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  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
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ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

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Radio Révolution

26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 21:10
Réforme du marché du travail
Toujours plus de précarité pour les salariés !


Un nouveau contrat pour encore plus de précarité

Depuis plusieurs mois, des négociations ont lieu entre les syndicats et le patronat. Ce dernier a fait planer la menace d’une loi concoctée directement par Sarkozy pour réduire au maximum les exigences des salariés. Parisot et Sarkozy ont pris en otage les syndicats !

Alors que les salariés exigent une sécurité dans leur emploi, le patronat veut imposer une précarisation généralisée. Après avoir échoué sur le CPE, après la création du CNE, le MEDEF se lance à l’attaque du CDI. Le contrat de travail aujourd’hui le plus protecteur pour les salariés est aujourd’hui en danger. Le patronat a pour objectif de flexibiliser le marché du travail en assouplissant les règles protégeant les salariés. Il va pouvoir, par exemple, licencier plus facilement. Voilà ce qu’ils appellent la « flexisécurité », la sécurité pour le patron licencieurs et la porte pour le travailleur !

Le MEDEF en a rêvé, la droite le fait


Malgré quelques maigres contreparties, le voeu du grand patronat de pouvoir licencier facilement l’ensemble des salariés est exaucé :
=> Rupture du contrat qui n’est ni un licenciement, ni démission, mais une séparation à l’amiable sans motif de licenciement. Un CNE nouvelle génération pour tout le monde !!!
=> Allongement de la période d’essai pour tous
=> Embauche le temps d’une mission pour les ingénieurs et les cadres
=> Montant de l’assurance-chômage variable selon la conjoncture

Précarité, chômage à répétition, bas salaires… Voilà la perspective que Sarkozy et les milliardaires du CAC 40 veulent pour les jeunes et les travailleurs de ce pays.
Après les promesses miraculeuses de 2007, les jeunes, les salariés, les chômeurs, les retraités doivent s’attendre à payer la facture des cadeaux fait aux plus riches. En ce début d’année, les plus aisés reçoivent les millions d’euros de baisse d’impôts, pendant ce temps, les plus modestes se serrent la ceinture, voient les prix augmenter, peinent à payer leurs factures, attendent avec toujours plus d’impatience le jour de paye. C’est inacceptable !
Les attaques de plus en plus féroce du gouvernement Fillon répondent à des aspirations toujours plus grandes des rapaces ayant la possession des grands secteurs de  l'économie. Les intérêts des jeunes, des salariés, des retraités, des chômeurs et ceux des Bolloré, des Lagardère et autres capitalistes qui contrôlent les banques, l’industrie et la grande distribution sont inconciliables !
Malgré les déclarations du 1er ministre sur la France en faillite qui justifient la remise en cause des acquis sociaux et du code du travail, la France reste un pays très riche. Ses moyens économiques sont parmi les plus importants au monde. Mais sa richesse et ses moyens ne sont pas sous le contrôle démocratique de la collectivité. Tant que les capitalistes en conserveront la propriété, l’économie ne sera jamais au service de l’ensemble de la société. Non, les idées communistes ne sont pas mortes. Elles sont plus actuelles que jamais.

De la poudre aux yeux


Depuis 2002, la droite s’efforce de satisfaire l’appétit des marchés financiers en présentant les protections des salariés comme des freins à la bonne santé économique de la France. En cela, aucune rupture entre Raffarin, De Villepin, Sarkozy et Fillon. Les recettes sont toujours les mêmes : travailler plus pour gagner plus, attaques contre le droit du travail, remise en cause des acquis sociaux, casse du service public, cadeaux fiscaux aux plus riches, exonérations annuelles de cotisations sociales de 23 milliards, aides aux entreprises de 60 milliards par an. On en connaît les résultats, le président le dit : « les caisses sont vides ». L’argent des richesses produites par la 6ème puissance mondiale n’est ni dans les portefeuilles des français ni dans les caisses de l’État, mais où est il donc ?

Exigeons le progrès social !

Pour nous, c’est le progrès et les conquêtes sociales qui garantissent de meilleures conditions de vie. C’est pourquoi nous proposons une sécurité de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, le CDI comme norme, le SMIC à 1500 euros  net, une hausse de la grille des salaires, une augmentation des minima sociaux, la fin des délocalisations. Pour réussir cela, l’argent existe, mais il va dans les poches de ceux qui en ont déjà beaucoup. Nous sommes conscient que face à la rapacité de ceux qui ont déja toutes les richesses et tous les pouvoirs, il ne suffira pas de demander pour avoir. Il nous faudra gagner et arracher notre droit à une vie meilleure. Le capitalisme n'a pour seul horizon que la précarité, le chômage, les délocalisations, les privatisations les discriminations et la stimatisation pour les jeunes, les étrangers, les femmes.. C'est une autre logique qu'il faut imposer, c'est un autre système qu'il faut mettre en place ! C'est la roue de l'histoire qui doit tourner pour laisser derrière elle le système capitaliste et ses injustices !

Les jeunes communistes au cœur des mobilisations

Contre les politiques capitalistes et les injustices grandissantes qu’elles produisent, les jeunes communistes sont dans les luttes aux côtés de tous ceux qui aspirent au changement, à un autre projet de société. Solidarité, justice sociale, démocratie, services publics de qualité, emplois sécurisés, école de la réussite, paix dans le monde, voilà à quoi nous aspirons !
Nous entrons en résistance contre les politiques de la droite et contre l’Europe libérale. Rassemblons nous tous ensemble pour oeuvrer à notre émancipation, pour oeuvrer au dépassement du capitalisme.


