Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
  • Contact

Matériel Militant

ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

Contact

papa

Archives

Radio Révolution

8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 18:40

C'est dans la bonne humeur que s'est déroulée ce Samedi 4 Décembre l'expo photo du Parti Communiste à l'occasion de leurs 90 ans. Nous étions nombreux, Jeunes Communistes ou camarades du Parti à nous y presser afin d'entendre les interventions qui nous ont permis d'en savoir plus sur la longue tradition prolétarienne de notre Parti. A noter aussi la présence de Bernard Debreu, maire Communiste de Seclin qui a comme nous pu apprécier cette véritable leçon d'histoire à travers ces clichés, témoignages d'époques.

 

Photo-0042.jpg

Une passionante leçon d'Histoire

 

 

 

Photo-0038.jpg

Une ambiance de camaraderie propice à la formation de mini-débats


 

 

Photo-0046.jpg

La Jeunesse Communiste aussi avait droit à ses photos dédiées... Il fallait bien ça à notre organisation de jeunesse plus vieille que le Parti lui-même !

 

 

 

Photo-0031.jpg

Militer, c'est aussi remplir les caisses de l'organisation afin de financer nos actions et notre journal !

 

 

 

Photo-0033.jpg

Oh, une étoile filante !

 

 

 

Photo-0034.jpg

Qui ne rêverait pas de se réveiller et tomber sur pareil héros révolutionnaire ?

Vous pouvez commander ce portrait ou celui d'un autre révolutionnaire pour quelques Euros



Et c'est toute l'histoire du mouvement prolétarien que nous, Jeunes Communistes, revendiquons ! Nous revendiquons les considérables avancées sociales mises en place par les ministres communistes dans le Conseil National de la Résistance... exactement ce que Sarkozy et autres laquais du Capital détruisent petit à petit chaque jour que ce soit en violant la Sécurité Sociale ou en adoptant des lois iniques telles que le Bouclier Fiscal qui accentuent les inégalités sociales et permet aux plus riches, comme toujours, de creuser le fossé avec les plus pauvres qui s'enfoncent pendant ce temps là toujours plus dans la misère.

 

CAMARADES ! NE NOUS LAISSONS PAS MALTRAITER PAR LE

 

PATRONAT ! DETRUISONS LA FINANCE, LES PEUPLES NE

 

CONNAITRONT PAS LA PAIX TANT QUE DURERA L'EXPLOITATION !

 

 

NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE !

 

 

"Mögen die herrschenden Klassen vor einer kommunistischen Revolution zittern. Die Proletarier haben nichts in ihr zu verlieren als ihre Ketten. Sie haben eine Welt zu gewinnen. Proletarier aller Länder, vereinigt euch!"

---------- Marx/Engels, Manifest der Kommunistischen Partei

 

"Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n'ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"

---------- Marx/Engels, Manifeste du Parti Communiste

Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans PCF
commenter cet article
21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 13:40


La toile rouge se renforce !





Le blog du PCF Seclin a ouvert ses portes


Retrouvez les actions, la vie seclinoise, les informations relatives au congrès et tout ce qui fait l'actualité de la section :


=>  http://pcf-seclin.over-blog.com/

Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans PCF
commenter cet article
8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 08:06
Pourquoi le PCF ?

La forme « parti » est dépassée, entend-on ici et là. Pendant longtemps, de discours a été celui des « gauchistes » (culte aussi ridicule inefficace du « spontanéisme révolutionnaire », selon lequel les travailleurs n'ont pas besoin d'organisation pour s'émanciper). Le problème est que ces dernières années, certains milieux « communistes » ont adopté un discours très « alternatif » eux-aussi : la forme « parti » est dépassée, il faut passer à autre chose, à une sorte de mouvementialisme plus flou, censé être plus rassembleur. Ce discours trouve sa légitimité dans la chute vertigineuse du nombre d'adhérents du PCF et des organisations syndicales. Les français voudraient rompre avec le système des partis. Entre autre, la stratégie des collectifs antilibéraux s'est appuyée sur cette idée (dépasser les partis, etc...).

Mais qu'en est-il dans les faits? Même dans le milieu étudiant, où le gauchisme est pourtant très implanté du fait d'une immaturité inhérente à l'âge des intéressés, aucun mouvement social n'a été victorieux sans soutien matériel, financier, humain et moral des grandes organisations traditionnelles, à commencer par l'UNEF, la CGT, et bien sûr le PCF. Il en est ainsi pour le mouvement CPE : la Fédération du Nord du PCF a financé le mouvement, imprimé ses tracts (ainsi que la CGT), etc, etc... Ce sont le plus souvent les militants communistes et syndicaux qui, sur le terrain, lancent un mouvement vite récupéré par les anarchistes ou autres gauchistes qui en font n'importe quoi. Sans le travail militant des syndicats et de l'UEC (ou du Parti), les étudiants, comme le reste de la population, peuvent à la rigueur comprendre le sens d'une attaque gouvernementale (et encore, bien difficilement), mais en aucune manière ils ne sont capables de se rendre compte du sens global de l'offensive patronale et de la nécessité du renversement du capitalisme.
Pour les salariés, la conscience ce classe n'a jamais été spontanée non plus, sauf pour quelques éléments particulièrement avancés. Ces éléments avancés se sont dotés de syndicats et de partis ouvriers (le PS et le PCF en France) pour s'émanciper, et tenter d'inculquer une conscience de classe au reste du salariat.
Cet objectif est-il suranné? Non, plus que jamais, le salariat doit être conscientisé et rassemblé. Plus que jamais, le salariat a besoin d'un parti structuré, discipliné, pour préparer une société nouvelle.
Par ailleurs, les dernières élections sont un triomphe pour la forme « parti ». Les français, bien loin de désavouer cette forme d'organisation, ont renvoyé aux oubliettes Bové, qui voulait dépasser les partis, et malheureusement, Marie George Buffet, qui n'était pas la candidate d'un parti, mais d'un mouvement (la GPA, pour rappel). Par contre, l'UMP a pleinement fait une campagne de parti (une campagne de classe d'ailleurs). Personne ne trouve rien à en redire. Soyons donc l'UMP du salariat. La chute des adhérents de notre parti n'est pas à chercher dans une quelconque déception envers la forme « parti », mais dans nos renoncements successifs dont nous sommes coupables face à notre base sociale.

Mais alors pourquoi un Parti Communiste? Parce qu'il y a toujours, parmi le mouvement ouvrier, deux grands courants : l'un est révolutionnaire, l'autre est réformiste. Il ne s'agit pas de jeter la pierre à nos camarades réformistes. Être membre du PS, voter pour le PS, c'est déjà un acte politique fort contre la classe dominante, même si nous devons éclairer l'électorat socialiste contre les illusions du réformisme.
Au lieu de cela, le PCF actuel sème lui même des illusions en proposant un programme inapplicable. Pourquoi ce programme est inapplicable? Parce que si nous le mettions en oeuvre, le patronat retirait ses fonds et délocaliserait ce qu'il reste de l'économie française en quelques mois. Jamais il n'accepterait ce que nous proposons. Nous devons donc l'imposer. Et nous ne pouvons l'imposer que par la manière forte : socialisation des moyens de production, des banques, des compagnies d'assurance, des circuits de distribution, etc, réquisition des entreprises qui ferment. Pour imposer toutes les réformes que notre programme actuel propose, nous ne pouvons passer que par la révolution. Or notre programme n'est pas crédible justement parce qu'il n'est pas révolutionnaire, en d'autres mots, pas communiste. Cherchez le mot « nationalisation » (mis à part « renationalisation d'EDF-GDF ») dans le programme du Parti, euh, excusez moi, de la Gauche Populaire et Antilibérale, eh bien, vous ne le trouverez pas.

