’impérialisme américain et de l’Etat pakistanais. La dictature du général Zia, arrivé aux commandes par un coup d’Etat, en 1977, s’est efforcée de se consolider en recourrant au fanatisme religieux, avec l’appui enthousiaste des Etats-Unis. Par la suite, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont financé à coups de milliards de dollars la « guerre sainte » menée à partir du Pakistan contre le gouvernement du PDA, en Afghanistan, puis contre les troupes soviétiques qui y étaient intervenues, en 1979.

L’ISI (les services secrets pakistanais) a joué un rôle déterminant dans ce processus. Il s’est transformée en une structure parallèle – un Etat dans l’Etat – contrôlant une fraction toujours plus large du pouvoir. Depuis, sous tous les régimes qui ont succédé à celui du général Zia, mort en 1988, l’ISI n’a jamais cessé d’exercer son emprise sur le pays, y compris après le coup d’Etat de Musharraf, en 1999.

Corruption

Arrivée trop tard sur la scène de l’histoire, la classe capitaliste pakistanaise est faible, dégénérée, gangrenée par la corruption. Elle est incapable de développer les infrastructures économiques et de régler les conflits nationaux qui ensanglantent le pays. Pour couvrir ses intrigues et ses basses œuvres, elle n’a eu de cesse de s’appuyer sur l’appareil d’Etat, qui en conséquence a joué un rôle économique toujours plus important. C’est particulièrement le cas de l’armée. Aujourd’hui, les hommes d’affaires les plus riches sont les généraux.

Désormais, les différentes fractions de l’appareil d’Etat sont en lutte ouverte. L’épisode sanglant de la Mosquée rouge en est une illustration. En 2006, les écoles coraniques et les mosquées ont poussé comme des champignons : 60 dans la seule ville d’Islamabad. Le gouvernement s’en est inquiété et a commencé à les détruire, provoquant une réaction vigoureuse du clergé. L’escalade a mené à l’assaut contre la Mosquée rouge, qui était le centre névralgique des fondamentalistes – mais aussi, pour mémoire, le centre militaire de la « guerre sainte » en Afghanistan.

Comme si Musharraf n’avait pas assez de problèmes, l’administration américaine exerce une pression permanente pour qu’il intensifie sa « guerre contre le terrorisme » à la frontière avec l’Afghanistan. C’est d’ailleurs plus facile à dire qu’à faire. L’armée pakistanaise a déjà perdu plus de 800 soldats, et d’innombrables civils sont tués, avec pour seul résultat d’avoir apporté aux Talibans de nouvelles recrues pachtounes. La population est foncièrement opposée à cette guerre. Elle brûle de haine contre l’impérialisme américain, devant lequel Musharraf courbe l’échine.

Dans ce contexte, et étant donnée l’impasse dans laquelle se trouve l’économie pakistanaise, les possibilités d’une stabilisation politique et sociale sont très faibles. En fait, le régime de Musharraf ne tient déjà que par un fil. Il peut chuter à tout moment, et Musharraf lui même a échappé à plusieurs attentats très sérieux.

Après Musharraf ?

Qu’est-ce qui remplacerait ce régime ? A en croire les grands médias occidentaux, les fondamentalistes sont aux portes du pouvoir. Loin de nous l’idée de sous-estimer ce danger. S’ils arrivaient au pouvoir, les fondamentalistes instaureraient un régime ultra-réactionnaire et chercheraient à écraser le mouvement ouvrier (ce qui semble avoir échappé à certains clowns gauchistes qui les considèrent comme des alliés « anti-impérialistes »).

Cependant, les bases des fondamentalistes, dans la population, sont très fragiles. Leur influence décroît, surtout depuis qu’ils sont au pouvoir dans les provinces du Baloutchistan et du Pakhtoonkhwa (l’ancienne Frontière Nord-Ouest). Ils ont montré qu’ils ne constituaient pas une alternative, qu’ils poursuivaient la même politique réactionnaire que les autres, dictée par le FMI et la Banque Mondiale. Par ailleurs, les nombreuses grèves spontanées, à Karachi et dans le reste du pays, indiquent que l’opposition au régime actuel et au despotisme en général se développe, dans le mouvement ouvrier.

Les Américains semblent n’avoir pas d’autre alternative à Musharraf que de remettre en selle Benazir Bhutto, ex-premier ministre et actuelle dirigeante en exil du PPP (Parti du Peuple Pakistanais). Le PPP a surgi à l’époque de la révolution de 1968-69 et bénéficie d’une assise de masse. Ses textes fondateurs sont imprégnés d’idéaux socialistes et révolutionnaires, mais sa direction actuelle, complètement corrompue, est acquise à la cause du capitalisme.

Benazir Bhutto est un pion des Américains. Récemment, elle a engagé avec Musharraf des négociations en vue de former un régime « libéral » et pro-américain. Cependant, si Bhutto entraîne le PPP dans cette voie, cela provoquera de puissants remous dans la base militante du parti. Dans tous les cas, l’extrême droite de l’appareil d’Etat ne l’accepterait pas, et le régime de coalition ne durerait pas longtemps.

La classe ouvrière

Lorsque la classe ouvrière se jettera dans la bataille, d’énormes possibilités s’ouvriront pour les marxistes pakistanais (La Lutte), qui constituent l’aile gauche du PPP et représentent déjà une force significative, dans le pays. Si la direction du PPP est obligée de prendre le pouvoir en renversant le régime de Musharraf, elle entrera en conflit ouvert avec l’appareil d’Etat et ne pourra pas contrôler le puissant mouvement de radicalisation qui s’enclenchera, dans la population. Nos camarades seront alors en très bonne position pour se transformer en une force de masse.

Il y a longtemps, Lénine expliquait quelles étaient les conditions d’une révolution. Premièrement, la classe dirigeante doit être divisée et ne plus être en mesure de gouverner comme par le passé. C’est clairement le cas, au Pakistan. Deuxièmement, les classes moyennes doivent être dans un état de grande effervescence. Le mouvement des avocats indique précisément une violente oscillation des classes moyennes. Troisièmement, la classe ouvrière doit être déterminée à se battre et à faire de grands sacrifices pour vaincre. La lutte des travailleurs de l’acier, entre autres, montre que cette volonté existe. Quatrièmement, il faut une direction révolutionnaire capable de se placer à la tête du mouvement et de le mener à la victoire. La croissance rapide de l’organisation marxiste pakistanaise nous permet d’avoir pleinement confiance dans l’émergence de ce facteur décisif.

