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  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
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Matériel Militant

ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

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Radio Révolution

12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 17:57

Le droit à la retraite, j'y tiens !

Je le défends !

Rassemblement le Samedi 26 Juin

11h Place Saint Piat

SECLIN

austerite-copier.jpg

La jeunesse Communiste du Pévèle Mélantois sera présente, drapeaux à la main, et prendra la parole lors du rassemblement.

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MJCF Pévèle-Mélantois - dans Retraites
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 12:35
Non au sacrifice des retraites des jeunes !!



Le gouvernement s’apprête à nouveau à allonger la durée de cotisation pour l’accès à une retraite à taux plein. C’est un pas de plus vers la casse du système de retraite solidaire, avancée de civilisation permettant a chacun de bénéficier de la solidarité nationale pour vivre dignement après une vie au travail.

Ce nouveau recul est particulièrement scandaleux du point de vue des jeunes. En effet, les jeunes connaissent aujourd’hui une prolongation des études par rapport aux générations précédentes, ce qui constitue un progrès. Ils connaissent aussi la généralisation des emplois précaires, le chômage qui touche plus de 20% d’entre eux, et donc l’accès tardif à un emploi stable de moins en moins bien rémunéré. Tout ceci ayant pour conséquence : l’impossibilité pour beaucoup d’atteindre 160 trimestres validés à 60 ans et un niveau de pension digne.

Il faut au contraire aujourd’hui non seulement inverser la marche du marché du travail pour aller vers une sécurisation des parcours professionnels en éradiquant chômage et précarité, en prenant en compte les années d’études dans le calcul des pensions.

Cela passe par un nouveau financement qui fasse participer les entreprises et les actionnaires qui ont confisqué 10% supplémentaire sur les revenus du travail ces dernières années. C’est donc un changement radical du système économique dont nous avons besoin. Réorienter cet argent permettrait de couvrir les besoins non seulement en pensions, mais serait beaucoup plus efficace économiquement et socialement, donnant notamment un sursaut à la consommation. Ce n’est pas aux salariés de subir la double peine du chômage, de la précarité puis du manque de ressource pour les retraites. Le patronat doit payer !! Ces 10% de la richesse dont le patronat s’est emparé ces vingt dernières années montrent qu’il ne sert à rien d’opposer les générations entre elles. Jeunes, étudiants, salariés, retraités doivent lutter ensemble pour récupérer la richesse produite par le travail et capturé par le capital.


Les jeunes communistes appellent tous les jeunes, salariés ou non,
à être solidaire su mouvement contre la réforme des retraites
qui auraient des conséquences désastreuses sur nos vies !!


Manifestation le Jeudi 22 Mai
14h Porte de Paris

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:47

Nous ne serons pas une génération sacrifiée pour les besoins du patronat !

L'affirmation selon laquelle notre génération sera la première depuis longtemps à vivre dans de plus mauvaises conditions matérielles que nos parents se vérifie un peu plus à chaque annonce du gouvernement Fillon. Après le renoncement a un service public de qualité en matière de santé, d'éducation, d'énergie, et le renoncement progressif à l'idée même de service public, après s'être attaquer au droit de grève avec le service minimum, c'est désormais au système de retraite solidaire que le gouvernement s'attaque !

Le niveau des pensions retraites doit être augmenté, le droit à la retraite à 60 ans devenir un maximum. A l'heure où nous sommes toujours plus nombreux à être exlus du marché du travail et à l'heure où les profits des grandes entreprises explosent, c'est d'une nouvelle répartition des richesses et d'une nouvelle conception du travail dont nous avons besoin.

Depuis plus de vingt ans, ce sont les salariés qui trinquent, et qui sont contraint aux sacrifices afin de garantir l'avenir du système de retraite tandis qu'aucun effort conséquent n'est demandé au patronat.

Le système de retraite par répartition est en voie d'effondrement, et les fonds de pensions arrivent peu à peu sur le devant de la scène. Nous refusons l'avenir qui ferais du modèle américain la règle, avec un droit à la retraite pour les plus riches, et le droit de se tuer au boulot pour les plus pauvres.