Ainsi chaque mot du sigle PCF a un sens. Ce que nous devons entreprendre, c'est de respecter vraiment dans notre parti le sens de ces mots. Le PCF doit être à nouveau un parti avec un programme communiste, et doit avoir un discours de classe, afin de redevenir la boussole du salariat. Aujourd'hui, le Parti est devenu un vague machin réformiste à dérive gauchisante, dans lequel le salariat peine à se reconnaître. Redevenons l'outil de la classe ouvrière pour son émancipation.

Mais me direz vous, pourquoi garder le PCF puisqu'il a autant été discrédité (stalinisme, mais plus encore par les vagues de privatisations, de contre-réformes, voire de soutien à des guerres impérialistes que nous avons cautionné)? Parce que le PCF est la mémoire de la classe ouvrière française. Avec lui, elle a écrit les plus belles pages de son histoire. Dans la conscience des travailleurs, même si le PCF est assimilée au PS dans la politique de pillage économique que celui-ci a mené entre 1997 et 2002, notre parti est encore « le parti des ouvriers », « le parti de la révolution ». L'immense capital social que notre nom peut encore générer doit être mis à profit, plutôt que caché à la moindre occasion comme nous avons coutume de le faire.

Cependant, nous comprenons que certains camarades ne peuvent plus se sentir en phase avec le communisme. Changer la société, c'est une tâche difficile, cela demande un effort intellectuel et militant immense, c'est aussi encourir le risque pour certains élus de ne plus être élu... Mais le PCF n'a pas besoin des gens qui ne croient pas en l'avenir du communisme. Il est temps de faire la clarté : que les communistes gardent et réarment théoriquement le PCF, que les gauchistes et réformistes fondent un nouveau parti. De la même manière que Kouchner et Bockel ont enfin montré au monde qu'ils étaient de droite, nous appelons ceux qui ne sont plus communistes au PCF à faire tomber les masques. Mais attention, camarades liquidateurs : la base du Parti est toujours aussi attaché au nom, aux structures, aux symboles du Parti Communiste Français, ce parti né de l'espoir suscité par la Révolution d'Octobre que vous ne commémorez même pas, le Parti de Juin 36, de la Commune, et de la Résistance. La base, les éléments les plus conscients et les plus militants de notre parti, les jeunes communistes, ne vous suivront pas.


Xavier Dubois, Membre du Conseil Départemental du MJCF Nord, Membre du Conseil Départemental du PCF Nord, Ancien membre du Conseil National de l'Union des Etudiants Communistes. Benjamin Vandekerckhove, Membre du Conseil Départemental et du bureau départemental du MJCF Nord, Responsable fédéral à la communication du MJCF Nord, Secrétaire de l'union de villes MJCF de l'ouest du pévèle et du mélantois. Yvan Coppin, Membre du Conseil Départemental du MJCF Nord, Membre du Conseil Départemental du PCF62, membre du Conseil National de l'Union des Etudiants Communistes. Quentin Le Matt responsable du réseau lycéen du MJCF Nord, Membre du Conseil Départemental du MJCF Nord. Julien Defontaine, Trésorier de l'Union des Etudiants Communistes de Lille, Membre du Conseil Départemental du MJCF Nord.

Pour prendre contact ou signer l'appel : ici
Repost 0
2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 14:04
Perspectives et tâches des communistes


cartonrouge.jpgLa victoire de la droite aux élections présidentielles et législatives est celle des ennemis les plus implacables des travailleurs, des jeunes et des retraités de France – y compris ceux qui ont voté pour elle.

Les leurres et les mensonges de la droite, massivement relayés par l’industrie audiovisuelle et la presse capitaliste, ont fini par payer. Le désespoir et la misère ont été exploités au profit de ceux qui en sont la cause. Les contre-réformes ont été présentées comme des réformes, le profit privé comme un bien commun, la réaction comme un progrès, les victimes de discrimination sociale et raciale comme des agresseurs et de la « racaille ». Sarkozy, qui incarne à la perfection l’arrogance, le mépris et l’esprit réactionnaire des capitalistes, a été présenté comme un révolté, un homme du peuple, le héraut de la « rupture » avec l’ordre établi. Il a été élevé au rang de vedette. On a eu Sarkozy sans cravate, en manches courtes, en jogging, en jean, en T-Shirt ; puis Sarkozy avec Johnny Hallyday et docteur Gyneco. On l’a même vu tenant la main de sa femme (revenue pour la circonstance), lui souriant tendrement – l’embrassant, même ! 


Ce pantomime écœurant prendra bientôt fin. La classe capitaliste n’a pas mis Sarkozy en selle pour jouer la comédie. Elle compte sur lui pour faire ce qu’elle reprochait à Chirac de ne pas faire – ou du moins pas assez. Aux yeux des requins capitalistes, l’offensive menée par Raffarin et de Villepin n’allait ni assez loin, ni assez vite. Tout ce qui tend à protéger les salariés, à atténuer leur exploitation, à freiner la cupidité patronale, doit être démantelé, balayé. Tout ce qui a été, à des degrés divers, soustrait à la loi du profit capitaliste – la santé, la sécurité sociale, l’éducation, les retraites – doit désormais y être soumis.
 

Sarkozy a beau se présenter comme le champion des opprimés et des « sans grade », dans la pratique, il mènera une politique dans l’intérêt exclusif de ceux qui possèdent les banques, les assurances, les grands groupes de l’industrie, des services et du commerce. Le capitalisme français est devenu complètement parasitaire. Non seulement il se dresse comme un infranchissable obstacle au progrès, mais il ne peut même plus s’accommoder des conquêtes sociales passées du mouvement ouvrier. Les capitalistes exigent la régression sociale permanente. Ils refoulent la société en arrière. Ils ont besoin d’un gouvernement qui défendra leurs intérêts avec acharnement, qui ne reculera devant rien. Telle est la mission de Sarkozy et de son gouvernement.

Instabilité sociale et politique

Les perspectives sociales, économiques et politiques qui se dessinent pour la France ne justifient aucunement le sentiment de démoralisation ou d’abattement que peuvent ressentir certains militants de gauche. La « popularité » de Sarkozy flanchera rapidement. Elle commence déjà à flancher, quelques semaines à peine après son élection, comme le montre l’opposition à la « franchise médicale » et à la soi-disant « TVA sociale » – une tentative flagrante de mettre une large part du fardeau fiscal sur le dos des ménages, tout en réduisant les impôts des riches. Très rapidement, l’édifice de subterfuges et de fausses promesses qui l’a hissé au pouvoir s’écroulera. Les millions de travailleurs et de jeunes qui lui sont déjà hostiles seront rejoints par des millions d’autres qui se sont laissés duper. Le fait que Sarkozy ait été obligé d’avancer masqué, caché sous le voile de « l’ouverture » et de la « réforme », est un élément de la fragilité de sa position.