La Riposte
Publication : vendredi 28 septembre 2007

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Où va le Pakistan ? 

arton914.jpgLe 18 octobre dernier, la ville de Karachi, au Pakistan, a connu la plus large mobilisation de masse depuis un quart de siècle : 1 million de personnes selon la police, et 3 millions selon la direction du PPP (Parti du Peuple Pakistanais).

Les gens étaient venus de tout le Pakistan pour accueillir la dirigeante du PPP, Benazir Bhutto, qui revenait de 8 ans d’exil volontaire. Cependant, il y avait bien plus que ce qu’en ont dit les médias bourgeois, dans cette monumentale manifestation d’accueil. Pour venir à Karachi, beaucoup ont fait plus de mille kilomètres dans des conditions très précaires, ont passé des nuits sans sommeil et puisé dans leurs maigres économies. Des milliers de bus et autres véhicules sont venus d’aussi loin que le Cachemire.

La motivation principale des gens était d’« être là », de faire partie d’un mouvement où ils pouvaient exprimer leurs souffrances, où ils pouvaient manifester leur détermination à lutter pour transformer la société qui gouverne leur existence.

Le canal à travers lequel les masses ont exprimé leur volonté est, une fois de plus, le Parti du Peuple Pakistanais. Et pour s’assurer qu’elle serait massivement accueillie, Benazir Bhutto a dû reprendre, dans ses dernières déclarations, le vieux slogan du PPP : « Roti, Kapra, Makan » : de la nourriture, des vêtements, un logement.

Ces événements confirment pleinement les perspectives élaborées de longue date par la Tendance Marxiste Internationale et sa section pakistanaise, The Struggle (La Lutte). Dès 1998, dans un meeting ouvrier, à Karachi, Alan Woods expliquait : « Quand elle reviendra au Pakistan, des millions de personnes accueilleront Benazir, malgré sa politique. »

Des décennies durant, Benazir Bhutto n’a cessé d’évoluer vers la droite. Elle a frayé avec l’impérialisme américain et cherché à convaincre l’Etat pakistanais et la classe dirigeante de son adhésion aux politiques pro-capitalistes. Avant de revenir au Pakistan, elle s’est efforcée de parvenir à un accord avec le régime de Musharraf. L’intelligentsia et les éléments petits-bourgeois qui dominent les médias annonçaient que ces négociations allaient ruiner la popularité de Benazir Bhutto. Mais les masses pakistanaises ne voient pas les choses ainsi.

Benazir a déjà été au pouvoir à deux reprises : en 1986 et 1993. Elle a chaque fois abandonné le peuple pour prouver sa fidélité à l’ordre établi. Elle a bien évidemment trempé dans la corruption qui est un élément organique de ce système. Mais contrairement à ce que s’imaginent l’intelligentsia et les médias pakistanais, la popularité de Benazir ne repose pas sur ses qualités de « femme d’Etat », son « habileté politique » ou son « aptitude à manœuvrer ». Elle repose sur l’héritage historique du PPP, qui a surgi à l’époque de la révolution de 1968-69.

Au cours de cette révolution, les travailleurs, la jeunesse et les paysans pauvres ont eu le pouvoir à portée de main. Du 6 novembre 1968 au 29 mars 1969, il y avait une situation de double pouvoir, dans le pays. S’il y avait eu un parti marxiste capable de prendre la tête du mouvement, il aurait pu se saisir du pouvoir à pas moins de cinq occasions.

Les travailleurs occupaient les usines, les étudiants contrôlaient les universités. Ils refusaient de payer leurs tickets de bus et de train. Les paysans pauvres occupaient les terres. Cependant, la majorité de la gauche pro-Moscou et pro-Pékin limitait la révolution au « stade démocratique », et dénonçait même le mouvement contre la dictature militaire d’Ayub Khan, un « ami » de la bureaucratie chinoise.

Zulfiqar Ali Bhutto, le père de Benazir, reconnut le caractère socialiste du mouvement, et en appela à la transformation socialiste de la société. Cette perspective et ce programme se connectaient parfaitement à la lutte des masses pakistanaises. Du jour au lendemain, le PPP est devenu le plus grand parti de l’histoire du Pakistan.

Cependant, même avec un programme socialiste relativement clair, la révolution de 1968-69 se solda par un échec. Il manquait le facteur subjectif : le parti révolutionnaire. Bhutto a mis en œuvre des réformes radicales dans l’agriculture, la santé, l’éducation – entre autres. Il a également nationalisé de larges sections du système bancaire et de l’industrie. Mais le capitalisme n’a pas été renversé. Or, il n’est pas possible de faire la moitié d’une révolution. Zulfiqar Ali Bhutto fut renversé par un coup d’Etat – soutenu par les Américains – puis fut pendu, en avril 1979, par la dictature du général Zia.

Cependant, l’héritage politique de cette révolution, dans la conscience du peuple pakistanais, n’a pas été liquidé. Telle est la principale raison du large soutien dont bénéficie toujours le PPP, malgré la politique de compromis de Benazir. L’un des principaux slogans de la manifestation du 18 octobre était : « Bhutto, tu es toujours vivant ! » Consciemment ou inconsciemment, le PPP est perçu comme le véhicule du changement. C’est la raison pour laquelle, au Pakistan, l’entrée des masses dans l’arène de la lutte politique doit nécessairement commencer sous la bannière du PPP. Et c’est d’ailleurs pour cela que d’importantes sections de l’Etat sont terrifiées par l’énorme soutien dont jouit le PPP, et ne font pas confiance à Benazir, malgré son engagement à sauvegarder le système capitaliste.