Malgré ce que la propagande de la droite veut nous faire croire, il n'y a aucune fatalité en politique. Il y a par contre des choix à faire, et nous faisons celui de privilégier la majorité de la population, de privilégier les ex et futurs travailleurs, plutôt que les parasites qui entassent toujours plus de richesses sans qu'elle n'est aucune utilité sociale. 

Les cinq confédérations CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC ont décidé d’appeler en commun à une grande journée d’actions et de manifestations le 22 mai pour la défense du système de retraite solidaire. La FSU, l’UNSA, Solidaires ont décidé de se joindre à l’appel, de même que l’UNEF et la JOC.

Des cortèges de professeurs et de lycéens vont également manifester avec les mots d'ordres sur le service public d'Education : maintien et création de postes, refus de la suppression de la carte scolaire et de la réforme du Bac Pro, et rejet de la logique du rapport pochard ! Refus de la politique educative et budgétaire de Xavier Darcos.

Les jeunes Communistes de l'Union de Villes pévèle Mélantois appellent également tous les jeunes à descendre battre le pavé pour défendre nos futures conditions de retraites, et montrer une fois de plus notre attachement au service public d'afin d'affirmer haut et fort que nous refusons d'être une génération sacrifiée !

 

MANIFESTATION
JEUDI 22 MAI
14H - Porte de Paris
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 14:10
A l'initiative de l'UNEF, 12 organisations syndicales et de jeunesse lancent un appel pour défendre le système de retraite par répartition, et faire prendre en compte les évolutions de la société (année d'études, période d'insertion, stages...) dans la réforme en cours.

Le gouvernement souhaite rouvrir le dossier des retraites au printemps, afin de présenter un texte de loi courant juin pour une adoption au Parlement pendant l'été. Comme souvent, le risque existe de voir le débat qui se profile se limiter à une acceptation pure et simple de choix politiques faussement présentés comme la seule solution possible pour l’avenir des retraites. Comme toujours, il entend réduire ce débat à une équation comptable ne concernant que les retraités ou les salariés proches de la retraite. Or trop de réformes ont été imposées au nom des jeunes et finalement contre eux, à commencer par le CPE en 2006. Les jeunes d’aujourd’hui auront à subir dans quelques années toute modification du système actuel et refusent d’être les grands oubliés d’un débat qui les concerne.
Alors que la nature du système de retraite qui se met en place aujourd’hui contribue à façonner la société de demain, la jeunesse ne veut pas que le débat sur les chiffres confisque le débat sur l’avenir.

Jeunes, nous sommes attachés à un système de retraite par répartition de haut niveau

Jeunes en insertion, salariés ou étudiants, c'est sur nous que reposera le financement du système de retraite dans les années à venir.  Attachés à la solidarité entre les générations, nous souhaitons financer aujourd’hui et demain un système de retraite par répartition de haut niveau qui garantisse un niveau de pension permettant de vivre pleinement le temps de la retraite.
Nous refusons que la retraite par répartition devienne un « filet de sécurité » à minima, insuffisant pour vivre, qui oblige les retraités à travailler en complément ou à dépendre financièrement de leurs enfants comme c'était le cas avant la mise en place d'un système solidaire.
Nous refusons la logique d'une retraite basée sur la capitalisation et l’épargne individuelle, inefficace économiquement et inégalitaire socialement. Nous finançons les pensions d'aujourd'hui, nous refusons d'avoir à épargner en plus pour nos vieux jours, surtout dans des fonds qui peuvent être ruinés du jour au lendemain !
Alors que la durée de vie s'allonge, nous affirmons que l'augmentation des besoins de financement du système de retraite n'est pas un coût mais une chance qu’il faut saisir. Parce que le  statu quo n’assurera pas la pérennité du système, nous réclamons des réformes qui permettent son financement et garantissent nos droits sociaux. Nous n’acceptons pas que le catastrophisme ambiant serve d’argument pour imposer un allongement pur et simple de la durée de cotisation ou pour esquiver une nouvelle fois le débat sur la nécessaire augmentation des financements solidaires des retraites par répartition. Il n’est pas acceptable que l’allongement de l’espérance de vie soit synonyme de régression sociale.
Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche, nous n’acceptons pas que le message que la société adresse à sa jeunesse soit de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante conduisant ainsi notre génération à vivre des conditions de retraites moins bonnes que celles de nos parents.