Dans les sphères dirigeantes du PS et du PCF, on expliquait la défaite en disant que la société française « glissait vers la droite », que le comportement et la mentalité des travailleurs s’étaient « américanisés », qu’ils perdaient leurs « repères ». En un mot, si la gauche a perdu, c’est la faute de l’électorat ! Dans le prolongement de cette « théorie » bien commode, on annonce allègrement que la France entre dans une période de réaction plus ou moins longue, une « ère Thatcher ». Le résultat des législatives, qui montrent une progression de la gauche depuis 2002, devrait permettre d’atténuer l’impact de ce discours démoralisant. Quoi qu’il en soit, ce serait une grave erreur, à notre avis, de tirer de ces élections des conclusions hâtives sur les perspectives sociales et politiques pour la période à venir.

Une élection n’est jamais qu’une photographie – partielle et déformée – de la conscience des différentes strates de la population à un moment donné. Or, la conscience sociale est quelque chose d’extrêmement mobile, surtout dans une époque de déclin économique et social, comme aujourd’hui. La lutte des classes ne procède pas de façon linéaire. Après une phase de luttes, il y a souvent une phase de fatigue, d’indifférence. Mais compte tenu de la gravité de la crise sociale et économique, ces reculs ne peuvent être que temporaires. La dernière fois que la « théorie » du « glissement de la société vers la droite » était en vogue, dans les textes du PCF, c’était à l’époque des victoires électorales de Balladur et de Chirac, en 1993 et 1995. Or, quelques mois après la victoire de Chirac, nous avons vécu le plus grand mouvement de grève depuis les événements révolutionnaires de 1968. Dans l’histoire récente de la France, chaque fois que le pendule politique est allé vers la droite, il est revenu vers la gauche en l’espace de quelques mois, et parfois avec une vigueur redoublée. Il en sera de même cette fois-ci. L’instabilité sociale et politique, marquée par de brusques changements dans l’humeur des jeunes et des travailleurs, est précisément l’un des symptômes de l’impasse dans laquelle se trouve la société.

Si les élections avaient eu lieu au lendemain de la lutte contre le CPE, la droite aurait sans doute été battue à plate couture. Mais depuis, la droite a pu reprendre l’initiative, et reconquérir une fraction significative de l’électorat qu’elle avait perdu. La manipulation de l’opinion publique par les médias capitalistes y est pour quelque chose. Mais l’explication fondamentale du redressement de la droite réside dans la totale faillite politique des dirigeants du Parti Socialiste. La droite a remporté des élections qu’elle devait perdre. Jamais, dans toute l’histoire du mouvement socialiste, le programme du PS n’avait été aussi vide, aussi conservateur, aussi proche de celui de la droite. Ségolène Royal a souligné avec insistance ses points d’accord avec l’UDF – dont le programme était, à son tour, identique à celui de l’UMP sur toutes les questions essentielles. Elle refusait de qualifier Sarkozy comme un adversaire. Elle en parlait comme « un partenaire qui, comme moi, fait des propositions dans l’intérêt de la France ». Les Kouchner, Besson et Bockel ont accepté des postes au gouvernement Fillon. Bien d’autres « socialistes » bourgeois, sortis du même moule politique, feraient de même si on le leur proposait. De réformistes, ils sont devenus des « réformistes sans réformes », pour finir comme de simples réactionnaires. En vérité, des gens comme Kouchner, Attali ou Védrine n’ont jamais été socialistes. Pour eux, le PS n’a jamais été autre chose qu’un instrument au service de leur propres carrières, une passerelle vers plus de richesses, plus de prestige et de pouvoir. C’est parce que le PS est encore dominé par de tels éléments que la droite a gagné les élections.

Ce ne sont pas les travailleurs qui ont « glissé vers la droite », mais les instances dirigeantes du Parti Socialiste – ainsi, malheureusement, que du PCF, avec un train de retard, mais avec des conséquences tout aussi graves. Les travailleurs n’évoluent pas « vers la droite », et nous ne sommes pas à la veille d’une longue période de réaction. Simplement, les difficultés qui écrasent des millions d’entre eux – chômage ou la menace du chômage, précarité, pauvreté, problèmes de logement, de santé, de discrimination raciale – sont trop graves, trop pressants, trop écrasants pour attendre. Si la gauche n’a rien de crédible à proposer, si la gauche ne leur offre aucune issue, ils peuvent tomber dans le panneau de démagogues comme Sarkozy ou Le Pen.

Mais le pendule reviendra vers la gauche, malgré tout. Le résultat des élections législatives en est déjà une première indication. D’ailleurs, il ne s’agit pas uniquement – ni même principalement – du pendule électoral. L’opposition viendra de la rue, des quartiers, des salariés dans les entreprises et les services publics. Elle viendra aussi des étudiants et des lycéens. Les horizons radieux dessinés par l’illusionniste Sarkozy et ses alliés médiatiques – où le mérite et l’effort de tous seront reconnus et récompensés, où les « patrons voyous » seront sanctionnés et où la pauvreté et les inégalités s’effaceront sous les effets d’une croissance économique retrouvée – ne seront jamais atteints. Le résultat d’une élection n’efface pas la sombre réalité d’un système en déclin. Sarkozy s’est assis sur un fauteuil sous lequel s’accumule une charge de plus en plus puissante de matériel social explosif.

N’oublions pas que Raffarin et de Villepin ont commencé, eux aussi, pleins de cette détermination arrogante qui caractérise le gouvernement actuel. S’ils ont déçu les capitalistes, c’est parce qu’ils ont compris qu’à force de vouloir « aller vite », ils risquaient de plonger le pays dans une situation pré-révolutionnaire. Le cours des événements, à l’époque de la tentative d’imposer le CPE, ressemblait beaucoup à celui qui a précédé la grève générale de 1968, à une différence près : la mobilisation de la jeunesse, en 2006, était encore plus massive, plus générale et mieux organisée que celle des étudiants de 1968. Si Chirac et de Villepin n’avaient pas fait marche arrière, ils auraient perdu tout contrôle de la situation. Ce n’est pas par hasard si Bayrou parlait, à l’époque, d’une « ambiance d’effondrement » au sommet de l’Etat.

De ce point de vue, le côté provocateur et agressif de Sarkozy inquiète les capitalistes eux-mêmes. Et voilà le dilemme des capitalistes. Ils veulent rétablir « l’équilibre » sur le plan économique, c’est-à-dire éliminer les obstacles (les conquêtes sociales) au bon fonctionnement de leur système. Mais, ce faisant, ils risquent de détruire « l’équilibre » social et politique dont dépend la survie du capitalisme. Ce qui garantie cet équilibre n’est ni la loi, ni les sacro-saintes « institutions » ou « valeurs » républicaines, mais l’inertie, l’inaction, la passivité de la masse de la population. Or, une politique de contre-réformes de l’ampleur et de la férocité de celle qu’exige le capitalisme français ne peut être mise en application sans ébranler l’organisme social jusque dans ses profondeurs, sans réveiller la masse jusqu’alors inerte de la population. Et c’est précisément ce réveil qui constitue l’essence d’une révolution.