NON, ce n'est pas une tare d'être jeune au XXIe siècle !
NON, nous ne devons pas nous résigner !
Rassemblons nous, organisons nous et luttons !

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Vidéo sur le Contrat de travail Unique (CTU) : ICI


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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 15:09

La lutte pour les droits des femmes
est notre lutte à tous

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La situation actuelle impose de prendre en considération la question de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Aujourd’hui, celles-ci sont encore soumises à un certain nombre de pressions, préjugés, discriminations de tous ordres et doivent lutter de façon permanente pour que les droits économiques, sociaux, culturels soient respectés. 

Le harcèlement moral et sexuel, le chômage de masse ainsi que les boulots précaires comme le temps partiel subi, l’impossibilité de pouvoir disposer librement de son corps, la difficulté de pouvoir exercer un certain nombre de responsabilités à quelque niveau que ce soit sont une réalité. Le système capitaliste profite de chaque occasion pour diviser la population : distinction français/étrangers, travailleurs/chômeurs et, bien sûr, hommes/femmes.  

Il est de notre devoir de ne pas le laisser créer entre nous des séparations artificielles qui lui permettent de diviser pour mieux régner. La lutte pour les droits des femmes est notre lutte à tous car elle rejoint la bataille que nous devons engager pour notre émancipation individuelle et collective. A chaque fois qu’un coup est porté contre une partie de la population, à chaque fois que le système capitaliste s’attaque aux droits d’un certain nombre d’entre nous, cela a une répercussion sur l’ensemble de la société et empêche le rassemblement de tous ceux qui souffrent d’une société qui privilégie la rentabilité au développement humain. 

Les intérêts des hommes et des femmes qui souffrent sont les même car, en réalité, le système capitaliste nous opprime toutes et tous !


Cette logique de division qui est mise en œuvre, nous jeunes communistes la refusons

Voici nos propositions :

  • - L'égalité salariale entre hommes et femmes lorsque les qualifications sont identiques, ceci en garantissant les 35h dès à présent et en luttant pour les 32h hebdomadaires

  • - Un congé parental de 20 semaines en conservant le même salaire, ceci dans le cadre du CDI que nous revendiquons pour l’ensemble de la population

  • - La possibilité de pouvoir pratiquer une IVG durant les 20 premières semaines de grossesse gratuitement, ainsi que l’accès libre et gratuit à l’ensemble des moyens de contraception qui existent

  • - La création d’un service public de la petite enfance avec les moyens humains et financiers en conséquence

  • - La garantie du choix de la filière scolaire et universitaire de son choix pour chaque sexe, ceci en luttant contre toutes les pressions familiales et institutionnelles qui s’y opposent

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 09:14
Ci dessous, un article de La Riposte

medium-affiche-nicolas-sarkozy.jpgA la lecture du Prince, de Nicolas Machiavel, ou des Chaînes de l’Esclavage, de Jean-Paul Marat, force est de remarquer que les ruses et artifices de « l’art de gouverner » n’ont pas tellement changé, depuis l’époque de ces grands hommes. Semer la division ; alterner les menaces et les flatteries ; feindre la compassion, vis-à-vis des souffrances populaires, pour mieux les perpétuer ; détourner les esprits vers des sujets futiles : tout cela fait partie, depuis des siècles, des méthodes gouvernementales des classes dirigeantes. Et Sarkozy, notre prince contemporain, en use à l’excès. 

Celui qui s’est posé en champion des opprimés et des « sans grade » se prélasse dans le luxe, la recherche du plaisir, les paillettes et la popularité. Il étale devant les cameras du monde entier ses relations privilégiées avec les hommes les plus riches de la planète. « On a vu des peuples opprimés demander au prince des spectacles, comme le seul remède à leurs maux », écrivait Marat. « Ce ne sont que jeux, fêtes, danses et chansons. Mais dans ces jeux, le peuple ne voit point les maux qu’on lui prépare, il se livre aux plaisirs. » Ou encore : « Que le prince dissipe en fêtes, en banquets, en tournois, les deniers publics, on voit ses stupides sujets, loin de s’indigner de ces odieuses prodigalités, admirer en extase ses folies, et vanter sa magnificence. » 

Comment ne pas voir que si les moyens et la forme des distractions ont changé, le but recherché est exactement le même ? Le jour de la grève générale des transports, Sarkozy annonce son divorce. A la fin de la visite de Kadhafi (négative pour l’image du prince), on apprend son idylle avec une starlette. Pendant que des pompiers ramassent le cadavre d’un « sans grade », mort de froid à quelques pas du Ritz et de l’Hôtel de Crillon, Sarkozy part en Egypte à bord du jet d’un ami milliardaire. L’apôtre du « travailler plus pour gagner plus » est toujours en vacances, en Jordanie, lorsque les personnels hospitaliers luttent pour réclamer le paiement de 23 millions d’heures supplémentaires. Enfin, lors d’une conférence de presse où il annonce la fin prochaine des 35 heures, le prince évoque un projet de mariage. 