Le système de retraite doit prendre en compte l'évolution de la société

Nous réclamons des réformes qui pérennisent notre système par répartition et garantissent nos droits sociaux, mais nous souhaitons également faire évoluer le système de retraites pour mieux prendre en compte l’évolution de la société.
L’augmentation du niveau de qualification des jeunes a entraîné un allongement de la durée des études et un recul de l’âge moyen d’entrée dans un emploi stable (27 ans) qui conduisent les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé. A heure où l’objectif d’augmenter le nombre de diplômés de Licence à 50% d’une génération semble partagé, les périodes d’étude ne doivent pas devenir pénalisantes. Il est donc indispensable de permettre à chacun de valider les années d'études dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite, afin de renforcer le droit à la retraite à taux plein à 60 ans pour les futurs actifs et d’offrir la garantie de pouvoir étudier sans être inquiété par son avenir, même lointain. Pour cela, les étudiants, sans revenus, pourraient contribuer au financement du système en s’acquittant d'une cotisation symbolique qui matérialiserait leur affiliation à une caisse de retraite.
Il est également nécessaire de valider les périodes d’inactivité forcée, et de prendre en compte la situation des jeunes en situation d’insertion professionnelle pour qui l'enchaînement de stages, de CDD, de périodes d’intérim ou de chômage conduisent à accumuler des droits à retraites très incomplets, ou inexistant durant la recherche du premier emploi.
En ignorant plus longtemps ces évolutions de la société qui caractérisent notre génération, le gouvernement adresse aux jeunes un message clair : la retraite, ce n'est pas pour vous!

Les jeunes seront au rendez-vous du débat public


En s’opposant au CPE en 2006, la jeunesse s’est également opposée à la précarité et à la remise en cause des droits qui menaçaient l'ensemble des salariés. Au printemps 2008 et dans les années à venir, les jeunes seront au rendez-vous du débat sur le système de retraite pour affirmer que la retraite est l'affaire de tous !

Nous voulons garantir à nos aînés des retraites de haut niveau financées par un système par répartition.
Nous réclamons la prise en compte des années d'étude et la période d'insertion des jeunes dans le calcul des retraites afin de pouvoir à notre tour bénéficier d'un système de retraite solidaire.
Le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui.

Premières organisations signataires : UNEF, CGT Jeunes, FO Jeunes, UNSA Jeunes, FSU, Sud Solidaires, Génération Précaire, UNL, FIDL, Léo Lagrange, LMDE, JOC, Fac verte

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 00:01
Régimes spéciaux : une bataille décisive

Avec la décision de six syndicats de la SNCF de lancer un mouvement de grève reconductible à partir du 13 novembre, l’appel à la grève pour le 14 novembre dans le secteur de l’énergie, et la mobilisation des fonctionnaires pour le 20 novembre, la perspective s’ouvre d’une confrontation majeure entre les travailleurs de ces secteurs et le gouvernement Sarkozy-Fillon.

Pour le gouvernement, comme pour les travailleurs – tous les travailleurs, qu’ils en soient ou non conscients – l’enjeu de la lutte qui s’engage est énorme. Une défaite des grévistes et la démolition effective des « régimes spéciaux » ouvriraient la voie à une intensification de l’offensive générale contre les droits et les conditions de vie de tous les travailleurs, sans exception.

