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  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
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  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
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ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 14:24

Mumia Abu-Jamal quitte le couloir de la mort

États-Unis . La cour d’appel fédérale de Pennsylvanie a annulé hier sa condamnation à la peine capitale. Le combat pour que justice lui soit rendue demeure plus que jamais d’actualité.

Mumia Abu Jamal, cinquante-trois ans, n’est plus dans le couloir de la mort où il se trouvait depuis 1982. La cour d’appel fédérale de l’État de Pennsylvanie a annulé hier sa condamnation à mort par deux voix contre une. Cela signifie que le journaliste n’est plus aujourd’hui à la merci d’une exécution à tout moment. La décision constitue naturellement une première victoire considérable pour tous ceux, abolitionnistes, militants des droits de l’homme qui luttent depuis des années pour dénoncer l’injustice et l’abomination politique dont il est victime. Elle est un formidable encouragement pour que justice soit véritablement rendu à l’ex dirigeant des Blacks Panthers. Car, en cela, beaucoup de chemin reste encore à parcourir.

La décision de la cour de Philadelphie a confirmé en effet d’un même mouvement la condamnation de Mumia dans le meurtre du policier Daniel Faulkner le 9 décembre 1981. En d’autres termes, aux yeux de la justice US, le journaliste, qui clame son innocence, demeure coupable de meurtre. De plus, la décision maintient la possibilité pour l’accusation de se présenter une nouvelle fois devant un jury pour obtenir une nouvelle condamnation à mort. Et sinon la peine serait simplement commuée en réclusion criminelle à perpétuité.

L’affaire Mumia Abu-Jamal débute aux premières heures du 9 décembre 1981. Ce jour-là, au moment il déposait un client dans le sud de la ville de Philadelphie, Mumia - alors chauffeur de taxi (car déjà privé de l’exercice de son métier de journaliste) - est intervenu lors d’un contrôle policier dont était l’objet son frère William Cook. Eclate alors une fusillade au cours de laquelle le policier, Daniel Faulkner, est tué de deux balles. Quant à Mumia, il est grièvement blessé, touché dans la poitrine.

Se basant sur le fait que le policier a été tué par une balle de calibre 48 et que Mumia Abu Jamal disposait d’un revolver de calibre 48, les policiers concluent qu’il est l’auteur du crime, et ce, sans procéder à aucune expertise balistique. Bien que clamant son innocence, Mumia est victime d’une véritable cabale politico-judiciaire menée par un juge, Albert Sabo, connu pour ses liens avec les milieux d’extrême droite raciste. En effet, le témoignage de son frère, William Cook, affirmant que Mumia n’a pas tiré sur le policier, est écarté.

Des pressions et des menaces sont exercées sur des témoins affirmant n’avoir pas vu Mumia tirer sur le policier. Pis : la police n’a pas hésité à subordonner des témoins. C’est le cas de Cynthia White, principal témoin de l’accusation, qui n’était même pas présente sur les lieux du crime. Quant aux témoignages affirmant avoir vu une personne portant une veste de couleur verte tirant sur le policier avant de s’enfuir, ils n’ont pas été retenus par la cour.

Qui plus est, la présence de sang de groupe O sur les lieux de la tragédie alors que Mumia et le policier appartiennent au groupe sanguin A, n’a pas non plus été retenue… À cela s’ajoutent des rapports de police contradictoires. En dépit de ces faits relevés par les avocats de la défense, Mumia Abu-Jamal est condamné à la peine capitale en juillet 1982.

S’engage dès lors une campagne internationale pour sauver Mumia Abu-Jamal tandis que ses avocats, disséquant une enquête bâclée, caractérisée par de nombreuses irrégularités juridiques, n’ont cessé d’apporter des preuves de son innocence. Même l’aveu recueilli par un de ses avocats, Rachel WolKenstein, d’un ancien tueur à gages, Arnold Beverly, avouant avoir tué le policier Faulkner, dans le cadre d’un contrat maffieux, a été écarté par la cour comme étant peu crédible. Par deux fois, en 1995 et 1999, le gouverneur républicain de l’État de Pennsylvanie, Thomas Ridge, avait signé l’ordre d’exécution capitale à l’endroit de Mumia Abu Jamal. Ce dernier n’a dû d’avoir la vie sauve - sursis à son exécution - qu’à la mobilisation internationale.