La classe dirigeante n’envisage de laisser Benazir Bhutto accéder au pouvoir que dans le but de faire dérailler un mouvement de masse imminent. Il en fut déjà ainsi par le passé. Cependant, l’Etat connaît aujourd’hui une crise sévère et des conflits internes ouverts. Dans ce contexte, il sera difficile de mettre en place un régime reposant sur une base de classe contradictoire, comme l’ont d’ailleurs montré les deux attentats à la bombe visant la caravane de Benazir, le 18 octobre, qui ont tué 139 personnes et en ont mutilé 500.

Le fondamentalisme islamique est essentiellement un phénomène sponsorisé par l’Etat, et qui se nourrit de la brutalité de la « guerre contre le terrorisme » menée par l’impérialisme américain. Son essor temporaire est surtout dû à l’effondrement de la gauche et au refus, de la part du PPP, de lutter contre les agressions impérialistes.

Qu’ils aient été commandités par une section de l’Etat ou par son Frankenstein – le fondamentalisme islamique –, les attentats du 18 octobre n’empêcheront pas le mouvement de se développer. Les dirigeants du PPP s’efforcent de calmer la colère du peuple, ulcéré par cet acte criminel. Mais sa vengeance s’exprimera, sur le plan électoral, par un large soutien à Benazir – et plus généralement dans l’orage révolutionnaire qui pointe à l’horizon.

Ces dernières années, les fondamentalistes ont plusieurs fois appelé à des « manifestations d’un million d’hommes » contre l’impérialisme américain – sans jamais parvenir à dépasser 5% de cet objectif. Aujourd’hui, l’alliance des fondamentalistes se disloque, ce qui est une autre expression des contradictions au sein de l’appareil d’Etat.

Lorsque le richissime ex-premier ministre Nawaz Sharif est revenu au Pakistan, le 10 septembre dernier, il n’y avait pas plus de 5000 personnes pour célébrer son retour, et ce malgré la large couverture médiatique et les fabuleuses sommes d’argent destinées à promouvoir son « énorme » popularité.

Le régime de Musharraf s’est facilement débarrassé de Nawaz Sharif. En fait, ce dernier serait depuis longtemps tombé dans l’oubli sans l’aide de Benazir, qui n’a cessé de le présenter comme un partenaire important dans sa lutte pour la « démocratie ». Le principal objectif de Benazir était alors de faire alliance avec la droite pour empêcher toute radicalisation, au sein du PPP, contre sa politique collaborationniste. La base sociale de Sharif est essentiellement petite-bourgeoise.

Les médias et les petits-bourgeois radicalisés trompètent que jamais le retour de Benazir et la manifestation d’accueil n’auraient été possibles sans l’accord passé entre la dirigeante du PPP et Musharraf. C’est une insulte aux innombrables opprimés qui ont bravé tant d’obstacles et de difficultés pour se rendre à Karachi. Certes, l’Etat n’a pas opposé de grande résistance à la manifestation. Certes, les dirigeants bourgeois et petit-bourgeois du PPP, qui pensent aux élections législatives, ont investi beaucoup d’argent pour affréter des bus et fabriquer d’immenses bannières. Mais de plus grandes sommes d’argent ont été investies, par le passé, pour les rassemblements de Musharraf et de la Ligue Musulmane – avec des résultats incomparables à l’immense mobilisation suscitée par le retour de Benazir.

La faible résistance du régime à la manifestation du 18 octobre s’explique également par la division de l’Etat sur cette question. Ils craignaient qu’une tentative d’empêcher aux millions de personnes d’envahir les rues ne provoque une explosion sociale incontrôlable. De fait, aucun obstacle ne peut empêcher une foule aussi gigantesque d’aller où elle veut.

L’administration américaine n’a pas obligé Musharraf et Benazir à négocier un gouvernement de coalition dans le seul but de renforcer la position du régime dans la guerre contre les Talibans. La principale crainte des stratèges les plus sérieux de l’impérialisme, c’est la possibilité d’un soulèvement des travailleurs pakistanais contre les privatisations et toutes les autres attaques contre la classe ouvrière. Dans le seul secteur des télécommunications, 29 000 travailleurs sont licenciés dans le cadre de la privatisation. La même politique est en cours dans d’autres secteurs de l’économie. L’idée, par conséquent, c’est de partager le pouvoir avec Benazir et de s’appuyer sur son autorité pour lancer ces attaques criminelles contre les travailleurs.

Ce ne sera pas facile. Nous ne sommes plus en 1988 ou en 1993. Encore une fois, les attentats du 18 octobre ont montré à quel point la situation de l’Etat et de la société s’est détériorée. Et les masses ne veulent pas de ce scénario. Elles voteront pour Benazir parce qu’il n’y a pas d’alternative à ce stade. Mais si elles ont attendu Benazir pendant 30 heures, parfois sans eau, sans nourriture et sans sommeil, et si certains ont marché pendant des kilomètres et des kilomètres pour atteindre Karachi – ce n’est certainement pas en faveur des privatisations, des dérégulations, de l’inflation, du chômage et de la pauvreté. Elles ne sont pas venues pour soutenir la corruption, la « démocratie » libérale, les politiques capitalistes et la soumission aux impérialistes.

Sur la base du capitalisme, Benazir ne pourra pas se stabiliser à la tête de l’Etat pakistanais. La crise du capitalisme pakistanais exacerbe la terreur et le fanatisme religieux. L’économie est en ruine, minée par des déficits budgétaires et commerciaux historiques. Le renchérissement du pétrole et la crise économique mondiale ne peuvent qu’aggraver la situation de l’économie pakistanaise.

La société s’enfonce dans un profond malaise. La poursuite des politiques en cours ne peut qu’aggraver les contradictions. D’un côté, le chaos et l’anarchie peuvent pousser le Pakistan dans le cauchemar de la barbarie, dont les éléments ont fait une effrayante apparition dans les zones frontalières avec l’Afghanistan. Cependant, la mobilisation du 18 octobre montre l’autre face du Pakistan.

Le 10 avril 1986, Benazir avait déjà fait un retour célébré par une manifestation de plus d’un million de personnes. Le 11 avril, elle reconnut qu’elle aurait pu facilement prendre le pouvoir, la veille, si elle l’avait voulu. Elle avait raison ! Mais elle refusa de s’engager dans la voie révolutionnaire. Elle fut portée au pouvoir à travers un compromis avec l’appareil d’Etat et la classe dirigeante. Elle doucha les espoirs du peuple et s’efforça de maintenir le statu quo. Lorsque le mouvement reflua, elle fut renversée.