Sarkozy a clairement cherché à provoquer ce conflit. Il pense sans doute – et non sans raison – que le fait de reporter un conflit avec les bataillons les plus organisés et puissants du mouvement syndical diminuerait ses chances de l’emporter. Sa démarche est similaire à celle de Margaret Thatcher, qui avait délibérément provoqué la grève des mineurs britanniques de 1984-1985. Comme Sarkozy, Thatcher ne manquait pas de cran. Elle savait que si elle parvenait à vaincre les mineurs, elle réaliserait plus facilement ses objectifs face aux autres catégories de travailleurs. Cette stratégie s’est avérée payante. La défaite des mineurs a donné lieu, temporairement, à un certain défaitisme dans le mouvement syndical britannique. Les travailleurs se disaient : « si les mineurs n’ont pu arrêter Thatcher, quelle chance avons-nous d’y parvenir, nous autres ? » C’est pour les mêmes raisons que Sarkozy multiplie les provocations à l’encontre des cheminots. S’ils sont battus, le gouvernement passera immédiatement à l’offensive pour aller plus loin dans le démantèlement du système de retraites – au profit des assurances privées – et redoublera de férocité dans ses attaques sur les autres fronts.

Face à un tel enjeu, le devoir de chaque syndicaliste, de chaque communiste et de chaque militant socialiste – malgré la lâcheté des dirigeants du PS, qui font favorables à la suppression des régimes spéciaux – est de soulever un mouvement de solidarité active autour de cette grève. Par un immense effort collectif, montrons à ce gouvernement réactionnaire les vastes réserves d’énergie et de combativité que recèlent nos organisations et notre classe ! Une telle bataille ne laisse pas de place aux discours pusillanimes qu’on entend trop souvent dans la bouche des dirigeants syndicaux. L’ennemi est devant nous, implacable, rapace. Répondons-lui avec une vigueur et une détermination tout aussi fermes.

Selon un récent sondage TNS-Sofres, la baisse de la « côte de popularité » de Sarkozy se poursuit, malgré les efforts de toute l’industrie médiatique. Il ne recueille plus que 54% d’opinions favorables. En la matière, l’augmentation de salaire de 140% que ce champion de la « modération salariale » vient de s’octroyer n’arrangera rien, pas plus que les pratiques corrompues de ses « amis » et « frères » du MEDEF. Sa popularité descendra certainement en dessous des 50% dans les semaines à venir. Selon le même sondage, Fillon serait déjà à 44%. Le vent tourne – et pour cause. L’économie française stagne. Alors que Sarkozy promettait 4%, puis 3%, puis « au moins 2,5% » de croissance du PIB, en 2007, elle ne dépassera même pas les 2%. La balance du commerce extérieur s’est littéralement effondrée. La régression sociale s’aggrave dans tous les domaines. Le pouvoir d’achat de la masse de la population subit une érosion constante. Dans le domaine de la politique internationale, la diplomatie sarkozienne va de fiasco en fiasco, qu’il s’agisse de la menace de « guerre » contre l’Iran, aussitôt abandonnée, ou de l’affaire de l’enlèvement d’enfants tchadiens – une opération « clandestine et illégale » soutenue par la logistique de l’armée française ! La grève du 18 octobre et le débrayage massif, chez Air France, montrent la combativité grandissante des travailleurs. Les étudiants entrent en action contre la réforme universitaire. Même les magistrats et autres professionnels du système judiciaire se mobilisent contre le gouvernement.

Sarkozy a voulu se tailler l’image d’« homme fort » de la droite, mais c’est un (tout petit) géant aux pieds d’argile. Il est parfaitement possible de le battre. Les cheminots et l’ensemble des salariés du secteur public ont un pouvoir énorme. En 1995, Chirac et Juppé affichaient une détermination sans faille contre les cheminots. Mais ils ont dû capituler face à l’ampleur de la mobilisation et l’impact économique de la grève.