Dans la gauche française, y compris dans les sections du PCF et du MJCF, on entend souvent des militants affirmer qu’ils ne croient pas au « grand soir ». Autrement dit, ils ne croient pas en la perspective, en la possibilité d’une révolution. En ce faisant, ils reprennent à leur compte une idée fortement enracinée dans les échelons supérieurs du parti. Pour les réformistes qui « dirigent » le PCF (de recul en recul), il n’y aura jamais de révolution socialiste, et ce n’est à leur avis même pas souhaitable. Pour eux, le capitalisme va pouvoir exister paisiblement ad infinitum, et le mieux qu’on puisse espérer est d’en limiter les conséquences négatives par des petites mesures « anti-libérales ». Pour la ridiculiser, la tourner en dérision, on présente la perspective d’une révolution comme celle d’un « grand soir », où les masses se soulèveraient soudainement et comme par enchantement, pour renverser l’ordre capitaliste.

Une révolution se caractérise par l’intervention de la masse de la population dans l’arène politique. Elle est marquée, d’une part, par des périodes de flux et de reflux, au cours desquelles la classe révolutionnaire apprend la nécessité d’en finir avec le capitalisme – et, d’autre part, par des moments décisifs. Mais une révolution n’est jamais l’affaire d’ « un soir ». La révolution russe, par exemple, comme la révolution française de 1789-1794 et comme toutes les révolutions, était un processus, qui s’est étalé de 1905 aux années 1920.

Or, ce type de processus révolutionnaire, comme celui actuellement en cours au Venezuela, en Bolivie, et ailleurs en Amérique latine – est-il une perspective à exclure, à ridiculiser même, en France ? Nous ne le croyons pas. Nous disons – nous, les marxistes du PCF, autour de La Riposte – que non seulement cette perspective n’est pas à exclure, mais que compte tenu de l’impasse dans laquelle se trouve le capitalisme, de l’impossibilité de trouver, sur la base du capitalisme, une solution aux problèmes tels que le chômage, la pauvreté et la régression sociale, cette perspective est même inévitable, à un certain stade. Les événements, en Amérique latine, montrent à l’Europe son propre avenir. Les mêmes causes produiront, à terme, les mêmes effets. Et ce processus, une fois sérieusement engagé en France, offrira au salariat et à la jeunesse la possibilité concrète d’en finir avec le capitalisme. C’est sur cette perspective que se base le travail de La Riposte et c’est sur elle que devrait se baser le travail du PCF tout entier, s’il veut accomplir la tâche historique qui doit être la sienne dans un tel contexte.

Le marasme économique

Le capitalisme français peut-il éviter la confrontation des classes ? Non, pas indéfiniment. La position du capitalisme français dans le monde ne cesse de se dégrader. L’unification de l’Allemagne s’est traduite par une nette diminution du poids spécifique du capitalisme français dans l’Union Européenne. Elle a été devancée par le Royaume-Uni dans le palmarès des grandes puissances européennes. Dans le reste du monde, ses parts de marché se réduisent partout, y compris dans ses anciennes « chasses gardées » africaines. En recul depuis longtemps face aux Etats-Unis et à l’Allemagne, le capitalisme français perd également du terrain face à la Chine, et ce sur tous les continents. La balance du commerce extérieur de la France a connu une dégradation spectaculaire. Alors que le solde était de +14,7 milliards d’euros en 2001 (en volume et en milliards d’euros, sur la base des prix de l’an 2000), il était successivement de +13,9 milliards en 2002, de +4,1 en 2003, de -7,2 en 2004 et de -20,8 en 2005. En dehors des ventes de matériel de transport, dont notamment l’Aéronautique, la France enregistre une baisse des exportations de pratiquement tous les types de marchandises.

Encore faut-il rappeler – et c’est loin d’être un détail – que cette stagnation et ce déclin économique caractérisent le capitalisme français alors que celui-ci n’a pas encore subi le choc colossal de l’inévitable ralentissement des économies de la Chine et des Etats-Unis ! Lorsque la crise de surproduction en gestation dans ces deux superpuissances se produira, le marasme économique actuel prendra, en comparaison, l’allure d’une véritable « belle époque » !

Mais l’expression la plus éloquente des véritables perspectives du capitalisme français se trouve peut-être dans le niveau des investissements. Toutes catégories confondues, l’évolution de l’investissement était négative en 2002 (-1,8%), et oscille depuis aux alentours de 3%. Plus grave encore, l’investissement industriel – d’une importance décisive pour l’ensemble de l’économie – n’a augmenté que de 1% en 2001, avant de stagner ou de baisser entre 2002 et 2006 (voir le tableau de l’INSEE ci-dessous). Au-delà des discours destinés au grand public sur la viabilité et l’efficacité du capitalisme, ces chiffres sont une preuve sans appel du peu de confiance qu’ont les capitalistes eux-mêmes dans l’avenir de leur système !

Il est vrai que les capitalistes réalisent des profits d’un niveau sans précédents. Mais cela ne fait qu’illustrer, justement, le caractère parasitaire du capitalisme. Car la croissance exponentielle des bénéfices des capitalistes français n’est pas la conséquence de la conquête de nouveaux marchés, mais plutôt de la réduction systématique des coûts par la sous-traitance (y compris à l’étranger), les délocalisations, la baisse des prix des matières premières, le recours au travail précaire, à des contrats aidés, l’externalisation des emplois, la baisse de la masse salariale et tout ce qui concourt au renforcement du taux d’exploitation des salariés – c’est-à-dire à l’augmentation de la part des richesses créées par le travail que conserve le capitaliste. Les profits augmentent sans développement significatif de l’économie nationale, et surtout au détriment des conditions de travail et du niveau de vie de la masse de la population.

Sarkozy veut que les travailleurs se réjouissent de l’idée que le taux de croissance pourrait augmenter, et nous promet un taux de croissance de 4% du PIB. Le gouvernement veut faire croire que la croissance du PIB entraînerait mécaniquement une croissance de l’emploi et du niveau de vie en général. Mais y a-t-il vraiment de quoi s’enthousiasmer, même dans l’hypothèse – au demeurant improbable – que cet objectif soit réellement atteint ? Au cours des 15 dernières années, le taux de croissance du PIB français a oscillé entre -1% et +4,1%. Depuis 2001, il n’a jamais dépassé 2,3%. Mais quelles que soient les variations du taux de croissance d’une année sur l’autre, le fait est que sur l’ensemble de cette période, il n’y pas eu un seul domaine – que ce soit celui de l’emploi, des conditions du travail, de la santé, de l’éducation, du logement ou des retraites – où on peut parler de progrès social. Bien au contraire, sur l’ensemble de cette période, les inégalités sociales se sont aggravées, la précarité de l’emploi s’est généralisée et les différentes manifestations de la « grande misère » sont devenues de plus en plus visibles, palpables.