De nouveau, en 1993, Benazir fut portée au pouvoir par la pression des masses. Mais une fois de plus, elle se mit au service du système capitaliste. Allons-nous revivre le même scénario ? Ce cercle vicieux se répètera-t-il indéfiniment ? Nous ne le pensons pas. La misère et les souffrances sont trop immenses. Les conditions de vie sont intolérables. Les masses ont supporté une longue période de réaction et d’oppression. Il leur a fallu d’énormes efforts pour reprendre l’initiative, le 18 octobre. L’unité de millions d’opprimés leur donne une grande confiance et le sens de leur force collective. Si, à nouveau, Benazir trahit les espoirs qu’elle a soulevés, la révolte ne sera pas dirigée par l’Etat ou la réaction. L’opposition viendra de ceux-là mêmes qui ont fait un accueil triomphal à Benazir.

Aucune force réactionnaire, au Pakistan, n’aurait pu mobiliser autant de monde. Le peuple opprimé s’est mis en mouvement pour réclamer un changement. Il l’a fait à travers le PPP, conformément à ce qui constitue sa tradition politique depuis plus de trois générations. Si cela échoue, il n’ira pas, la prochaine fois, à l’aéroport de Karachi. Il occupera les usines, prendra le contrôle du réseau ferroviaire, des télécommunications et de l’industrie électrique. Il expropriera les impérialistes et les grands propriétaires terriens – comme en 1968-69, mais à un niveau plus élevé.

L’accord entre Musharraf et Benazir est très instable. Même s’ils s’efforcent d’agir conformément au scénario de Washington, c’est un chemin semé d’embûches. N’importe quel événement peut faire s’écrouler tout l’édifice – à commencer par un attentat terroriste. Mais même si cette alliance fragile passe le cap des élections et prend la forme d’un nouveau régime, ses chances de survie sont faibles, tant sont nombreux les périls intérieurs et extérieurs. Un soulèvement de masse la balayerait d’un seul coup. Les turbulences économiques et les convulsions sociales sont trop importantes pour l’attelage contradictoire concocté par l’administration américaine.

La classe ouvrière pakistanaise va prendre son destin en main et transformer la société. Une fois de plus, les événements ont confirmé les perspectives et la stratégie des marxistes du PPP. Leurs tâches historiques sont posées d’une façon plus concrète que jamais. La mobilisation du 18 octobre, à Karachi, a clairement montré ce que veut le peuple : la fin de l’exploitation, de la misère, de la maladie et de l’esclavage. Les marxistes y ont défendu l’alternative socialiste et révolutionnaire. L’expérience de la période à venir poussera de larges sections de la population sur la voie révolutionnaire. La tâche des marxistes est de les mener à la victoire – c’est-à-dire à la victoire de la révolution socialiste.

Lal Khan (PPP / The Struggle)

Publication : mardi 30 octobre 2007

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L’assassinat de Benazir Bhutto 

arton953.jpgL’assassinat de Benazir Bhutto est un crime contre les travailleurs et les paysans du Pakistan. Il a été commis en pleine campagne électorale, après des années de dictature militaire. Les masses pakistanaises aspirent à un profond changement. En conséquence, le PPP de Benazir Buttho connaissait une puissante vague de soutien et était assuré de remporter les élections législatives prévues pour le 8 janvier.

La campagne électorale montait en puissance, et le message socialiste de la tendance marxiste du PPP – The Struggle – recevait un accueil enthousiaste dans tout le pays. Ces élections allaient marquer un grand tournant à gauche, au Pakistan. Cela semait la panique dans la clique dirigeante. Telle est la cause de l’assassinat de Benazir Bhutto.

Cette provocation sanglante avait pour but d’empêcher la tenue d’élections que le PPP allait gagner, et de fournir une excuse à une possible réintroduction de la loi martiale et de la dictature. C’est un acte contre-révolutionnaire qui doit être condamné sans réserves.

Qui en est responsable ? Quand j’ai posé la question à nos camarades de Karachi, ils ont immédiatement répondu : « les Mullahs. » Dans des pays comme le Pakistan, les forces de la contre-révolution se drapent souvent dans les habits du fondamentalisme islamique.

Qui que soit l’agent direct de cet acte criminel, les fils en remontent très haut. Les soit-disant « jihadistes » ne sont que les laquais et les hommes de main de forces réactionnaires qui sont au cœur de l’appareil d’Etat et de la classe dirigeante. Ils sont soutenus par une partie des Services Secrets Pakistanais (ISI), par des barons de la drogue directement liés aux Talibans et par le régime saoudien, toujours soucieux d’appuyer et de financer toute activité réactionnaire à travers le monde.

L’actuelle guerre en Afghanistan a des conséquences désastreuses au Pakistan. La classe dirigeante pakistanaise avait l’ambition de dominer l’Afghanistan après l’expulsion des Russes, en 1989. L’armée pakistanaise et l’ISI y sont impliqués depuis des décennies. Ils sont toujours liés aux Talibans et aux barons de la drogue (ce qui est la même chose). D’énormes fortunes ont été accumulées grâce au commerce de la drogue, ce qui empoisonne le Pakistan et en déstabilise l’économie, la société et la politique.

L’assassinat de Benazir Bhutto est une nouvelle illustration de la dégénérescence et de la corruption extrêmes qui rongent les organes vitaux du Pakistan. La misère des masses, la pauvreté et les injustices exigent une solution urgente. Mais les propriétaires terriens et les capitalistes n’ont aucune solution à ces problèmes. Les travailleurs et les paysans voyaient une alternative dans le PPP.

Certains « de gauche » diront : « mais le programme de Benazir Bhutto n’était pas une solution ». Mais les marxistes du PPP se battent pour le programme du socialisme – le programme originel du PPP. Et les masses ne peuvent apprendre à distinguer les programmes et les politiques qu’à travers leur propre expérience.

Les élections de janvier auraient donné aux masses une opportunité de faire au moins un pas dans la bonne direction, en infligeant une défaite décisive aux forces de la réaction et de la dictature. Elles auraient alors eu la possibilité de mieux distinguer les programmes et les politiques – non en théorie, mais en pratique.