La Riposte n’a jamais accepté l’analyse superficielle, véhiculée par de nombreux dirigeants du PS et du PCF, selon laquelle la classe ouvrière avait « glissé vers la droite », de sorte que nous serions condamnés à traverser une longue période de réaction. Au lendemain de la défaite électorale, nous écrivions : « Sarkozy a atteint les sommets du mensonge et de l’hypocrisie. Il va, dit-il, s’occuper des pauvres, des "sans grade", des opprimés, des chômeurs, des ouvriers. Ceux qui ont cru à ce flot de promesses vont vite déchanter. Son action répondra exclusivement aux exigences de la classe capitaliste. La droite n’a d’autre objectif que de soumettre toute l’économie et toute la société à la loi du profit. Elle mènera une offensive implacable et systématique contre les acquis sociaux, contre les droits des salariés et les conditions de travail, contre les retraites et la sécurité sociale. Elle alimentera le racisme et poursuivra le harcèlement policier et administratif contre les étrangers. […] La statistique électorale cache plus qu’elle ne révèle. Le suffrage universel attribue le même poids à ce qui est inerte, stagnant et démoralisé, qu’aux forces sociales les plus conscientes et les plus militantes. Une élection est comme une photographie. Elle donne une image figée d’une société en mouvement, dans un contexte d’instabilité croissante. La conscience sociale, l’humeur des différentes classes sociales, sont des choses extrêmement mobiles, fluides. […] Loin d’être une période de "rassemblement national", les années Sarkozy seront marquées par des luttes de grande envergure, au cours desquelles se réveilleront les traditions militantes et révolutionnaires de notre classe. »

Et voilà que nous y sommes déjà ! Les changements dans l’humeur et la conscience des travailleurs – certes, de façon encore inégale et hésitante – sont une réalité palpable, que même les marchands de sondages sont obligés d’admettre. Par exemple, 85% des sondés « ne croient pas en l’efficacité de gouvernement pour lutter contre la vie chère. »

A vrai dire, l’atout principal de Sarkozy – et la source principale de sa « confiance » – résident dans la mollesse et l’ambiguïté des directions syndicales. Selon une dépêche AFP du 1er novembre : « A l’Elysée, on souligne que Xavier Bertrand, ministre des Affaires sociales, est "en première ligne des discussions avec les syndicats". Pour atténuer l’impact des grèves, il mise sur un dialogue avec certains syndicats, comme la CFDT et les conducteurs autonomes de la SNCF. » François Chérèque, qui « dirige » la CFDT de capitulation en capitulation, est parfaitement capable de trahir le mouvement aussi cyniquement qu’il l’a fait en 2003, lors de la lutte contre la réforme des retraites. Dans les heures suivant la mobilisation du 13 mai 2003, l’une des plus massives depuis 1968, Chérèque a signé la « réforme Fillon » sans même s’en référer aux fédérations syndicales. Les dirigeants de Force Ouvrière, comme d’habitude, couvrent d’un radicalisme purement verbal leur refus de passer à l’action de façon décisive. La CGT, par son implantation et sa capacité de mobilisation, constitue la force décisive dans ce conflit. Mais là encore, l’attitude équivoque et conciliante de Thibault envers la réforme des retraites et la politique du gouvernement en général – « pas d’opposition systématique, on jugera sur pièces, etc. » – n’est pas à la hauteur des enjeux.

Quand Thibault dit qu’un autre « cadrage » de la réforme permettrait d’éviter un conflit, qu’est-ce que les travailleurs sont censés comprendre ? Lorsqu’il dit que, pour lui, une réforme est nécessaire, mais qu’il faut en négocier les « modalités », il se déclare battu d’avance sur l’essentiel. Ceci explique le défaitisme et la réticence à se lancer dans la lutte d’une fraction non négligeable des salariés. « Après tout, se disent-ils, vaut-il la peine de faire une grève illimitée pour n’obtenir que quelques révisions marginales ? » Les dirigeants syndicaux s’emploient à suggérer au gouvernement un nouveau « cadrage », ce dont Sarkozy se servira éventuellement pour diviser les travailleurs et affaiblir leur résistance. Au lieu d’œuvrer pour unir l’ensemble des travailleurs du public et du privé autour d’une plateforme revendicative commune, les directions confédérales cherchent à séparer les différents « dossiers », facilitant ainsi la stratégie de division du gouvernement.