L’acharnement politico-judiciaire dont a été victime Mumia Abu-Jamal s’explique par son engagement politique. Membre du parti Black Panther en 1969, Mumia Abu-Jamal, né Wesley Cook, va rapidement se trouver dans le collimateur du FBI comme personne présentant « une menace pour la sécurité nationale ». Devenu journaliste de radio, surnommé « la voix des sans-voix », pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politique de Philadelphie, Mumia Abu-Jamal est finalement renvoyé des stations de radio où il exerçait. Pour vivre, il est contraint de travailler comme chauffeur de taxi de nuit. De sa cellule, dans le couloir de la mort, Mumia Abu-Jamal n’est pas resté inactif. Il a continué d’intervenir sur de nombreux sujets d’actualité, écrit un livre et des articles dans la presse, pris position contre la guerre en Irak. C’est un homme déterminé que Marie George Buffet et notre journaliste, Cathy Ceïbe, avaient rencontré en avril 2006 lors d’un voyage aux États-Unis.

Si pour l’heure, sa condamnation à mort a été annulée, on l’aura compris, la mobilisation la plus forte reste de mise afin que Mumia sorte enfin de la prison où il n’aurait jamais dû rentrer. C’est seulement à ce moment-là en effet que justice pourra lui être rendue.

Hassane Zerrouky

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Mumia : Peine de mort annulée : première victoire !!

La troisième court d’appel fédérale de Pennsylvanie vient d’annulé la condamnation à mort du journaliste noir américain Mumia Abu-Jamal, soupçonné du meurtre d’un policier de Philadelphie, en 1981.
Depuis vingt-sept ans, Mumia lutte pour prouver son innocence dans l’enfer du couloir de la mort. La mobilisation internationale et la solidarité avec le combat de Mumia ont permis à deux reprises d’empêcher son exécution. Aujourd’hui, la court d’appel indique que la peine de mort pour Mumia pourrait être transformée en peine de prison à perpétuité. Cette court accepte de reconnaître des irrégularités dans la procédure du jury qui avait prononcé sa condamnation à mort lors de son premier procès en 1982. Nous, jeunes et étudiants communistes, nous réjouissons de cette avancée significative dans la lutte pour la libération de Mumia Abu-Jamal, et nous saluons le travail considérable de sa défence. Même si Mumia est toujours considéré comme coupable par la justice américaine, cette décision porte un signe d’espoir pour que Mumia puisse bénéficier d’un nouveau procès. Nous sommes résolus à continuer la lutte aux côtés du Collectif Unitaire de Soutien à Mumia Abu-Jamal, pour qu’un nouveau procès ait lieu et que Mumia soit enfin libre. Cette lutte n’est pas seulement un combat contre la peine de mort, mais aussi un combat pour la justice et contre le racisme dont a fait l’objet Mumia lors du jugement de 1982.

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« Ma vie quotidienne dans le couloir de la mort »

Le 24 janvier 2007, Mumia Abu-Jamal adressait le témoignage suivant à l’Humanité, qui le publiait le 1er février, à l’occasion du 3e Congrès mondial contre la peine de mort réuni à Paris.

La vie quotidienne dans le couloir de la mort, c’est la négation totale de la vie. C’est la vie dans une boîte ou une cage pendant vingt heures chaque jour, cinq jours par semaine, attendant une date pour mourir, des années durant. C’est une vie passée pratiquement seul. Pendant que vous êtes 20 heures par jour dans cette boîte (ou 24 heures durant le week-end). Des camarades dans le couloir de la mort au Texas ont répondu à un tel traitement par le suicide. C’est une vie loin de votre famille, souvent à des centaines de miles d’eux. Si, par chance, il arrive qu’ils vous rendent visite, c’est une « visite » sous surveillance, derrière des vitres épaisses. C’est une visite sans contact, une visite en menottes.