Il y a des signes que le spectacle commence à fatiguer mêmes les plus dupes. Une tendance lourde se dégage des sondages. Les côtes de popularité du président et de son gouvernement sont en chute libre. Depuis le mois de juillet, Sarkozy aurait perdu 17% d’opinions favorables. C’est une tendance qui alarme, en premier lieu, l’industrie audio-visuelle et la presse, qui se sont tant dévouées au développement de sa gloire. Par exemple, Le Monde du 26 décembre dernier s’est inquiété de la « fascination du président pour les paillettes et la jet-set », et souligne « la distance qui doit exister entre un homme qui incarne l’Etat et un groupe socio-professionnel, quel qu’il soit ». 

Mais cette baisse de popularité n’a rien d’étonnant. Elle traduit la prise de conscience, chez les travailleurs qui subissent de plein fouet la politique du gouvernement, mais aussi dans les couches relativement aisées de la population, que la « rupture » promise par Sarkozy n’est en réalité que la poursuite et l’aggravation de la politique menée par Chirac, Raffarin et de Villepin. 

Exactement comme nous le disions à l’époque, l’attaque contre les régimes spéciaux n’était que le prélude à une attaque contre toutes les retraites. Les 35 heures sont aujourd’hui en danger. Alors que plusieurs millions de personnes sont mal-logées et dans l’impossibilité d’acheter un logement, le gouvernement, s’inspirant directement de la politique de Thatcher dans les années 80, veut organiser la vente des HLM, alimentant ainsi la spirale spéculative du secteur immobilier. En 2007, le pouvoir d’achat a fortement baissé chez les millions de travailleurs du bas de l’échelle salariale, les précaires et les chômeurs. La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a reconnu que le taux d’inflation en 2008 sera encore plus important qu’en 2007. 

L’économie stagne. Les capitalistes ne réinvestissent pas dans l’outil productif. La baisse de l’activité économique aux Etats-Unis et, prochainement, en Chine, ne pourra qu’aggraver encore les perspectives. Le patronat et le gouvernement redoubleront d’ardeur pour conserver leurs profits au détriment du reste de la société. La crise actuelle résulte de la faillite d’un système. Elle n’est pas, au fond, la conséquence de la politique de Sarkozy. Si le Parti Socialiste était au pouvoir, ses dirigeants seraient en train d’appliquer une politique semblable à celle de Sarkozy, puisqu’ils sont, eux aussi, liés corps et âme à ce même système. 

Certaines conclusions découlent de ce constat. Il faut frapper le capitalisme à la tête. Il faut s’efforcer de rassembler le mouvement ouvrier et la gauche autour d’un programme qui pose concrètement la nécessité de briser l’immense pouvoir d’une infime minorité de la population, à savoir les Bolloré, les Lagardère et autres capitalistes qui contrôlent les banques, l’industrie et la grande distribution. La France est un pays très riche. Ses moyens économiques sont parmi les plus importants au monde. Mais sa richesse et ses moyens ne sont pas sous le contrôle démocratique de la collectivité. Tant que les capitalistes en conserveront la propriété, l’économie ne sera jamais au service de l’ensemble de la société. Non, les idées communistes ne sont pas mortes. Elles sont plus actuelles que jamais.

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 19:03
Communiqué de presse
Mouvement jeunes Communistes de France.

Assez de leçons, M. Sarkozy !
 
 
Le Président de la République a l’occasion  de sa première grande conférence de presse s’est livré a son numéro préféré : faire de l’esbroufe et donner des leçons.

Nicolas Sarkozy a beau jouer sur une forme décontractée et tenter de justifier l’injustifiable sur ces amitiés avec les despotes libyen ou russe comme sur son action nationale, les faits restent têtus. La vie et l’avenir des jeunes de ce  pays s’obscurcissent chaque jour un peu plus.
 
L’avenir des jeunes semble d’ailleurs peu le préoccuper tant il traite avec mépris ceux qui s’opposent à la casse de leur éducation, tels les étudiants et lycéens en lutte contre la Loi Pécresse. Il avoue par la même sa stratégie de tout attaquer en même temps pour casser les résistances. Il insulte tous ceux, et notamment les jeunes, qui ne croient pas que leur avenir doive passer par la précarité à vie ou la marchandisation de l’éducation. Nous ne sommes pas des conservateurs, mais bien ceux qui veulent mettre un coup d’arrêt à la rupture avec le progrès.
 
Nous refusons en effet le projet de société du président fondé sur l’idée que nous ne travaillons pas assez et qu’il faudrait donc en finir avec le temps de travail et l’âge légal de la retraite. Nous nous battons au contraire pour une société libérée de la concurrence internationale présentée comme inéluctable et qui a pour conséquences la précarité généralisée à tout le globe. Perdre sa vie à la gagner, non merci !
 
Nous ne croyons pas plus à la solution unique que veut incarner le Président. Oui, il est possible de faire autrement et d’opposer à la dégradation des conditions de vie une logique de progrès social pour tous. Les richesses sont immenses à l’échelle de la planète. La question n’est pas de savoir qui en jouira, mais comment chaque être humain pourrait en jouir. Il est vrai qu’il faudrait pour cela remettre en cause les privilèges de Monsieur Sarkozy et de ses amis, promoteurs en charters de luxe.
 
Nous sommes extrêmement choqués de la représentation que fait le président fait de la jeunesse africaine. Les 475 millions de jeunes africains risqueraient, à l’écouter, de nous envahir à tout moment. C’est ce qui arrivera si le président continue ses insultes, comme à Dakar cet été, et sa politique néo coloniale. Les peuples du Sud n’en peuvent plus d’être considérés comme des dangers et des vaches à lait, la pérennité même de l’humanité impose au contraire un co-développement économique, social et écologique pour tous.
 