Sarkozy a dit à maintes reprises qu’il n’avait aucune intention de céder sur l’essentiel de cette contre-réforme. Dès lors, qu’y a-t-il à négocier, si ce n’est la manière dont les salariés perdraient leur retraite ? Le refus d’un cheminot CGT, à Saint-Denis, de serrer la main de Sarkozy devant les caméras de télévision, fait honneur au mouvement syndical, tout comme les propos du syndicaliste lui déclarant que « la rue » trancherait le conflit. Le mouvement syndical et l’ensemble des travailleurs ont besoin de dirigeants dont le langage arme leur pensée, élève leur combativité, les unit dans une lutte commune et ravive les grandes traditions militantes du mouvement ouvrier français. Mobilisation de tous les travailleurs pour le retrait pur et simple de la réforme ! Maintien intégral des dispositions des régimes spéciaux ! Pas plus de 37,5 annuités de cotisation pour tous ! Aucune retraite en dessous du SMIC !

Nous sommes à la veille d’une confrontation majeure entre les classes, dont les enjeux dépassent la question des régimes spéciaux. Comme l’a dit Raymond Soubie, le conseiller social de Sarkozy, « c’est la plus difficile des réformes, puisqu’elle concerne ceux qui ont le pouvoir de blocage le plus fort […]. Si elle réussit, le reste suivra. » (Les Echos du 1er nov). Le « reste », c’est la démolition des conquêtes sociales, la précarité accrue de l’emploi, la poursuite du démantèlement des services publics, la dégradation du pouvoir d’achat et toutes les autres mesures qui visent à renforcer les intérêts des capitalistes milliardaires qui possèdent le pouvoir dans ce pays. Soutenons cette lutte de toutes nos forces. Efforçons-nous de lui donner un caractère aussi massif et général que possible. Mais ne perdons pas vue la nécessité impérieuse de réarmer le mouvement syndical et le Parti Communiste avec les idées, le programme et les principes du socialisme. En France comme partout ailleurs, le capitalisme n’offre aucun avenir digne de ce nom à des millions de travailleurs, de jeunes et de retraités. Aussi longtemps que les capitalistes posséderont l’industrie, le commerce, les banques, les entreprises de crédit et d’assurance, ils détiendront le pouvoir sur nos vies, étoufferont nos aspirations, renforceront les inégalités et refouleront la société en arrière.


La Riposte
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 22:25
Régimes spéciaux de retraite
Opération vérité

Le gouvernement entend imposer l’allongement de la durée de cotisations des cheminots, des salariés de la RATP, des électriciens et gaziers de 37,5 années à 40 ans (voire 41 ans) d’ici 2012 pour pouvoir bénéficier de la retraite. Histoire de se mettre l’opinion publique dans la poche, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à utiliser quelques contrevérités. Liberté-Hebdo leur oppose la réalité des chiffres et de la vie des salariés concernés.


1) « Si nous ne bougeons pas, si nous n'avançons pas, c'est l'ensemble de notre système qui ne pourra pas être financé ». Nicolas Sarkozy

FAUX.
• Sarkozy s’en prend aux salariés plutôt qu’aux stocks-options. Pour le président de la République, c’est une question de vie ou de mort. "Le choix, c'est d'avancer, de changer et de se mettre à bouger, ou mourir » a-t-il déclaré cette semaine à Bordeaux, la ville d’Alain Juppé premier ministre lors du mouvement social victorieux de 1995. Une dramatisation extrême de la question qui se heurte pourtant à la réalité des chiffres. Pas d’argent pour financer les retraites ? Selon le dernier rapport de la Cour des Comptes, le manque à gagner pour financer les retraites est de 10 milliards d’euros. Mais le même rapport indique faire cotiser les stocks-options rapporterait 3 milliards d’euros, dont 1 milliard pour les retraites. La CGT fait également remarquer que, « depuis plusieurs années, nous assistons à un déport des salaires vers les dispositifs de salaire indirect, exonérés de cotisations sociales (épargne salariale, épargne retraite…) ». Elle estime cette perte aux alentours de 5 milliards. Par ailleurs, faire cotiser les revenus financiers au même taux que ceux du travail rapporterait environ10 milliards d’euros.