Le déclin du capitalisme français signifie que la richesse et le pouvoir des capitalistes ne peuvent être maintenus qu’en effectuant, par tous les moyens possibles, une réduction de la part des richesses qui revient aux travailleurs et à leur famille, que ce soit sous la forme de salaires, d’allocations, de retraites, ou par le biais des dépenses de l’Etat sur la santé et l’éducation. Ceci serait tout aussi vrai sous un gouvernement de gauche – aussi « anti-libéral » fût-il dans ses intentions – que sous la droite. Dans la mesure où ses dirigeants ont renoncé à remettre en cause le capitalisme, si le Parti Socialiste avait remporté les élections, il n’aurait eu d’autre choix que de mettre sa politique économique et sociale en conformité avec les lois de ce système. Quant au PCF, son programme actuel est sous-tendu par une idée parfaitement insensée, selon laquelle il serait possible de maintenir le capitalisme tout en le faisant fonctionner suivant une « logique anti-capitaliste ». Pour maintenir et augmenter les profits des capitalistes, le travailleur est mis en concurrence, non seulement avec les autres travailleurs de France, non seulement avec les travailleurs d’Europe centrale, mais aussi – et d’une façon de plus en plus brutale et flagrante – avec la main d’œuvre de la Chine, de la Thaïlande, du Pakistan ou de l’Inde, avec la menace du chômage à la clé. Voilà ce que sont les véritables perspectives pour les travailleurs, sous le capitalisme, et ce indépendamment du taux de croissance. Et voilà ce qui est de notre devoir d’expliquer aux travailleurs et à la jeunesse, non seulement afin de contrecarrer la propagande trompeuse et mensongère de la droite et des médias, mais aussi pour leur faire comprendre l’impuissance du réformisme à notre époque, pour leur faire prendre conscience de la nécessité impérieuse de mettre fin à la domination de la classe capitaliste, de la nécessité du socialisme.

Le réformisme « anti-libéral »

Ceci nous amène à la question de l’avenir du PCF et de la gauche en général. Selon la presse capitaliste et les grands médias, le PCF n’aurait pas du tout d’avenir. Le parti y est présenté comme un anachronisme, une survivance désuète et inutile du passé. Que les apologues du capitalisme parlent du PCF en ces termes ne devrait surprendre personne. Cela n’a rien de scandaleux. Les défenseurs du capitalisme ne présenteront jamais le communisme ou le Parti Communiste sous un jour favorable. Ce qui est véritablement scandaleux, par contre, c’est que ce même discours soit repris et répandu par d’éminents représentants du parti lui-même, comme Jean-Claude Gayssot, connu pour les privatisations qu’il a pilotées pour le compte du gouvernement Jospin. Dans Le Parisien du 11 mai 2007, Gayssot déclare qu’il est temps « de dépasser la référence stricte au Parti Communiste » et demande « à quoi [il] servirait de prolonger des références qui n’ont plus d’avenir ». Patrick Braouezec, Pierre Zarka et leurs amis sont sur la même longueur d’onde.

Pour La Riposte, qui représente, de facto, la tendance marxiste dans le PCF, cette appréciation des perspectives du PCF est complètement fausse. Ou plus exactement, nous refusons catégoriquement l’idée selon laquelle il y aurait quelque chose d’inéluctable – c’est-à-dire d’inscrit dans les conditions objectives de notre époque – dans les reculs enregistrés par le parti au cours de la dernière période. Bien au contraire, compte tenu des perspectives réelles du capitalisme, de l’impossibilité d’empêcher la régression sociale dans le cadre de ce système, et compte tenu de l’ampleur des mobilisations des travailleurs et des jeunes qui nous attendent dans les années à venir, les conditions objectives qui existent en France sont favorables au PCF. Le virage vers le coalitionnisme voulu par la direction du PS – s’il n’est pas bloqué par la base socialiste – devrait ouvrir un espace de développement encore plus important pour le parti.

Mais entre un développement potentiel et un développement réel, il n’y a rien d’automatique. Encore faut-il que le programme et la stratégie du parti tiennent pleinement compte de l’impasse du capitalisme – et donc du réformisme – et propose un programme révolutionnaire pour mettre fin à la propriété capitaliste des grands moyens de production. L’affaiblissement du PCF n’est pas la conséquence de conditions objectives défavorables, mais celle de son évolution politique interne.

Contrairement à ce que prétendent des liquidateurs tels que Gayssot, Hue et Braouezec, le problème n’est pas le communisme ou le marxisme, qui selon eux n’auraient plus d’avenir. Au contraire, le problème est précisément l’abandon du communisme par les dirigeants du parti. Le comportement servile des dirigeants du PCF au gouvernement (en 1981-1984 et en 1997-2002) a convaincu l’électorat communiste – ainsi que la majorité de la couche la plus militante et combative du salariat, qui formait le socle de sa base sociale traditionnelle – que malgré le ton plus radical de son discours, le PCF ne représente pas, dans la pratique, une alternative sérieuse au réformisme du Parti Socialiste. A leurs yeux, un PCF qui a cautionné des privatisations, et bien d’autres mesures totalement incompatibles avec les intérêts des travailleurs, ne sert à rien.

Progressivement vidé de tout ce qui ressemblait de près ou de loin aux idées du socialisme révolutionnaire, le programme du PCF est devenu de plus en plus ouvertement réformiste, de plus en plus proche, sur les questions essentielles, de celui du Parti Socialiste, précisément à une époque où, au gouvernement comme dans l’opposition, le réformisme « socialiste » a démontré sa faillite. La lutte pour en finir avec le capitalisme a été remplacée par le langage confus et insipide du réformisme « anti-libéral ». Les textes du parti sont parsemés de notions abstraites et farfelues puisées dans le charabia petit-bourgeois et « altermondialiste » de groupements comme ATTAC ou la Fondation Copernic. La réalisation du socialisme a été remplacée par l’illusion d’une possible économie capitaliste « équitable », la lutte contre l’impérialisme par le « dialogue Nord-Sud », la nationalisation des banques et des entreprises par une véritable usine à gaz de propositions « régulatrices ». Le programme du parti offre des « bonus » et des crédits moins chers aux capitalistes qui se comportent bien, et menace les capitalistes « irresponsables » d’amendes et de taxes punitives.

Chaque pas dans la direction de ce réformisme timide a été naturellement applaudi et encouragé par les rédactions de la presse « bien pensante », ainsi que par les incorrigibles petits bourgeois et autres « bovistes » surexcités qui grouillaient dans les « collectifs anti-libéraux ». « Enfin, le PCF se débarrasse de ses dogmes ! », disent-ils. « Mais encore un effort ! ». Cependant, auprès des travailleurs, des militants syndicaux dans les entreprises, et auprès de la masse des victimes du capitalisme, c’est-à-dire auprès des gens qui nous intéressent, il est pratiquement impossible de défendre ce programme. Ce n’est tout simplement pas crédible. Et c’est pour cette raison que les militants qui se sentent capables de l’assumer sont de moins en moins nombreux.