Plutôt que de faire de beaux discours devant des parterres dociles, le Président ferait mieux de se rendre compte que les Français ne supporteront plus longtemps ni son arrogance, ni sa politique destructrice.
 
Paris, le 9 novembre 2007
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 22:29
 
Avec les cadeaux fiscaux, le gouvernement UMP fait payer à tous (dont les plus pauvres) les dépenses consacrées aux plus aisés.
.
undefinedLe Conseil constitutionnel a jugé que les franchises médicales n'étaient pas un obstacle à l'accès de tous à la santé. Il valide donc la loi de financement de la Sécurité sociale qui instaure un tarif non remboursable de 50 centimes d'euros sur les médicaments et les actes médicaux et 2 euros sur les transports sanitaires, avec un maximum de 50 euros par an. Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle et les femmes enceintes en sont exemptés. Cette franchise devrait rapporter à la collectivité 800 millions d'euros, l'équivalent des sommes dépensées cet été, uniquement au titre du bouclier fiscal qui profite aux plus fortunés.

Une étape majeure est franchie aujourd'hui dans l'histoire politique de notre pays. Jusqu'à présent - depuis 2000 - les baisses d'impôt étaient relativement indolores pour les plus démunis (même si l'argent dépensé ainsi aurait pu être utilisé autrement et sans compter les hausses d'impôts locaux).

Aujourd'hui le gouvernement fait payer à tous (dont les plus pauvres) les dépenses consacrées aux plus aisés. Il suffisait en effet à l'Etat de ne pas étendre le bouclier fiscal et de verser les sommes équivalentes à la prise en charge des personnes âgées dépendantes. A la place, ce sera donc aux franchises médicales de le faire. Au fond, notre franchise finance le bouclier.
C'est la même logique qui a poussé le gouvernement à vouloir revenir sur l'exonération de redevance télévisuelle pour les personnes exonérées de la taxe d'habitation. Devant le tollé suscité par cette mesure, Nicolas Sarkozy et sa clique ont renoncé à taxer les personnes âgées exonérées de redevance télé au profit de leurs amis milliardaires.

Bien au-delà des clivages partisans, ces dispositifs en apparence techniques touchent au cœur des valeurs républicaines.

Le gouvernement ne cesse de répéter que les caisses sont vides, que la France est en faillite, qu'il y a trop de fonctionnaires, autant de mensonges qui ne servent qu'à justifier une politique de classe au service du patronat.

Car la France est riche, les profits explosent ; ils sont confisqués par une minorité d'exploiteurs.


Défaite en 2007 par la démagogie de Sarkozy et de ses amis Bouygues, Dassault ou Bolloré, la gauche doit reprendre l'offensive sur ces questions. Il y a urgence à rétablir la vérité. Ce travail, les jeunes communistes le mèneront en 2008.
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 13:22
Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ».
Thomas Jefferson

Le Parlement s’apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une « rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction - l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».

La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques.

Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.

Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment.
L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L'évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.

En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l'incarcération.
Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine).

Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.
Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro » n’existe pas. »

Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ».

Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.

Site Web :
http://www.contrelaretentiondesurete.fr/
Pour signer cet appel : envoyer un mail à contrelaretentiondesurete@genepi.fr

«Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.» Karl Marx
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 23:48
Régimes spéciaux :
l’impasse du réformisme syndical

arton934.jpgLes travailleurs dont les conditions de retraite sont menacées par la réforme des régimes spéciaux ont fait face à un gouvernement implacable. Avec le soutien de la presse capitaliste et de l’industrie audiovisuelle, Sarkozy et Fillon gouvernent à coup de leurres et de mensonges, en manipulant sans vergogne l’opinion publique, en dressant des travailleurs contre d’autres travailleurs, les grévistes contre les « usagers ». Mais dans ce conflit, le gouvernement a surtout bénéficié du concours des directions fédérales et confédérales des syndicats. Il s’est appuyé sur la complicité de ces directions, acquises à la nécessité d’une réforme, pour mettre fin à la grève. 

Aucun militant syndical un peu avisé ne se fera la moindre illusion sur la fiabilité des dirigeants de FO, de la CGC et de la CFTC. Le « dirigeant » de la CFDT, François Chérèque, a été obligé de quitter, sous les huées, la manifestation du 20 novembre, à Paris. Ce personnage fourbe et cynique n’est rien moins qu’un agent conscient de la classe capitaliste dans le mouvement syndical. Il parle et se comporte comme un conseiller du patronat et de l’UMP. Il craint plus que tout les « excès » des travailleurs. S’il se permet de critiquer le patronat et le gouvernement sur tel ou tel détail, ce n’est que pour mieux les servir par la suite. Sa trahison en rappelle d’autres, notamment celle de la lutte contre la réforme des retraites, en 2003. 

Du point de vue du gouvernement et du MEDEF, Chérèque est le dirigeant syndical parfait. Il les conseille sans cesse : « Faire toutes les réformes en même temps, c’est s’exposer à des blocages », déclarait-il récemment. Il expliquait que Sarkozy pourrait appliquer ses réformes avec plus de facilité s’il les espaçait dans le temps. La veille de la journée de mobilisation dans la Fonction publique, Chérèque trouvait « déplorable » la jonction des différents mouvements sociaux. Ceci tend à « politiser » la grève, disait-il, et à coaliser les oppositions au gouvernement de droite. Or, « quand on politise un mouvement social, on facilite la tâche du gouvernement ». Etrange raisonnement ! Alors que, depuis ses origines, le mouvement ouvrier s’est construit sur l’idée que « l’union fait la force », Chérèque découvre qu’il n’en est rien, et que plus les luttes des travailleurs convergent, plus cela profite à leurs adversaires ! 