La vie quotidienne dans le couloir de la mort est une vie sous la menace quotidienne de la mort. C’est une vie où le sort de quelqu’un peut dépendre d’un caprice. Où des stéréotypes racistes interfèrent souvent avec des réalités troubles ; où l’État cherche à tuer à petit feu… jour après jour.

Le couloir de la mort est une prison dans la prison, sous une prison, où un entourage restreint se moque bien de savoir si vous êtes en bonne santé ou malade, sain d’esprit ou fou. Vous êtes livré uniquement à vous-même. Votre journée est ce que vous en faites.

Laissez-moi vous donner un exemple pour montrer combien les choses ne sont pas déglinguées uniquement dans le couloir de la mort, qu’elles sont même déglinguées après ! En novembre 2005, Harold C. Wilson (de Philadelphie) a été acquitté lors d’un rejugement pour 3 meurtres, après dix-sept ans dans le couloir de la mort.

Aujourd’hui, Harold ne peut toujours pas trouver un emploi à cause de ses mises en accusation (même après acquittement) ; sa santé aussi s’est tellement détériorée, après des années à avoir dû marcher sur le sol bétonné avec les pantoufles bon marché, sans épaisseur, fournies par l’État, qu’il souffre en permanence des pieds et des genoux.

Il a été acquitté par un jury et le linceul des stigmates du couloir de la mort le couvre encore comme une nuée.

Il n’est plus dans le couloir de la mort, mais, dans un sens, il est encore dans le couloir de la mort dans les rues de Philadelphie.

Mumia Abu-Jamal, couloir de la mort, États-Unis, le 24 janvier 2007


Retrouvez ICI l'article du Collectif unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal.
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 16:16
Refusons le lycée des inégalités

Les résultats des élections municipales ont désavoués la prétendue « rupture » de Nicolas Sarkozy. De plus en plus, le peuple français voit le gouvernement pour ce qu'il est : un organe au service des capitalistes, qui mène en toute logique une politique au service des privilégiés de la fortune et du patronat, au détriment des classes populaires, des jeunes et des salariés.

Après avoir méprisé toutes les luttes de cet automne, notamment celle contre la LRU, le gouvernement commence à se trouver en difficulté. Comble du comble, Fillon et son gouvernement trouve comme seule explication à la défaite un rythme de réforme pas assez soutenu. Les français veulent moins de services publics, moins de pouvois d'achat, et un étalage toujours plus révoltant du luxe dans lequel vit quotidiemment Sarkozy et les capitalistes. Le rouleur compresseur qui détruit les acquis sociaux durement acquis par les générations précédentes n'irait pas assez vite.
La vérité est tout autre. Les français n'en peuvent plus de voir le gouvernement brader tout ce qui peut l'être pour répondre à la rapacité d'une classe minoritaire. En tant  que lycéens, nous devons absolument nous mobiliser pour imposer d'autres choix comme le font de plus en plus de lycées en France depuis plusieurs semaines.

Vers une éducation soumise aux volontés de la Bourse ?

Connaissez-vous Xavier Darcos? Non? Les habitants de Périgueux si! C'était leur maire... jusqu'à ce que, le 16 mars, ils ne lui renouvellent pas leur confiance. Pour un ministre, être battu dans sa ville, c'est mauvais signe. La mauvaise nouvelle, c'est que Darcos pourra désormais consacrer tout son temps à la mise en oeuvre du projet de la droite et des capitalistes pour l'éducation. Ce projet tristement cohérent a trois aspects principaux:
- Moins de moyens pour l'Éducation nationale : d'où les suppressions de postes décidées nationalement, qui font que classes, options, parfois filières entières disparaissent. pour la droite, le rôle de l'État est de s'effacer devant les intérêts privés des capitalistes. Ces derniers auront un pouvoir de plus en plus grand dans notre éducation et pourront faire de nous des soldats de la guerre économique, sans droits et prêt à accepter des conditions de travail toujours plus dures.
- Plus de sélection et de plus en plus tôt : le gouvernement prouve ainsi son dévouement à la grande bourgeoisie, dont les enfants devraient être les seuls à pouvoir accéder à un enseignement de qualité permettant la réflexion et l'action sur le monde
- Toujours pas d'avancée vers un contenu émancipateur de ce qui est enseigné. Marx disait que les idées dominantes de chaques époques étaient les idées de la classe dominante, la propagande commence dès le plus jeune âge. L'école qu'on nous construit devient un formidable outil pour contraindre nos esprits à la pensée unique.