A une époque où, dans toutes les entreprises, la moindre baisse de rentabilité fait planer sur les travailleurs la menace d’une réduction des effectifs, d’une délocalisation ou de la fermeture pure et simple de l’établissement, le réformisme « anti-libéral » propose d’imposer aux employeurs toutes sortes de restrictions, d’obligations et de pénalités plus ou moins coûteuses, mais n’ose pas poser la question de la propriété de l’entreprise. Car voyez-vous, la nationalisation, l’expropriation des capitalistes, la gestion démocratique de l’économie par les travailleurs eux-mêmes, en un mot tout ce qui constitue un programme véritablement communiste et révolutionnaire, ce ne sont pas là des « idées modernes » ! En conséquence, les travailleurs – y compris les sympathisants du PCF – finissent par hausser les épaules, en se disant : « C’est gentil d’avoir pensé à nous. Mais si on appliquait ne serait-ce que le quart de ces mesures, ici, le patron mettrait la clé sous la porte dès le lendemain ! ». Si le capitalisme est le seul système possible, se disent de nombreux travailleurs – et qui dira le contraire, puisque même le Parti « Communiste » ne remet plus en question la propriété capitaliste ? – alors il va falloir faire avec, être réaliste, ne pas demander trop, baisser la tête et espérer au moins conserver son emploi le plus longtemps possible. Dénoncer les patrons, proposer des mesurettes destinées à nuire à leurs intérêts, à réduire leurs profits, à leur imposer des restrictions de toutes sortes, mais laisser leur pouvoir intact – le pouvoir de la propriété –, c’est un programme qui finirait par se retourner contre les salariés eux-mêmes.

Cela ne signifie pas, bien évidemment, que le mouvement communiste ne doit pas présenter un programme de revendications « immédiates » dans les domaines économique et social. Bien au contraire : le PCF se doit d’être en première ligne de tous les combats pour l’extension des droits, la défense des acquis et l’amélioration des conditions de vie des salariés, de la jeunesse, des chômeurs et des retraités. Il ne s’agit pas de rester les bras croisés, en se limitant à l’affirmation de la nécessité du socialisme. Par contre, il faut affirmer et expliquer cette nécessité, en la mettant en rapport avec les luttes plus « immédiates », plus « concrètes ». Par la propagation du programme et des idées du socialisme révolutionnaire, le PCF et le MJCF contribueraient grandement à l’éducation politique des travailleurs et des jeunes, leur donnerait un programme, un projet de société, un but, une alternative claire au capitalisme.

Quelle est donc l’approche générale qu’il faut adopter envers les travailleurs, afin d’élever leur niveau de conscience politique et de les aider à se libérer de leurs illusions réformistes ? Il faut leur dire, en substance, qu’ils peuvent compter sur nous, les communistes, pour les appuyer, pour lutter coude à coude avec eux sur tous les fronts : défense de l’emploi, pouvoir d’achat, droit au travail, droits politiques, conditions de logement, éducation, santé, la lutte contre le racisme, etc. Il faut leur dire qu’au niveau national, les communistes s’efforceront de présenter une plateforme revendicative qui donne une expression générale à leur objectifs et aspirations dans ces différents domaines : réduction de la semaine du travail, indexation des salaires sur le coût de la vie, gel des loyers, construction de logements sociaux, droit de vote des étrangers – entre autres. Mais en même temps, il faut faire clairement comprendre au plus grand nombre possible des travailleurs et des jeunes qu’il s’avèrera impossible de défendre leur niveau de vie, quel que soient le nombre et l’ampleur des luttes qu’ils peuvent mener, tant que le pouvoir économique reste entre les mains des capitalistes. Tant que ce pouvoir existe, ce que les travailleurs gagnent aujourd’hui sera perdu demain, et les attaques qui sont repoussées aujourd’hui se reproduiront demain. C’est pourquoi les communistes doivent compléter leur programme par la revendication de la nationalisation de toutes les banques, des compagnies d’assurance et de crédit, ainsi que de tous les grands groupes du secteur industriel, du commerce, des services et des communications, qui doivent être arrachés des mains des capitalistes et placés directement sous le contrôle et la direction des travailleurs eux-mêmes, à tous les niveaux.

Bien évidemment, ce programme ne sera pas immédiatement compris et accepté par tous les travailleurs et toute la jeunesse. Mais s’il est correctement expliqué, faits et chiffres à la clé, et en s’appuyant sur l’expérience collective et pratique des travailleurs eux-mêmes – qui savent bien, justement, que leurs acquis sont constamment menacés –, ce programme obtiendrait l’adhésion d’une fraction importante de la couche la plus consciente, la plus avancée et militante de notre classe. Auprès de ceux qui le trouveraient dans un premier temps trop radical, trop extrême, les communistes auront au moins planté un drapeau, un point de référence, un programme. Et au fur et à mesure que les explications et les perspectives des communistes seraient confirmées par le cours des événements, les travailleurs seraient de plus en plus nombreux à le soutenir, surtout dans des conditions de luttes massives comme celles qui ont eu lieu contre les retraites et contre le CPE. C’est ainsi que le PCF pourrait commencer à sérieusement renforcer sa base de soutien chez les jeunes et chez les travailleurs les plus conscients et combatifs – et, à travers eux, à reprendre plus profondément racine dans le mouvement ouvrier, dans les quartiers et dans les entreprises.

Le PCF peut remonter la pente ; il doit remonter la pente. La situation actuelle lui offre d’énormes possibilités, à condition de tourner le dos aux idées décousues du réformisme « anti-libéral » et de l’« économie équitable », qui ne peuvent que semer davantage de confusion, et de se réarmer politiquement sur la base des idées du marxisme et du programme du socialisme révolutionnaire.

C’est dans ce sens que La Riposte veut pousser le parti. Elle travaille à défendre les idées du marxisme dans le parti et dans la jeunesse. Les idées de La Riposte répondent aux attentes et aux aspirations de nombreux communistes, dans le MJCF comme dans le parti. Pour poursuivre sa tâche, elle a besoin de leur aide, de leur soutien actif, de leur participation. Il y va de l’avenir du parti. Car si le PCF, comme le souhaitent manifestement certains, se laissait entraîner vers une politique qui s’accommode encore plus du système capitaliste, il ne serait jamais autre chose que la cinquième roue de la social-démocratie, et perdrait encore du terrain.

Et au-delà de l’avenir du parti, c’est celui des travailleurs et des jeunes qui est en jeu. Le Parti Communiste doit redevenir un parti révolutionnaire, dans son programme, dans son action, dans son tempérament. Le capitalisme n’offre plus que la régression, le déclin, la crise permanente, la destruction des conquêtes sociales. Aucune société ne peut continuer indéfiniment sur cette pente. Le socialisme n’est donc pas une utopie, mais une nécessité. La tâche des communistes est de se mettre en phase avec cette nécessité et de lui donner une expression concrète dans leur programme, dans leur théorie et dans la pratique.


Greg Oxley, PCF Paris
JC Seclin, Templemars, Vendeville,Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne, Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt,Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,
Premiers signataires : Yvan Coppin (Section PCF de Le Portel, membre du CD du PCF 62.), Julien Defontaine (Section PCF de Lille.), Xavier Dubois (Section PCF d’Hellemmes, membre du CD du PCF 59.), Ulrich Savary (Section PCF de Marcq en Baroeul), Benjamin Vandekerckhove (Section PCF de Pont à Marcq), Quentin Le Matt (Section PCF de Seclin)
Repost 0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 01:06
L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme

L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme

Le nouveau revers subi par le PCF, au premier tour des présidentielles, a envoyé une onde de choc à travers le parti. Comment est-il possible que le PCF recule encore, au terme d’un quinquennat marqué par des attaques à répétition contre les droits et les conditions de vie des travailleurs et de la jeunesse, ainsi que par plusieurs vagues de contestation, de grèves et de manifestations d’une ampleur sans précédent, depuis les événements révolutionnaires de mai 1968 ? Au cours de ces cinq années, des millions de personnes sont entrées en lutte contre les injustices du capitalisme. En 2003, il y a eu la mobilisation colossale contre la réforme des retraites et le mouvement contre la guerre en Irak ; en 2005, la mobilisation contre la Constitution Européenne ; en 2006, le mouvement contre le CPE – pour ne citer que les événements les plus importants. Au-delà même des rangs des manifestants et des grévistes, la colère et l’amertume face aux injustices étaient – et sont toujours – palpables. Les émeutes de novembre 2005 en étaient une expression, parmi bien d’autres.