Heureusement, le poids de la CFDT dans les secteurs concernés par la grève est relativement faible. Par contre, ce qui était d’une importance décisive, dans ce conflit, c’est le comportement de la direction de la CGT, qui est de loin la force syndicale la plus puissante et la plus représentative des salariés. C’est avant tout à la CGT – et chez SUD-Rail – que l’on trouve les syndicalistes les plus militants et les plus dévoués à la cause des travailleurs. Mais force est de constater que si Thibault se garde de s’exprimer dans les mêmes termes que Chérèque, le comportement de la direction confédérale de la CGT n’a pas été fondamentalement différent, dans la pratique, de celui des confédérations plus « modérées ». Le Monde, Le Figaro, Les Echos et de nombreux autres journaux se sont félicités du fait que la direction de la CGT était acquise à la nécessité de la réforme, et que l’opposition de Thibault portait essentiellement sur le « cadrage » de la dévalorisation des retraites, c’est-à-dire sur les questions du calendrier et des « compensations » à la contre-réforme. Ainsi, dans Le Figaro du 5 novembre, Alain-Gérard Slama écrivait : « Il est probable que les grèves prévues les 13 (SNCF), 14 (EDF-GDF), 20 (fonctionnaires et étudiants) et 29 (magistrats et fonctionnaires de justice) novembre prochain, auxquelles pourraient s’ajouter une grève des marins pêcheurs et une reprise de la grève de la RATP, ne fusionneront pas en une grève générale. Les syndicats sont conscients de la nécessité des réformes. […] Resterait la possibilité d’un débordement par leur base… » 

Quelques heures avant le début de la grève, Thibault a fait une concession majeure au gouvernement. Dans le dos des assemblées générales, il a accepté que l’avenir des régimes spéciaux soit négocié « entreprise par entreprise », en présence de représentants du gouvernement. Les grévistes ont appris la nouvelle par les médias. Le gouvernement l’a accueillie avec joie, y voyant – à juste titre – un coup particulièrement rude porté contre la grève. Quel sens pouvait désormais avoir une grève unitaire de tous les travailleurs concernés par la réforme, si les négociations devaient être menées séparément et déboucher sur des « accords » au sein de chaque entreprise ? Le comportement de Thibault, agissant en toute indépendance vis-à-vis de la base, ne pouvait que semer la confusion chez les travailleurs et affaiblir la mobilisation. 

Thibault, comme Chérèque, justifie la « modération » de sa position – et notamment son refus de demander le retrait de la réforme – par l’état de l’opinion publique. Il fallait, d’après lui, en tenir compte. Mais cette idée apparemment « démocratique » est en fait irrecevable du point de vue de la lutte des classes. Quand les médias capitalistes mobilisent l’opinion contre les intérêts des travailleurs, ils sont tout à fait dans leur rôle. Mais les travailleurs qui se battent pour leur droits auraient tort de prêter trop d’attention à l’avis de la « majorité » tel que la présentent les sondages et les élections, précisément parce que, comme le reconnaît Thibault lui-même, « l’opinion publique » est largement façonnée par les moyens de communication à la disposition de la classe capitaliste. Ce n’est pas parce qu’une « majorité des Français » ne comprend ou ne soutient pas une lutte que celle-ci ne doit pas être menée jusqu’au bout. Si, au cours de l’histoire, les syndicats avaient tenu compte de telles « majorités », ils n’existeraient tout simplement pas. Une lutte n’est pas moins juste et moins nécessaire parce qu’elle est minoritaire, et les idées de la « majorité » sont souvent – et même le plus souvent – en contradiction avec ses véritables intérêts. Comme l’expliquait Marx, dans toute société, l’idéologie dominante est généralement celle de la classe dominante. 

Thibault lui-même a une part de responsabilité dans l’attitude de la population envers la politique gouvernementale. Au lieu de mobiliser les travailleurs contre Sarkozy, son attitude tend à les endormir. Lors de la formation du gouvernement, au lendemain des législatives, il a dit très clairement qu’il ne voyait aucune raison d’avoir a priori une opinion négative de ce gouvernement. Il expliquait qu’il ne ferait pas de « procès d’intention » à Sarkozy. Il fallait « attendre pour voir » si les engagements de ce dernier – et quels engagements ! – seraient tenus. Il fallait « juger son action sur pièce ». 

Cette neutralité bienveillante est exactement l’inverse de l’attitude que devait adopter un dirigeant syndical. Elle revenait à dire qu’il n’y avait pas de danger immédiat, que rien ne laissait prévoir des attaques contre les intérêts des travailleurs, et qu’il fallait, en attendant, accorder le bénéfice du doute au nouveau gouvernement. Comme si nous n’avions pas déjà vécu cinq ans d’attaques incessantes contre les travailleurs sous Chirac, Raffarin et de Villepin ! Comme des dizaines d’autres « réformes » rétrogrades, le démantèlement des régimes spéciaux était en préparation depuis longtemps. Au lieu de passer de longs mois à demander des « négociations », en cherchant vainement à éviter une confrontation, il fallait utiliser ce temps pour expliquer inlassablement à l’ensemble des travailleurs qu’un conflit était justement inévitable, que celui-ci risquait d’être long et difficile – la capitulation de Chirac-Juppé n’a été obtenue qu’au bout de six semaines, en 1995 – et qu’il fallait s’y préparer sérieusement sur les plans politique, organisationnel et financier. 