RAPPORT POCHARD : NOS LYCÉES SERONT-ILS « VENDUS » DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE ?

Le rapport Pochard est un « livre vert » de 271 pages de recommandations faites au ministre Darcos, qui a immédiatement déclaré son intention d'en faire appliquer l'essentiel.

Que voudrait dire l'application de ces recommandations?

- Le piège de « l'autonomie » des lycées: ainsi, les lycées seraient plus « autonomes », plus « libres » dans la rédaction de leurs projets éducatifs. Mais l'objectif réel est le même que celui de la LRU, loi sur les universités, qui a accentué la soumission des universités aux intérêts des capitalistes. En fait, tous les lycées auront l'obligation d'enseigner un « socle commun ». Ce socle commun est né de la loi Fillon, qui en 2005, avait fait manifester des centaines de milliers de lycéens. Il se limite à l'apprentissage du simple lire-écrire-compter-cliquer. Pour le reste, c'est-à-dire la réflexion sur le monde, son fonctionnement, les arts, et tout ce qui permet une véritable émancipation sociale et intellectuelle, les inégalités entre lycées seront renforcées: chaque lycée devra négocier ses moyens auprès de l'académie en fonction... de sa compétitivité
Chaque lycéen aura droit au minimum, alors que les fils de grandes familles auront ce qui leur est nécessaire pour reproduire l'ordre social existant !

- Des profs et des personnels plus précaires: la notation des enseignants sera faite uniquement par le chef d'établissement, de même que le recrutement (porte ouverte à toutes les discriminations). Les promotions seront attribuées au mérite et selon les résultats... des élèves ! La bivalence, c'est-à-dire l'enseignement dans deux matières différentes, deviendra progressivement la règle. Mais pas un mot sur les bas salaires ni sur les personnels non titulaires qui subissent déjà la précarité.

Le choix que nous avons devant nous est simple:
Soit nous nous résignons, acceptant le rapport Pochard et l'application du projet de la droite. Alors, nous évoluerons dans des lycées inégaux, puis dans des universités dégradées et privatisées, et enfin nous parviendrons peut-être après des efforts démesurés à un emploi sous-payé et précaire.
Soit nous profitons des difficultés politiques du gouvernement pour amplifier les mobilisations autour des suppressions de postes en contestant la politique éducative de Darcos: Alors le projet de société de la droite et de la classe capitaliste pourra être contrecarré.

Retrouvez notre tract sur les lycées, suppresions de postes, rapport pochard 
nous ne laisserons pas la droite détruire nos écoles !
>>Cliquez ici<<

Retrouvez le tract "Refusons le lycée des Inégalités"
>>
Cliquez ici<<

Pour le tract sur le blocage du lycée de gondecourt pendant le mouvement anti LRU
>>Cliquez ici<<



Tract explicatif de la LRU et de contre propositions ICI

Articles sur l'éducation ICI
Articles sur la LRU ICI

Et pour finir : les archives des tracts et du matériel militant de l'Union de Villes ICI
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 16:00
Communiqué de Presse
Mouvement Jeunes Communistes de France


Le deuxième tour des élections municipales et cantonales à confirmé la large victoire de la gauche. La défaite de la droite dans de nombreuses villes et département est une bonne nouvelle pour les jeunes de france.

Elle sonne comme un avertissement et une invitation au changement au gouvernement qui mène une politique anti-sociale en faveur des privilégiés depuis son arrivée au pouvoir en 2002 et encore renforcée par le nouveau président de la République.
La démagogie sarkozienne n’aura fait illusion que pendant quelques mois et se sont notamment les électeurs issus des classes populaires qu’il avait pu séduire qui se détourent aujourd’hui de lui.