Quel effet l’assassinat de Bhutto aura-t-il sur les masses ? Les larmes ont laissé place à la colère et à un sentiment de choc général. A l’heure où ces lignes sont écrites, il y a des émeutes dans les rues de Karachi et d’autres villes. Les gens bloquent les rues et brûlent des pneus. C’est un avertissement à la classe dirigeante : la patience des masses atteint ses limites. Et leur mouvement ne peut être arrêté par l’assassinat d’un dirigeant – ou de mille.

Les masses soutiennent toujours leurs grandes organisations traditionnelles. Le PPP s’est développé dans le feu des mouvements révolutionnaires de 1968-69, lorsque les travailleurs et les paysans étaient tout près de prendre le pouvoir.

Le dictateur Zia a assassiné le père de Benazir. Cela n’a pas empêché la renaissance du PPP dans les années 80. Les forces du terrorisme d’Etat ont assassiné le frère de Benazir, Murtazar. Ils ont ensuite exilé Benazir et instauré une nouvelle dictature. Cela n’a pas empêché le PPP de connaître une nouvelle résurrection lorsque 2 à 3 millions de personnes sont descendues dans la rue pour accueillir le retour de Benazir, en octobre dernier.

Les masses sortiront du choc et de la colère immédiats. Ces émotions seront remplacées par la révolte et la soif de revanche. Ce qu’il faut, ce n’est pas une revanche individuelle, mais une revanche collective. Il faut préparer les masses à un nouvelle offensive révolutionnaire qui s’attaquera aux racines des problèmes du Pakistan.

Il se peut que la clique dirigeante retarde les élections – mais il lui faudra bien organiser des élections tôt ou tard. Les réactionnaires espèrent que la disparition de Benazir affaiblira le PPP. C’est une erreur sérieuse ! Le PPP ne peut être réduit à un individu. Si c’était le cas, le PPP aurait disparu après l’assassinat de Zulfiqar Ali Bhutto, le père de Benazir.

Le PPP ne se ramène pas à un individu. C’est l’expression organisée de la volonté des masses à changer la société. C’est les 3 millions de Pakistanais qui sont descendus dans la rue pour accueillir Benazir. C’est les dizaines de millions qui se préparaient à voter pour le PPP. Ces millions pleurent, à présent. Ils trouveront le chemin qui fera entendre leur voix.

Les masses doivent protester contre ce meurtre par un mouvement qui débouche sur une grève générale. Elles doivent lever le drapeau de la démocratie. Non à la dictature ! Non à loi martiale ! Pour des élections immédiates !

La direction du PPP ne doit pas capituler aux pressions pour reporter les élections. Convocation immédiate des élections ! Que la voix du peuple soit entendue ! Surtout, le PPP doit revenir à ses principes et son programme originels.

Les principes fondateurs du PPP fixent l’objectif de la transformation socialiste de la société. Cela comprend la nationalisation des terres, des banques et de l’industrie sous contrôle ouvrier, ainsi que le remplacement de l’armée professionnelle par des milices paysannes et ouvrières. Ces idées sont aussi justes aujourd’hui que lorsqu’elles ont été écrites pour la première fois.

Rien n’est plus simple que de tuer un homme ou une femme. Nous autres humains sommes des créatures fragiles. Mais on ne peut pas assassiner une idée dont l’heure est venue !

Alan Woods, le 27 décembre.

Publication : samedi 29 décembre 2007 

 

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 21:34

Appel à la solidarité avec le Peuple, le Gouvernement, les Communistes et les Forces progressistes de Bolivie

Le processus politique en Bolivie fait face à un moment critique.
Les Forces réactionnaires, l'Oligarchie, le Gouvernement des USA et plusieurs Gouvernements européens promeuvent une campagne à grande échelle visant à déstabiliser complètement les processus progressistes dans ce pays latino-américain.
Le but de toutes ces forces est de stopper les changements promus par l'Assemblée Constitutionnelle pour une Constitution démocratique satisfaisant les besoins du Peuple.
Les forces réactionnaires, défaites en octobre 2003 et lors des élections de 2005 essayent à nouveau de réorganiser leurs rangs, de stopper tout quel changement et saper l'autorité du Président Evo Morales.
Pour réaliser leurs buts ils emploient utilisent tous les moyens, y compris des groupes armés.
Les forces représentatives progressives du pays, les mouvements sociaux et les organisations, après de grandes et héroïques confrontations, aux côtés de du Mouvement Socialiste et de la présidence de d'Evo Morales, étaient gagnants lors de la grande majorité des élections.
Aujourd'hui ces forces essayent de se servir de cette victoire afin que les travailleurs surenchérissentpour exiger plus d'aides et d'avancées qu'il n'est possible de le faire actuellement.

Nous, les signataires de cet appel dénonçons solennellement l'appui fourni par le gouvernement des USA aussi bien que son engagement direct dans ces actions subversives en Bolivie.
Nous dénonçons aussi la tolérance scandaleuse affichée par d'autres états impérialiste et des organisations internationales envers des actions aussi inadmissibles.
Il y a une tâche urgente à explicitement condamner les Forces réactionnaires, les isoler et les défaire, au niveau national et international.
Nous sommes aux côté du Peuple bolivien et soutenons entièrement les grandes mobilisations contre les plans de coup d'Etat.
Nous soutenons l'alliance entre le Peuple et le gouvernement de Bolivie contre les machinations de l'Oligarchie.
Nous exprimons notre pleine solidarité au Peuple bolivien, au Gouvernement du Président Evo Morales, au Parti communiste de Bolivie, au MAS-IRSP et aux autres forces et mouvements anti-impérialistes et progressistes dans leur grande bataille pour la défense des acquis progressifs, et dans leur lutte pour des changements plus profonds.
Nous militons aussi pour le développement coûte que coûte d'un grand mouvement de solidarité avec les forces anti-impérialiste et le Peuple bolivien.