• Plus d’emplois dans le public = plus de cotisants pour les retraites. Autre argument avancé par l’Élysée, il y a de moins en moins d’actifs bénéficiant des régimes spéciaux et de plus en plus de retraités, ce qui génère un déficit démographique. Il est important de rappeler que, ces dernières décennies, le choix a été fait par les pouvoirs publics de diminuer le nombre de salariés dans les services publics. À la SNCF, le nombre d’actifs est passé de 450.000 à 170.000 actifs. La fermeture de l’essentiel des mines en France explique aussi qu’il n’y avait plus, en 2006, que 10.000 cotisants pour 360.000 allocataires.

• Intégrer les régimes spéciaux dans le régime général = coûts supplémentaires pour les salariés. En effet, le régime général aurait à faire face aux déficits démographiques des régimes spéciaux, actuellement supportés par les entreprises concernées.
_________

2) « Il s'agit simplement, au nom de l'équité, d'amener tout le monde dans les mêmes conditions ». Nicolas Sarkozy.

FAUX.
• Niveler par le bas. Il s’agit en réalité de diviser les salariés entre eux pour généraliser une remise en cause du droit à la retraite. D’ailleurs, André Santini, le ministre de la Fonction publique a fait savoir, qu’à terme, il y aurait une « uniformisation » de la durée de cotisation à 41 ans. L’objectif est de niveler par le bas. Pourtant, comme le propose la CGT, « deux dimensions en vigueur dans les régimes spéciaux mériteraient non pas d’être supprimées mais généralisée à l’ensemble du système de retraite ». Il en est ainsi de la reconnaissance de la pénibilité, toujours pas introduite dans le régime général. Pour le moment, les négociations entamées entre syndicats et patronat sont au point mort, par le seul fait du patronat sans que le gouvernement ne trouve quelque chose à redire. D’autre part, il conviendrait d’indexer les pensions de tous les salariés sur les salaires et non sur les prix.

• Inégalité au détriment des régimes spéciaux. Loin d’être des privilégiés, les salariés placés sous un régime spécial subissent aussi des inégalités de traitement. Ainsi, un cheminot touchera comme pension 63 % du salaire liquidable. Cette proportion est de 73 % dans le privé.
_________

3) « Il existe des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à des métiers pénibles ». Nicolas Sarkozy.

FAUX.

• La pénibilité est toujours là, voire est exacerbée. Le président de la République mélange évolution des technologies et pénibilité au travail. Ce n’est pas parce qu’un cheminot ne travaille plus comme au temps de la vapeur que son travail est devenu moins pénible. Un conducteur de TGV supporte d’importantes responsabilités, doit cultiver une attention de tous les instants, doit gérer les risques liés à la vitesse etc. « Les contraintes de service public comme celles liées à la sécurité sont toujours là, voire exacerbées » explique un élu CGT du Conseil d’administration de la SNCF.

• Mobilisés 7 jours sur 7 et 365 jours par an. Car, au-delà de la pénibilité, c’est surtout la contrainte du service public qu’il s’est agi de compenser en plaçant ces salariés sous un régime spécial. « Les 37,5 années de cotisations et la possibilité de partir en retraite à 55 ans, c’est la contrepartie de l’obligation d’assurer la continuité du service public 7 jours sur 7 et 365 jours par an » explique Patrick Delfosse responsable régional des cheminots CGT. N’oublions pas, en effet, que s’il est possible de prendre le train pour rendre visite à sa famille le jour de l’an, c’est parce que des cheminots travaillent ce jour-là. Ou que si le courant a été rapidement rétabli après la terrible tempête de décembre 1999, c’est parce que des agents EDF et GDF ont été mobilisés jour et nuit, dimanche compris.