Après tout, Sarkozy ne pouvait pas être plus clair. Il n’avait aucune intention de céder sur l’essentiel de la réforme. A partir de là, la négociation devenait futile. Le seul moyen de vaincre Sarkozy était la lutte, c’est-à-dire une grève sérieusement préparée. En invitant les travailleurs à reconnaître leur défaite et à mettre fin à leur mouvement, Sarkozy a cité Thorez qui, en 1936, a sabordé la grève générale au moment où le nombre de grévistes progressait massivement, et déclarait alors : « Il faut savoir terminer une grève ». Mais la CGT a surtout besoin de dirigeants qui sachent terminer une négociation quand celle-ci ne peut rien apporter de positif. Pouvait-on sérieusement imaginer que des pourparlers avec le gouvernement allaient déboucher sur une amélioration des retraites ? Bien évidemment pas. Alors pourquoi chercher une négociation ? Il fallait exiger le retrait pur et simple de la réforme. On n’engage pas une bataille pendant que les chefs discutent complaisamment avec l’ennemi pour négocier les modalités de la contre-réforme. Toute négociation avec le gouvernement sur les régimes spéciaux ne peut se traduire que par un recul. C’était vrai avant la grève, pendant la grève, et c’est toujours vrai maintenant que la grève est terminée. La grève a été arrêtée sans rien obtenir d’autre qu’un engagement à négocier des « compensations ». 

Compte tenu du pouvoir économique des cheminots et des personnels de la RATP, les grévistes auraient pu – et pourraient encore, si la grève reprenait – être victorieux, obtenir le retrait de la réforme, non par la négociation, mais en appuyant leur botte sur la gorge du gouvernement. Sarkozy ne comprendra pas d’autre langage que celui-là. Sans une reprise du mouvement de grève, les régimes spéciaux seront perdus. En s’entendant avec le gouvernement pour lancer « un mois de discussions » et en annonçant au passage avoir « déjà obtenu des avancées importantes », Thibault a cassé la grève. Cette manœuvre, réalisée sans la moindre concertation avec les assemblées générales, ne pouvait que désorienter les grévistes et isoler les éléments les plus militants. La connivence de Thibault avec le gouvernement plaçait les assemblées devant la perspective de maintenir la grève pendant un mois, avec toutes les difficultés et sacrifices que cela implique – et ce dans le seul but de « maintenir la pression » sur la question des modalités de la dévalorisation de leur retraite. 

Le comportement de Thibault, comme celui des autres directions confédérales, a beaucoup plus profité au gouvernement que le rôle des médias. Sarkozy, Fillon et les ministres savourent le succès de leur stratégie, qui consistait à maintenir un « dialogue » de façade avec Thibault (qui n’en demandait pas davantage), tout en restant implacables face aux grévistes. Ils savent pertinemment que les négociations prévues n’ont pas d’autre objectif que de discuter de la manière dont les régimes spéciaux seront démantelés, tranche par tranche, entreprise par entreprise. « La réforme se fera, a déclaré Sarkozy, parce que la méthode choisie a été celle de la fermeté et du dialogue ». Un membre de son entourage, cité par une dépêche AFP du 23 novembre, s’exclame : « La gestion a été presque parfaite. On ne pouvait pas faire mieux. Neuf jours de grève, c’est le minimum de ce qu’on pouvait craindre ! » 

Et pourtant, dans un dossier publié dans la Nouvelle Vie Ouvière du 23 novembre, Thibault s’efforce de présenter le résultat de la grève comme une victoire importante ! Pour lui, le contentieux avec le gouvernement ne portait pas particulièrement sur la réforme elle-même, mais sur la question des négociations entreprise par entreprise, de sorte que l’acceptation de ce principe par le gouvernement constituait un grand pas en avant : « Le président de la République, dit-il, a donné quinze jours au ministre du Travail pour arrêter les grands principes de la réforme, alors que la CGT – comme les autres organisations syndicales d’ailleurs – a toujours considéré que chacun de ces régimes avait ses propres spécificités. Nous avons milité pour que si des évolutions devaient intervenir dans ces régimes, elles le fassent dans le cadre de négociation par entreprise, sachant que dans les directions d’entreprises publiques, il y a aussi des représentants de l’Etat. Nous nous sommes heurtés à la volonté du gouvernement d’afficher un cadre global à la réforme. Ce qui a provoqué la situation de blocage que l’on sait et la première mobilisation du 18 octobre. » Il explique ensuite que la grève a permis de créer un rapport de force permettant de « faire bouger la situation à l’avantage des salariés ». 

Didier Le Reste, lui, prétend que les assemblées générales, en votant la grève, ne s’opposaient pas vraiment à la réforme elle-même, ni même au prolongement de la période de cotisation : « Je rappelle, dit-il dans le même texte, que les huit fédérations syndicales de la SNCF n’ont jamais demandé le retrait pur et simple de la réforme, mais rappelé leur opposition à "cette" réforme. Et dans les assemblées générales, là non plus, personne n’a demandé le retrait pur et simple de la réforme. Même la question des 37 ans et demi de cotisations ne s’est pas trop posée, sauf à certains endroits et de façon incantatoire. » Et il rajoute : « Je pense que la façon dont nous avons travaillé a été payante. » 

A en croire Thibault et Le Reste, la grève du 18 octobre et la grève illimitée qui a commencé le 13-14 novembre n’avaient pas pour objet la défense des conditions de retraite des travailleurs en question, mais seulement les modalités de la négociation sur l’« évolution » des retraites au détriment de ces mêmes travailleurs ! 