Dans un tel contexte, un Parti Communiste devrait être comme un poisson dans l’eau. Et pourtant, force est de constater que l’assise sociale et électorale du parti, loin de se renforcer, s’est encore réduite au cours de la dernière période.  
  
La direction du parti a convoqué un Congrès extraordinaire pour tirer les enseignements de cet échec. C’est une excellente initiative. Mais le Congrès ne résoudra rien s’il se contente des « explications » superficielles qu’on trouve dans les premiers communiqués que la direction nationale a publiés dans la foulée du 22 avril. Il est vain de chercher à expliquer le déclin électoral du PCF en invoquant des facteurs extérieurs au parti.
 

Causes externes ou internes ?    

Par exemple, le rapport présenté par Olivier Dartigolles, lors du CN du 24 avril dernier, évoque le rôle des médias, qui n’auraient pas aidé le PCF. Evidemment qu’ils ne l’ont pas aidé ! Ils ne l’ont jamais aidé et ne l’aideront jamais. Les grands médias sont entre les mains du camp adverse. Dartigolles estime par ailleurs que le « jeu des institutions » capitalistes n’a pas, lui non plus, favorisé le PCF. Mais le contraire serait étonnant, n’est-ce pas ? Enfin, la stratégie de la direction du PS aurait fait du tort au PCF, semble-t-il, en jouant sur la peur des électeurs de gauche de revoir Le Pen au deuxième tour, et en les incitant donc à voter socialiste dès le premier tour. Mais s’attend-on vraiment à ce que les dirigeants du PS mènent campagne pour augmenter le score du PCF ? Tous les arguments de ce genre font penser à un boxeur vaincu qui, pour expliquer sa défaite, se plaint du fait que son adversaire n’arrêtait pas de lui porter des coups.    

Le rapport semble enfin réhabiliter la veille « théorie » – dont on a si souvent usé et abusé, dans l’histoire du PCF – d’un « glissement de la société vers la droite ». Nous nous trouvons là face à un cas flagrant de tautologie. Pourquoi la gauche a-t-elle perdu ? Pourquoi le score du PCF s’effondre-t-il ? Eh bien, voyez-vous, s’il n’y a pas de glissement vers la gauche, c’est sans doute parce qu’il y a un glissement vers la droite !   

En réalité, au cours des dernières années, la situation objective, dans le pays, a été – et demeure – extrêmement favorable au développement du Parti Communiste. La lutte des classes ne se développe jamais de façon linéaire, régulière. Inévitablement, elle est ponctuée par des périodes de reflux, de fatigue et de désorientation. Mais, dans l’ensemble, depuis 1995, la courbe des luttes sociales et politiques est ascendante. Et pourtant, sur la même période, la courbe du PCF a évolué dans le sens inverse. Les difficultés du PCF ne sont donc pas liées à des éléments extérieurs au parti. Elles ont des causes politiques internes. Ce sont ces causes-là qu’il faut regarder en face si nous voulons arrêter le déclin du PCF et le mettre en position de reconquérir le terrain perdu.   

Il est vrai que, dans cette élection, le « vote utile », c’est-à-dire le vote tactique d’une partie de l’électorat de gauche visant à assurer la présence de Ségolène Royal au deuxième tour, a joué contre le PCF. Mais on aurait tort d’attribuer une trop grande importance à ce phénomène. Il faut regarder la situation du parti dans son ensemble, et pas seulement dans sa dimension électorale. Est-ce le vote utile qui a fait disparaître les sections d’entreprise ? Est-ce le vote utile qui a mené à la disparition de très nombreuses cellules locales du parti ? Est-ce le vote utile qui fait que le MJCF, malgré ses récents progrès, n’est que l’ombre de ce qu’il était il y a une quinzaine d’années ? Est-ce le vote utile qui a miné l’influence du parti dans la CGT, plombé les ventes de L’Humanité, plongé le parti dans la dette et mené à sa dislocation politique, au point que de nombreux dirigeants nationaux ont publiquement soutenu José Bové contre la candidate de leur propre parti ? Le fait est que le PCF est en train de perdre son assise non seulement auprès de la masse de l’électorat, mais aussi dans la couche la plus consciente et militante de la jeunesse et du salariat.    

« Vote utile » ou pas, cette perte d’influence et de crédibilité dans l’« avant-garde » du salariat, et la perte conséquente des relais du parti dans le mouvement ouvrier et le salariat en général, s’accompagnent d’un déclin sur le plan électoral. Tous les aspects de cet affaiblissement sont indissociables, et ses causes sont autrement plus profondes que les réflexes tactiques d’une frange de l’électorat.
 

L’expérience de la gauche au pouvoir

Seule une fraction relativement réduite des travailleurs se forge son opinion sur les partis en lisant leurs programmes détaillés ou par une réflexion « idéologique ». La masse des travailleurs se fait son opinion sur la base de son expérience. Et quelle est cette expérience ? A trois reprises, depuis 1981, les travailleurs et les jeunes de ce pays ont porté la gauche au pouvoir – malgré le « jeu des institutions » et malgré le rôle des médias – dans l’espoir d’en finir avec les problèmes engendrés par le capitalisme. Au cours des 25 dernières années, la gauche a été au pouvoir pendant 15 ans (1981-86, 1998-1993 et 1997-2002). Le PCF a participé à ces gouvernements pendant 8 ans (1981-1984 et 1997-2002). Chaque fois, les dirigeants de ces partis ont promis un « changement ». Mais chaque fois, il n’y a pas eu de changement.   

Sur toutes les questions fondamentales, les gouvernements de gauche se sont alignés sur les intérêts des capitalistes. Sous la droite comme sous la gauche, les inégalités sociales se sont aggravées. La grande misère – soupes populaires, SDF par centaines de milliers, chômage de longue durée, emploi précaire, « travailleurs pauvres », etc. – s’est accrue, cependant que des pans entiers de l’infrastructure industrielle du pays ont été privatisés, détruits ou délocalisés. Cette élection ne démontre pas que les travailleurs, les chômeurs, les jeunes et les retraités qui ont objectivement intérêt à rejeter la droite sont devenus réactionnaires ou se sont laissés gagnés par des « comportements inquiétants », pour reprendre la formulation du rapport de la direction fédérale de Paris. Elle signifie surtout qu’à partir de leur propre expérience, beaucoup de travailleurs ont tiré la conclusion que le programme de la gauche – PS et PCF confondus – ne propose aucune alternative sérieuse au capitalisme, que ce système est le seul possible, et qu’il va donc falloir faire avec. Le fond du problème est là, et non dans un épisodique « vote utile ».   