Les Partis signataires :

* PADS, Algérie * Communist Party d'Argentine * Democratic Progressive Tribune - Bahrain * Parti Communiste du Bengladesh * Parti Communiste de Biélorussie * Parti des Travailleurs de Belgique * Parti Communiste de Bolivie * Parti Communiste du Brésil * Parti Communiste de Grande Bretagne * Nouveau Parti Communiste de Grande Bretagne * Parti des Communistes Bulgares * Parti Communiste du Canada * Parti Communiste du Chili * AKEL, Chypre * Parti Communiste de Bohême-Moravie * Parti Communiste du Danemark * Parti Communiste d'Egype * Parti Communiste d'Estonie * Parti Communiste de Finlande * Parti Communiste Allemand * Parti Communiste de Grèce * Parti Communiste d'Inde * Parti Tudeh d'Iran * Parti Communiste d'Irlande * Parti des Travailleurs d'Irlande * Parti Communiste d'Israël * Parti des Communistes Italiens * Parti Communiste Jordanien * Parti Socialiste de Lettonie * Parti Communiste Libanais * Parti Socialiste de Lituanie * Parti Communiste du Luxembourg * Parti Communiste de Macédoine * Parti des Communistes, Mexique * Parti Socialiste Populaire du Mexique * Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas * Parti Communiste de Norvège * Parti Communiste Péruvien * Parti Communiste des Philippines (PKP-1930) * Parti Communiste de Pologne * Parti Communiste Portugais * Parti de l'Alliance Socialiste, Roumanie * Parti Communiste de la Fédération de Russie * Parti Communiste des Peuples d'Espagne * Parti Communiste du Sri Lanka * Parti Communiste Soudanais * Parti Communiste de Suède * Parti Communiste de Turquie (TKP) * Parti Communiste d'Uruguay * Parti Communiste, Etats Unis * Parti Communiste du Venezuela * Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie.


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Bolivie : il faut contrer l’offensive de l’oligarchie et des impérialistes

chaves-morales-50.jpgLa Bolivie traverse des heures décisives. La réaction fait flèche de tout bois pour saper le gouvernement Morales.

Le soulèvement révolutionnaire de mai-juin 2005 et la victoire du MAS aux élections présidentielles, fin 2005, ont défait et démoralisé l’oligarchie. Mais la propension manifestée par Evo Morales à ne pas transgresser les limites du capitalisme a été utilisée par l’oligarchie pour reprendre l’offensive. Bien plus que le gouvernement du MAS lui-même, l’oligarchie craignait les masses ouvrières et paysannes qui le soutenaient.

Chaque concession de Morales (notamment sous l’influence du vice-président Alvaro García Linera, l’idéologue du « capitalisme andin ») a été exploitée par l’oligarchie pour reconstituer ses forces et étendre son influence au sein de la petite-bourgeoisie et des couches les plus politiquement arriérées des régions qu’elle contrôle, en particulier dans le « croissant oriental » autour de Santa Cruz.

Depuis les élections de l’Assemblée Constituante, il y a un an et demi, le gouvernement Morales a constamment cédé aux pressions de l’oligarchie. Le MAS a fait concession sur concession. Ses représentants ont accepté que chaque article de la future constitution ne puisse être adopté qu’à la majorité des deux tiers, ce qui a permis à l’opposition de droite de bloquer tout débat par simple refus de vote.

D’autre part, ils ont accepté que les sessions de l’Assemblée Constituante soient tenues à Sucre, à bonne distance des pressions de La Paz et El Alto, cœur de la révolution bolivienne. L’oligarchie a profité de cette occasion pour déclencher un conflit politique sur la question du choix de la capitale. Ils réclamaient que, 100 ans après, Sucre redevînt le siège du parlement et du gouvernement. Fin novembre, ils ont utilisé des bandes réactionnaires pour assiéger l’Assemblée Constituante. Pendant les affrontements qui s’ensuivirent, deux manifestants pro-oligarchie furent tués par des inconnus armés. L’oligarchie avait besoin de « martyrs » pour entretenir la frénésie de sa base sociale et a fait porter la responsabilité de ces deux morts à la police et au gouvernement Morales.

Face aux menaces de lynchage, les députés du MAS quittèrent Sucre et reprirent les séances de l’Assemblée Constituante, malgré le boycott de la droite, dans le région minière de Oruro. Ils adoptèrent un projet de constitution, rejeté par la droite en dépit du fait qu’il garantissait la propriété privée et l’« autonomie » des départements. Cette dernière mesure était pourtant une revendication de l’oligarchie qui voulait l’utiliser pour s’assurer le contrôle des ressources pétrolifères et gazières des régions qu’elle contrôlait, dans le but de les remettre à disposition des multinationales.

La droite s’est violemment opposé au nouveau décret gouvernemental garantissant une allocation mensuelle de 25 dollars aux personnes de plus de 60 ans, financée par les revenus du pétrole de chaque département. L’oligarchie qualifia cette mesure de pillage des caisses départementales et refusa d’appliquer le décret dans les régions qu’elle contrôlait.

Dans le cadre de leur agitation réactionnaire autour de ces thèmes, l’oligarchie a organisé des grèves régionales à la fin août, en novembre et décembre, avec des rassemblements de masse et des grèves de la faim.

Malgré tout cela, le gouvernement a persévéré dans ses appels au calme et à la réconciliation, amplifiant ainsi le découragement dans ses propres rangs.

La stratégie de l’oligarchie est de fragiliser la base du gouvernement Morales et de démoraliser ses troupes, créant ainsi les conditions d’une contre-offensive. A moyen terme, ils envisagent la possibilité d’un coup d’Etat militaire. Parallèlement, ils jouent aussi la carte sécessionniste, en déclarant l’indépendance des départements qu’ils contrôlent par rapport au reste de la Bolivie.

Comme l’écrivent nos camarades d’El Militante, en Bolivie : « c’est le résultat de deux années d’erreurs et d’hésitations du gouvernement du MAS face aux multinationales, à l’impérialisme, à l’oligarchie et à une droite qui semblait pourtant avoir été marginalisée et réduite au silence par les élections de 2005. C’est la conséquence de l’abandon des thèses de Pulacayo, des enseignements et des analyses de Marcelo Quiroga Santa Cruz et autres grands révolutionnaires de l’histoire du pays ».