Le besoin de présenter des reculs comme des avancées témoigne de la faillite du réformisme, à notre époque. Le capitalisme est devenu incompatible avec les conquêtes sociales du passé. Se cantonner à des actions tenant compte des « réalités » du capitalisme en déclin, c’est se résigner à la perte de ces conquêtes. L’aveuglement réformiste des dirigeants syndicaux, tout comme celui de leurs homologues « politiques » à la tête du PS, n’apportera plus que de nouvelles déceptions, des défaites et des trahisons. Imprégnés de « pragmatisme », ployant sous la pression idéologique et morale des capitalistes et de l’Etat, qu’ils considèrent non comme l’ennemi de classe mais comme des « partenaires sociaux », les dirigeants réformistes se laissent convaincre de la nécessité des « réformes » concoctées par le MEDEF et l’UMP. Ils entreprennent d’accompagner, de « négocier » cette régression sociale, dans l’espoir d’atténuer leur impact en attendant une « conjoncture » plus favorable. 

Mais la conjoncture ne s’améliorera pas. Le déclin du capitalisme français est irréversible. Contrairement à ce qu’on peut lire dans L’Humanité, son recul sur le marché mondial ne s’explique pas par la chute du dollar, puisqu’il régresse aussi dans la zone euro, et même sur le marché national. La production stagne. Le sous-investissement industriel chronique est tel que le déficit commercial se creuse d’une année sur l’autre, atteignant des niveaux sans précédent. Le déficit de l’Etat est également abyssal. Lorsque la Chine et les Etats-Unis entreront en récession – une perspective inévitable dans les années à venir – le déclin du capitalisme français s’accélérera, sous l’impact de la contraction du marché mondial. Sarkozy et le MEDEF ne peuvent défendre les profits, le pouvoir et les privilèges de leur classe qu’au détriment des travailleurs et de leur famille. Le chômage ne baisse pas (quoiqu’en disent les statistiques officielles, notoirement truquées) et ne peut qu’augmenter dans la période à venir. Le pouvoir d’achat est en net recul. La hausse des prix et des loyers plonge les chômeurs et les salariés les plus mal payés dans la misère. 

Dans ses perspectives, La Riposte a expliqué que le capitalisme ne peut désormais se maintenir qu’en imposant la régression sociale permanente. C’est désormais une réalité palpable. Et cela explique l’instabilité sociale grandissante qui caractérise la situation actuelle, en France. Les grèves, les mobilisations des étudiants, les révoltes dans les banlieues, les manifestations – y compris de la part de juges, d’avocats, de médecins et d’autres catégories traditionnellement acquises à l’ordre établi – ne sont qu’un avant goût de ce que l’avenir nous réserve. 

Face au déclin du capitalisme et à l’avarice patronale, les dirigeants réformistes des syndicats et des partis de gauche ne peuvent que gesticuler impuissamment. Incapables, en « réalistes » confirmés, d’envisager un autre système que le capitalisme, ils sont obligés de tenir compte de ses lois. Au mieux, ils protestent, s’indignent, dénoncent les « injustices » du capitalisme. Au pire, ils deviennent les complices de son œuvre destructrice. 

Les vrais « réalistes » sont les travailleurs et les jeunes qui comprennent la nécessité de rompre avec le capitalisme. Contrairement à ce que pensent – ou feignent de penser – les dirigeants des confédérations syndicales, il n’y pas de solution aux problèmes fondamentaux de notre époque sur la base du capitalisme. Dans le contexte du déclin inexorable du système, une entente « négociée » entre les classes est impossible. Les acquis sociaux sont constamment minés, rongés, détruits. Les attaques momentanément repoussées, au prix de luttes et de sacrifices énormes, se renouvellent à la première occasion. Tel est le cas des régimes spéciaux, dont la destruction a été repoussée par la grève de 1995. Tel est le cas des 35 heures, de la sécurité sociale, du Code du Travail, des services publics et de l’Education nationale. 

Dans ce contexte, la lutte contre la régression sociale doit aller de pair avec la lutte pour transformer les organisations syndicales, pour les armer d’un programme d’action militante et revendicative qui ne se limite pas à des compromis successifs avec les capitalistes et l’Etat. Le caractère « non politique » du syndicalisme est un mythe, un leurre. Au fond, le même problème se pose à la CGT et au PCF. Il faut conjuguer la lutte contre le patronat et le gouvernement avec une explication constante, patiente, pédagogique, appuyée par des faits et des arguments concrets, de la nécessité de mettre fin à la dictature économique des capitalistes. Il faut ouvrir les yeux des travailleurs et de la jeunesse sur la perspective d’une société nouvelle, d’une société socialiste.

 

Bien évidemment, nous ne parlons pas ici du « socialisme » bourgeois des Hollande, Royal et Strauss-Kahn, qui trouve son équivalent syndical chez Mailly et Chérèque. Nous ne parlons pas, non plus, du réformisme « anti-libéral » en vogue dans les milieux dirigeants du PCF, avec son usine à gaz de « bonus » et « crédits moins chers » pour le patronat, avec son économie capitaliste « équitable » et autres notions farfelues. S’il reste sur cette voie, le PCF ira de recul en recul. Nous parlons d’un socialisme – ou d’un communisme, c’est la même chose – qui s’attaque aux fondements du pouvoir des capitalistes, dont la domination est devenue incompatible avec les besoins fondamentaux de la société. 