Marie-George Buffet a dit que le résultat du premier tour ne traduit pas l’implantation sociale et l’audience réelles du PCF. Nous partageons ce point de vue. Elle a également dit que l’avenir du PCF ne dépendait pas d’un score électoral. Ceci est également vrai. Mais alors, de quoi dépend, au juste, l’avenir du PCF ? Il dépend, avant tout, du soutien de la couche la plus militante et politiquement consciente du salariat et de la jeunesse – celle qui est consciemment à la recherche d’un moyen d’en finir avec le capitalisme. C’est cette couche-là qui, tout au long de l’histoire du parti, a formé le socle essentiel de son assise sociale, et qui a permis au PCF, pendant les grandes offensives militantes et révolutionnaires des travailleurs, d’acquérir une véritable base de masse. Perdre ce socle, c’est condamner le PCF à l’effritement et, à terme, à la disparition. 

L’expérience de la participation gouvernementale des dirigeants communistes – avec le blocage des salaires, les fermetures et la suppression de dizaines de milliers d’emploi dans les bassins industriels (sidérurgie, charbonnages) en 1983-84, puis les privatisations sous Jospin – a démoralisé et désorienté la base du PCF et miné sa position électorale. Elle a convaincu les travailleurs que, même si le discours du PCF est plus à gauche et plus revendicatif que celui du PS, au fond, dans la pratique, sa politique n’est pas fondamentalement différente. Ce que l’électorat socialiste tolère, en grinçant les dents, de la part des dirigeants du PS, l’électorat communiste ne le tolère pas de la part du PCF. Un parti « communiste » qui privatise ne sert à rien, si ce n’est à démoraliser son propre camp. C’est là que se trouve la clé de l’affaiblissement organisationnel et électoral du parti.
   

Au nom de la « modernité », le programme du parti a été progressivement vidé de toute mesure susceptible de remettre en cause la propriété capitaliste des banques, des grands groupes industriels et de l’économie en général. Le programme ne contient presque aucune nationalisation. Il avance une série de mesures destinées à réduire les profits des capitalistes – par des taxes, des prélèvements, des amendes, des augmentations de salaire, etc. –, mais ne vise pas à mettre un terme au système du profit. Il évite soigneusement de toucher à la propriété capitaliste. Ce réformisme « anti-libéral » constitue, en substance, un abandon du socialisme et un ralliement à l’économie de marché, c’est-à-dire au capitalisme. Dans la pratique, la défense de ce que Robert Hue appelait « l’économie de marché à dominante sociale » a mené à l’approbation des privatisations massives réalisées par le gouvernement Jospin.   

« La nature a horreur du vide », disait Aristote, et le vide laissé par l’abandon du socialisme a été comblé en puisant dans le bric-à-brac intellectuel « altermondialiste » qui fait le fonds de commerce de mouvements comme ATTAC ou la Fondation Copernic. L’idée, derrière ce virage – ou ce « glissement » – du programme du parti vers la droite, était sans doute de le rendre plus acceptable aux yeux d’une certaine « opinion publique ». Mais il n’obtiendra jamais l’adhésion des jeunes travailleurs qui cherchent une alternative sérieuse au capitalisme.   

Ce qui faisait la force du PCF, dans le passé – malgré tous les zigzags, les aberrations et les crimes de l’époque stalinienne – c’était que les travailleurs les plus avancés le considéraient comme le parti du changement révolutionnaire, le parti qui voulait abolir le capitalisme. Mais que trouvent-ils, aujourd’hui, dans le programme du PCF ? Va-t-on vraiment faire croire à des gens sérieux qu’on peut éliminer le chômage au moyen de « bonus » accordés aux patrons qui favorisent l’emploi, ou d’amendes et de sanctions fiscales pour ceux qui licencient ? Peut-on sérieusement prétendre que le « commerce équitable », la taxe Tobin, la réforme du FMI, ou encore la création d’une monnaie mondiale (le dernier dada de la rédaction de l’Humanité), constituent des armes sérieuses contre la rapacité patronale et le capitalisme ?  

Expliquer les idées du socialisme 

 
Face aux problèmes concrets posés par le capitalisme, il faut des réponses concrètes. Quel est, par exemple, le programme du PCF pour empêcher les délocalisations et les fermetures d’entreprises ? Cherchez partout : vous ne trouverez rien. Et pour cause : la seule façon d’empêcher les fermetures et les délocalisations, c’est l’occupation de l’usine et la lutte – faisant appel à la solidarité active du mouvement ouvrier et de la population en général – pour la nationalisation de l’entreprise sous le contrôle et la gestion des travailleurs. Voilà le programme que le PCF devrait défendre et s’efforcer de populariser. Mais la nationalisation ne cadre pas avec le réformisme « anti-libéral » actuellement en vogue dans les instances dirigeantes du parti. En conséquence, elles se retrouvent à implorer les patrons de changer d’avis – avec des cadeaux financiers à la clé – ou à chercher des repreneurs capitalistes. 
Le système capitaliste exige la régression sociale dans tous les domaines. Quel que soit le taux de croissance du PIB, il n’autorise pas la mise en œuvre de réformes sociales conséquentes. Au contraire, la croissance du PIB dépend directement de l’augmentation du taux d’exploitation des salariés. La force motrice du capitalisme, c’est le profit. Les dirigeants du Parti Socialiste ont tenu compte de cette réalité. Leur programme ne contient aucune réforme conséquente. C’est pour cette raison qu’ils ont perdu les élections. Et c’est pour cette raison, aussi, qu’ils sont prêts à faire cause commune avec l’UDF. 
Face à cette situation, nous avons besoin d’un PCF qui expose et explique la faillite du réformisme. Mais ceci n’est évidemment pas possible tant que le PCF lui-même ne sort pas du marécage « anti-libéral ». Le PCF doit dire clairement aux travailleurs qu’ils ne trouveront aucune solution aux problèmes sociaux et économiques sur la base du capitalisme, et que la lutte pour défendre l’emploi, les services publics et tout ce qui détermine leur niveau de vie est absolument indissociable de la lutte pour abolir la propriété capitaliste des banques et des ressources économiques en général. Il faut expliquer aux travailleurs qu’ils doivent s’emparer des moyens de production, qu’ils doivent, comme le disait Marx, s’ériger en classe dirigeante à la place des capitalistes, et organiser démocratiquement la vie sociale et économique du pays pour répondre à leurs propres besoins. 
Le capitalisme n’apportera que précarité, chômage et pauvreté. Il démolira progressivement toutes les conquêtes sociales du passé. Quand Sarkozy parle de « liquider l’héritage de mai 1968 », il ne veut pas dire autre chose. Dans ces conditions, nous avons besoin d’un parti dont le programme est en conformité avec son nom. Il faut écarter les idées fallacieuses et inconséquentes du réformisme « anti-libéral » et adopter le programme et les idées du socialisme révolutionnaire.JC Seclin, Templemars, Vendeville, Wattignies, Haubourdin, Emmerin, Houplin-Ancoisne, Santes, Wavrin, Don, Allenes les Marais, Carnin, Annoeullin, Bauvin, Provin, Gondecourt, Avelin, Martinsart, Attiches, Phalempin, Tourmignies, Pont-à-Marcq, Mérignies, La Neuville, Wahagnies, Libercourt, Oignies, Ostricourt, Moncheaux, Raimbeaucourt, Leforest, Faumont, Mons-en-pévèle, Thumeries,
Greg Oxley, PCF Paris
Repost 0