Que faire dans une telle situation ? L’alternative est de mobiliser les masses de travailleurs et de paysans, pas seulement avec des slogans, mais aussi par des mesures concrètes et pratiques afin de briser la domination économique de la bourgeoisie pro-impérialiste.

Comme l’expliquent nos camarades boliviens : « Face aux attaques des forces de droite et à leur sabotage politique et économique, le gouvernement doit engager une contre-offensive tous azimuts en s’appuyant sur la mobilisation des masses : tout d’abord en repoussant toute concertation avec la droite ; en abolissant toutes les lois de la décennie de néo-libéralisme effréné qui nous a réduits à la misère ; en nationalisant les banques, les entreprises et les grandes exploitations agricoles qui sont sur la ligne de front dans la guerre économique menée par la droite ; en centralisant les ressources économiques dans le but d’élaborer une planification de mesures sociales qui puissent garantir des emplois stables et le développement des infrastructures du pays.

« D’autre part, nous appelons la centrale syndicale COB, les organisations ouvrières, l’avant-garde des mineurs, ainsi que l’ensemble des organisations sociales et les activistes du MAS eux-mêmes à ne pas rester les bras croisés :
-pour mettre en place des brigades d’auto-défense face à la possibilité imminente d’une action contre-révolutionnaire ;
-pour appeler à une grève nationale générale et la préparer en organisant des manifestations partout dans le pays, dans le but de défendre, réorienter et approfondir le cours du processus révolutionnaire.

« Cette grève doit être :
-contre l’oligarchie, la droite, l’impérialisme et leur sabotage – pour défendre le processus révolutionnaire ;
-pour l’abolition de tous les décrets à l’origine des politiques néolibérales et de l’inégalité entre les travailleurs ;
-pour un nouveau système de sécurité sociale fondé sur une loi garantissant les retraites et l’assurance-maladie universelle ;
-pour la nationalisation de toutes les ressources naturelles sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes ;
-pour la nationalisation des grandes entreprises alimentaires, des grandes propriétés foncières et des banques, à commencer par celles qui sont impliquées dans le sabotage et la guerre économique ;
-pour la restitution au peuple du processus constituant dans le cadre des Assemblées populaires ».

Le 11 décembre 2007
Ramón Sarmiento (El Militante, Argentine)

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 10:31

IMGP2028.JPGChaque été, les jeunes communistes organisent des délégations pour partir en voyage de solidarité à l'étranger, avec pour but d'observer de l'intérieur la réalité politique et sociale de certains pays, de nouer des liens avec les peuples et avec les organisations progressistes, et de revenir avec une expérience à partager avec le plus grand nombre.


Cet été, des camarades sont partis à cuba, au sénégal, en italie, au vénézuela..

Pour voir les photos de notre camarade du Nord parti au sénégal : Cliquez ici

Une grande soirée sera organisée prochainement pour faire redescendre les expériences vécues sur le terrain par nos camarades. Nous vous en informerons et comptons sur vous pour venir vous enrichir de témoignages rompant avec la propagande des médias à la botte de la classe capitaliste.
(Invitation ici)

JC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:22
Quel avenir pour cuba ?

La maladie de Fidel Castro a une nouvelle fois remis au goût du jour la polémique sur Cuba. Révolution socialiste inspirant les peuples d'Amérique Latine et les mouvements émancipateurs pour les uns, dictature et avatar de l'URSS pour les autres, la définition et l'avenir de l'ïle n'ont pas fini de faire débat.

CUBA-La-Havane-010.jpgLoin des clichés relayés par les médias occidentaux, il faut, pour comprendre Cuba, se placer dans une perspective historique. Celle-ci se distingue de celle des autres pays du continent. Première terre découverte d'Amérique (1492), elle subit de plein fouet le génocide amérindien puis l'esclavagisme et devient la colonie où ce type d'exploitation dura le plus longtemps, de 1511 à 1886. Dernier pays a devenir indépendant, il passa dès 1898 sous la coupe des USA tant au point de vue économique, que militaire et politique (occupation de l'île en 1898-1902, 1906-1912, 1917-1919). C'est dans ce contexte qu'on peut analyser la révolution cubaine, celle-ci étant un phénomène de libération nationale avant de devenir la première révolution socialiste victorieuse d'Amérique Latine (réussisant à réunir un prolétariat multiforme en un front ouvriers paysans aux ambitions anti-impérialistes et anti-capitalistes).

Resistencia !

Cuba et sa force de résistance aux USA ne peut se comprendre que par le biais d'une histoire et des valeurs qui lui sont propres. Cependant, des questions demeurent. Celle sur la démocratie et les prisonniers politiques revient de façon récurrente. Quels droits de l'homme à Cuba ? Pour répondre à cette problématique, encore faudrait-il fait la part des choses entre la réalité, et les "informations" de la Maison Blanche relayées par les médias occidentaux. A l'heure ou les USA affichent leur mépris du droit international, la droite étasunienne et les cubains de Miami, se servent de cette question comme arme idéologique visant à annihiler toute volonté de solidarité avec l'île. La suppression des aides de l'Europe au peuple Cubain témoigne de la réussite de cette politique. Pourtant il n'y a ni torture ni disparition politique à Cuba (sauf sur la base de Guantanamo). Les citoyens élisent leurs représentants lors d'élections régulières à bulletins secrets. Les réformes (notamment celles de ces dernières années sur la restructuration du secteur sucrier, la sécurité sociale, les droits des travailleurs...), sont toujours discutées dans les unités de productions et par les organisations de masses. Par ailleurs, Cuba a été classée numéro un dans le monde par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), pouir ses avancées sociales en rapport avec ses ressources économiques (PIB par habitant). Alors quels sont ces prisonniers politiques dont on parle tant ? Il faut distinguer les "dissidents" dont les organisations existent librement (comme en témoigne les différentes manifestations contre le régime qui ont lieu régulièrement à La Havane), et des individus qui ont été payés par la CIA, dans un contexte de guerre (les étasuniens préfèrent le terme d'embargo), ce qu'en France on appellerait "intelligence avec l'ennemi" et "haute trahison". Alors Fidel Castro, un "dictateur sanguinaire"? La réalité est que, encore aujourd'hui, il est largement soutenu par son peuple et au niveau mondial, apparaissant comme un des principaux leaders du tiers monde. L'engagement internationaliste de son pays est d'ailleurs sans faille. Cuba a soutenu massivement les mouvements d'indépendance puis les nouveaux Etats, notamment en Afrique (Angola, Congo, Algérie, Ethiopie...), bousculant ainsi le jeu des superpuissances et faisant l'objet de l'admiration des peuples "du sud". Mais cuba se bat aussi sur d'autres fronts, dans plus de 60 pays : envoi de médecins, d'enseignants, de techniciens, formations d'étudiants étrangers... Actuellement, il y a plus de médecins cubains dans le monde que tout ceux envoyés par les USA et l'Union Européenne. Cette politique de solidarité a également trouvé un nouvel essor aux cotés de la Révolution Vénézuelienne. En effet, ses principales missions comme celles sur la santé et l'éducation sont menées à bien grâce aux aides de l'île (près de 20 000 médecins cubains exercent aujourd'hui au Vénézuela). Grâce aux nouveaux processus démocratiques à l'oeuvre en Amérique Latine, Cuba est enfin sortie de l'isolement dans laquelle elle était tombée depuis la chute de l'URSS et le renforcement du blocus, comme on peut le voir avec la mise en place de l'ALBA.
Alors quel avenir pour Cuba ? Assurément l'île continue à rester une référence incontournable pour les progressistes d'Amérique Latine, et pour tous ceux dans le monde qui luttent pour un futur meilleur. JC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,
Charlotte Balavoine,
Article paru dans le numéro 134 d'Avant Garde, journal mensuel du MJCF. 
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 03:11
L'acharnement répressif contre nos camarades continue,
amplifions notre campagne de solidarité avec la KSM!