L’émancipation sociale, économique et politique des travailleurs passe par l’expropriation des capitalistes, c’est-à-dire par la nationalisation des banques, des assurances, de l’industrie et de la grande distribution. Celles-ci doivent être soumises – à la différence des nationalisations passées – au contrôle et à la gestion démocratique des salariés. Le gigantesque potentiel productif de la France, qui alimente les fortunes immenses des capitalistes, devrait appartenir à la collectivité. La richesse nationale est générée par le travail collectif du salariat. Il devrait en avoir la maîtrise. L’économie nationale, placée sous le contrôle collectif et démocratique des travailleurs eux-mêmes, pourra enfin répondre aux besoins de tous. Alors que le capitalisme tire la société vers le bas, le socialisme permettra d’éliminer l’exploitation et les inégalités sociales. Il remplacera l’économie de marché, aveugle, chaotique et destructrice, par une planification démocratique de l’économie par les travailleurs eux-mêmes. Il permettra d’améliorer radicalement les conditions de vie de la masse de la population qui, aujourd’hui, sombre dans la précarité, le chômage et la pauvreté. 

A la place de la République actuelle, corrompue, bureaucratique, indissociablement liée aux intérêts capitalistes, nous avons besoin d’une République socialiste, fondée sur la défense des intérêts et aspirations des travailleurs. Voilà ce que devrait être le programme, l’ambition du mouvement syndical et communiste en France, sachant que sa réalisation se présentera aux peuples de l’Europe et du monde entier comme un exemple, une inspiration, une démonstration concrète de « l’autre monde » auquel ils aspirent, et ne serait que le prélude à la transformation socialiste de la société bien au-delà de nos frontières nationales.

Greg Oxley, PCF Paris
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 11:45
  Après Mar(t)ine à l'Assemblée,
 nous avons Mar(t)ine à la municipalité

Ci dessous un article du blog de la section d'henin beaumont du PCF sur la candidate du FN marine le Pen. Retrouvez tous leurs articles sur le FN ici

Martine.jpgNos lecteurs l’auront compris : l’article d’aujourd’hui est consacré à un personnage qui fait son cinéma… Se posant tantôt en victime, tantôt en accusatrice, avec son programme « tous pourris », elle prend les électeurs pour des enfants...

Mais son programme ne se limite pas à cela et c’est quand même malheureux que nous soyons obligés de le résumer pour elle.

Cette dame qui doit succéder à son père comme les fils de roi succédaient aux leurs,  a dit récemment  que la politique du gouvernement Sarkozy allait dans le bon sens. Cette
parachutée qui  aime le Pas de Calais au nombre de voix pour son parti, hier à Lens, aujourd’hui à Hénin Beaumont, est dans un parti dont le  programme pour la population et les salariés va à l’encontre de leurs  intérêts,  jugez plutôt :


· Protection sociale : chacun constitue le niveau de sa couverture autrement dit chacun se "démerde". Alors vous pensez les franchises médicales...
· Suppression du SMIC : C’est vrai que si on peut faire travailler les salariés pour moins que cela les patrons seront satisfaits... En quelques années,  nous sommes passés de 8% de Smicards à 15 %, la suppression de la référence au SMIC permettrait aux patrons de paupériser les salariés et cacher l’absence de hausse de salaire.
· Séparation de gré à gré, toujours dans le programme de la famille, le MEDEF appelle cela « la rupture du contrat de travail par consentement mutuel » : en fait il s’agit de livrer les salariés au bon vouloir du patronat.
· Et on pourrait multiplier ainsi les exemples comme son papa qui hurle quand le gouvernement cède contre le CPE ; qui trouve que la grève du 18 octobre est illégale. Mais il a raison,  sous Vichy les syndicats ont été supprimés, la grève était illégale et les droits des salariés quasi nuls.

Ne cherchez pas de ressemblance avec la réalité ce serait totalement mais totalement fortuit…

Actuellement à Epinal il y a une belle exposition des livres de Martine mais qui n’a rien à voir avec le personnage décrit ci-dessus.
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 09:36
Ne pas livrer GDF à la Rapacité des actionnaires
 
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Suite à l'annonce de la fusion Suez-GDF, nous appellons vivement à une large mobilisation contre ce projet qui fait du Gaz une vulgaire marchandise.

Le service public de l'énérgie se verra désormais directement concurencé par un "mastodonte privé" ce qui induit de gros risques sur la qualité du service et sur les prix.

L'état sacrifie donc un secteur indispensable au bien être de la population en le livrant à la rapacité des actionnaires. Sans doute cela fera du bien au caisses publiques après les 14 milliards d’euros d’allégement de l’impôt sur les fortunes, de suppression des impôts sur les successions et de cadeaux divers. "Les cadeaux aux patrons, aux salariés l'addition"

Nous prendrons pleinement part aux luttes pour un grand service public de l'énérgie et un GDF 100% public sans oublier de rappeller que les plus à même de prendre les décisions pour GDF et pour l'avenir énérgétique des Français ne sont pas les actionnaires mais bien les salariés qui font tourner l'entreprise au quotidien. 

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Vidéo. GDF, Le mensonge de Sarkozy : ICI
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