Bruno CADEZ
Article paru dans le n°776 de Liberté Hebdo.
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 23:31
TOUS SOLIDAIRES
POur défendre nos droits !

La droite veut casser les régimes spéciaux de retraite avant de s'en prendre une nouvelle fois à toutes les retraites. Elle veut prendre sa revanche sur les mouvements sociaux et en finir avec tout ce que les luttes ont apporté : les services publics, le droit du travail… Le 18 octobre est un premier moment pour démasquer sa véritable politique et riposter ensemble !

La vérité sur les régimes spéciaux

 La droite voudrait nous faire croire que les salariés bénéficiant de régimes spéciaux sont des privilégiés et sont la cause du déficit des retraites, c’est faux !
La plupart des caisses qui ont un régime spécial sont bénéficiaires et elles reversent par solidarité à des caisses qui ne le sont pas. Ces caisses représentent 5% de l’ensemble des retraites. Il paraît donc évident que ce n’est pas en les supprimant que l’on va pouvoir agir sur le déficit global de l’assurance vieillesse, ou que l’on va accroître le pouvoir d’achat des retraités.
 
A l’inverse du « travailler plus pour gagner plus » cher à Sarkozy, ces régimes sont une avancée vers une société où le travail permettrait l’émancipation de chacun, l’accès aux loisirs, à la culture au repos et non seulement le droit de ce faire exploiter et de finir sa vie dans la précarité.

Certains de ces régimes spéciaux obtenus de haute lutte à la Libération font partie du système solidaire mis en place à l’époque. C’est avec tout cet acquis de la Résistance que le gouvernement veut en finir ! Pour mieux se cacher, le président instrumentalise une figure de la Résistance, Guy Môquet, jeune communiste, et en même temps détruit tout ce que ces combattants de la liberté ont permis de gagner.

Le grand bond en arrière !

La réforme des régimes spéciaux est au centre de la bataille de la droite pour faire reculer l’ensemble de nos droits. Pour la justifier, elle invoque « la justice sociale », alors que ce n’est que de la régression sociale ! De plus cette réforme médiatique sert à en cacher d’autres : casse des services publics, abandon du fret SNCF et fermetures de gares, vente d’une partie d’EDF et privatisation du parc nucléaire, mise en place de franchises médicales et du contrat de travail unique, autonomie des universités, etc. C’est le service public, le bien commun de ceux qui n’ont rien, qui est attaqué. Ces réformes sont dangereuses avec des conséquences sociales et environnementales néfastes pour toute la société.
   

Qui sont les vrais privilégiés ?

Pendant que le gouvernement multiplie les cadeaux fiscaux aux plus riches (15 milliards d’euros pendant l’été avec le « paquet fiscal »), il tente de détourner l’attention vers les cheminots et agents du service public.
Il tente de diviser le peuple pour nous empêcher de nous unir. C’est pourtant bien la classe capitaliste qui détient tous les privilèges. Les fortunes de la Bourgeoisie ne cessent d’augmenter grâce à la politique de casse sociale de la droite depuis 2002.
Les milliardaires qui remercient tous les jours le président de sa politique décident chaque jour de nos vies et s’engraissent à coups de licenciements, de précarisation et de délocalisations. Ce sont eux et personne d’autres les responsables de la situation sociale des Français.

Tous solidaires ! Mobilisons nous !

 La journée de grève et de manifestations du 18 octobre est l’occasion pour chaque Français de dire son refus de la politique au service des plus riches et d’affirmer nos choix. Soyons de plus en plus nombreux à nous organiser pour résister à la révolution conservatrice de la droite et pour amener notre révolution, qui répondra enfin à nos besoins. Cette lutte est la lutte de tous ! 

Manifestation
Jeudi  18 octobre  – 14h
porte de paris

Vidéo du début de la manifestation, lorsque soudain, le camion de la CGT lance l'hymne soviétique.

Quelques photos.

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