article.gifRetrouvez notre précédent article sur l'interdiction de la jeunesse communiste Tchèque - KSM ci contre.
Historique de la répression anti communiste en république tchèque et pétition
. Affirmons haut et fort notre refus du Maccarthysme européen.
JC Seclin, Templemars, Vendeville,
Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne,Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,
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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 00:40
Mexique : arrestation d’étudiants. Solidarité !

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Le 6 août dernier, à Mexico, près de 1000 policiers ont attaqué une manifestation pacifique d’étudiants organisée par le Mouvement des Etudiants Non-Admis, dans le cadre d’une campagne initiée par le Comité de Défense de l’Education Publique CEDEP : http://cedep.militante.org. Huit étudiants ont été arrêtés, dont quatre membres de la tendance marxiste Militante.

L’un d’entre eux, Nahum Pérez Monroy, est un dirigeant du CEDEP, et avait déjà, par le passé, fait l’objet de répression de la part des autorités universitaires. En réponse à la brutalité policière et aux arrestations, 700 personnes ont participé à une manifestation devant le Palais présidentiel, à Los Pinos, le 8 août. Parmi les manifestants se trouvaient des délégations de la lutte d’Atenco, de l’APPO de Oaxaca et de plusieurs partis de gauche et syndicats. Les parents des étudiants arrêtés étaient particulièrement impliqués. L’un d’entre eux a déclaré : « D’abord, ils nous volent les élections, et maintenant ils veulent nous prendre nos enfants. Trop, c’est trop ! »

Suite à cette manifestation, une rencontre a été organisée entre les représentants des étudiants et des autorités universitaires. Lors de cette réunion, le CEDEP et deux autres organisations étudiantes ont communément déclaré qu’aucun accord ne serait possible sur la question des étudiants non-admis tant que tous les étudiants arrêtés ne seraient pas libérés. Quatre jours après leur arrestation, la plupart des charges fabriquées de toutes pièces à l’encontre des étudiants – kidnapping, mutinerie, port illégal d’armes, vol, destructions – ont été abandonnées. Les autorités de l’Université Polytechnique savaient parfaitement que ces accusations étaient dépourvues de tout fondement et qu’elles ne pourraient pas en défendre une seule devant la justice. La toute dernière « accusation » consiste à reprocher aux camarades arrêtés… d’être liés à l’APPO ! Or, à ce jour, au Mexique, aucune loi n’interdit d’être membre de l’APPO (n’en déplaise au président illégitime Calderon, qui souhaite une telle loi). La campagne pour la libération des étudiants arrêtés monte en puissance. Le 10 août, le quotidien de gauche La Jornada a publié sur toute une page un appel exigeant leur libération, signé par des députés du PRD et des dirigeants syndicaux (entre autres). C’est d’autant plus significatif que le gouvernement fédéral de Mexico City – qui a ordonné la répression de la manifestation – est dirigé par le PRD. Cependant, les étudiants sont toujours emprisonnés, et ont subi des violences physiques et psychologiques. Voici les noms des camarades arrêtés : Nahum Pérez Monroy Héctor Alberto Aguilar Campos Cesar Francisco Jay Aguilar Isaac Castro Sánchez Miguel Ángel Ocotitla Emanuel Saucedo Pérez Raúl González Lucio Pablo Martínez Montes de Oca.

Nous demandons à nos lecteurs de protester auprès des autorités mexicaines, soit en contactant l’ambassade du Mexique en France : http://www.sre.gob.mx/acerca/directorio/embajadas/francia.htm, soit en signant la résolution exigeant la libération de tous les prisonniers politiques au Mexique : http://www.militante.org/index.php?option=com_facileforms&Itemid=108

Le mardi 14 août, le juge décidera si les camarades doivent rester en prison en attendant leur procès, ou s’ils doivent être libérés, faute de charges. C’est une affaire éminemment politique, et nous devons exercer un maximum de pression pour exiger la libération immédiate de nos camarades. Cette campagne fait partie d’une campagne plus large pour la libération de tous les prisonniers politiques au Mexique, y compris Adán Mejía, le camarade de la tendance marxiste Militante arrêté à Oaxaca le 17 juillet dernier – ainsi que pour le renversement du gouvernement illégitime de Felipe Calderon et du gouverneur de Oaxaca, Ulises Ruiz.

Voici par ailleurs les images d’une manifestation organisée par nos camarades étudiants, en 2006 :
JC Seclin, Templemars, Vendeville, Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne, Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt, Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,
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