Les jeunes communistes se félicitent du renforcement de l’influence communiste dans le pays. Avec des résultats au cantonales en progression sur tout le territoire, et de plus nombreuses municipalités à direction communiste c’est autant de point d’appui pour que nous vivions mieux. Ce sont prés de 1000 jeunes présentés par Le PCF qui ont été élus et qui compte se battre pour mettre en place de nouveaux droits pour les jeunes et des politiques solidaires, innovantes et transformatrices, tournées vers l’avenir.

Mais ces élections ont aussi remis au goût du jour un vieil anticommunisme latent et rien n’a été épargné pour empêcher les électeurs de faire le choix de politiques profondément transformatrices. Certains à Gauche n’ont pas hésité à solliciter les voix de la Droite pour battre des communistes sortants pourtant sortis vainqueur d’un duel au premier tour. Cet état de fait est préoccupant et en dit long sur la dérive politicienne et droitière d’une partie de la Gauche. Ces élections prouvent pourtant que c’est dans l’union que des victoires peuvent être obtenues.

Le défi est immense devant la gauche, pour transformer cette victoire électorale en politiques qui changent la vie des français en général et des jeunes en particulier. Ce sont des politiques de solidarités, de démocratie participative et de lutte contre les logiques marchande dont nous avons besoin.
C’est aussi par-là que passe une réappropriation politique des jeunes qui ont à nouveau massivement boudés les urnes ce dimanche.
Seule une Gauche créant l’espoir en une société plus humaine, n’ayant pas peur d’affronter le marché et les logiques capitalistes est à même de répondre aux besoins et exigences populaires.
Les jeunes communistes entendent continuer ce combat et être un outil pour tous les jeunes qui veulent se battre pour une alternative réelle au système capitaliste. Nous appelons tous les jeunes à résister aux régressions programmées et à inventer ensemble les moyens de construire une autre société.
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 19:22

CommuniquĖ de Presse :

Le mercredi 19 mars, la cour de justice de Prague vient de confirmer l’interdiction de cette organisation. Cela fait maintenant dix-huit mois que l’organisation de jeunes communistes tchèque KSM lutte pour son existence légale. En octobre 2006, le ministère de l’intérieur de République Tchèque avait décidé de considérer KSM comme une organisation illégale. Cette décision s’accompagnait d’une ordonnance du Conseil de l’Europe dirigée contre tout ce qui se rapporte au communisme en Europe.

Cette décision intervient à trois jours de la tenue du congrès de KSM et constitue donc une pression évidente sur les débats.

Une organisation de jeunesse révolutionnaire est donc formellement interdite dans un pays de l’Union Européenne.

Depuis novembre 2005, l’organisation de jeunes communistes de République Tchèque KSM était menacée d’interdiction par le gouvernement tchèque. Les raisons de cette demande d’interdiction invoquées par le Ministère de l’intérieur sont les suivantes : KSM est une association de jeunes. Elle est accusée d’agir comme un parti politique et seuls les partis politiques ont le droit de présenter des candidats aux élections tchèques selon la constitution. Certes KSM est une organisation politique de jeunes qui travaille au dépassement du capitalisme, mais elle n’a jamais présenté aucun candidat à une quelconque élection. Il est important de noter que les autres organisations politiques de jeunesse ne sont pas inquiétées par cette décision. De plus, le ministre de l’Intérieur tchèque reproche à KSM de mettre en libre accès sur son site Internet de la « propagande politique à connotation marxiste »  et de violer la constitution en appelant à la socialisation des moyens de production. Cette demande d’interdiction n’était donc pas fondée sur le respect du droit constitutionnel, mais sur un profond désir de criminalisation d’une organisation communiste associé à la volonté des institutions européennes de persécuter les forces progressistes de manière générale, et particulièrement les communistes.

Nous, jeunes et étudiants communistes, condamnons fermement cette interdiction et exprimons une fois encore notre solidarité avec les jeunes communistes Tchèques. Cette atteinte à la démocratie et à la liberté d’expression de la jeunesse est extrêmement préoccupante. Nous exigeons que l’Union Européenne ainsi que la communauté internationale interviennent auprès du gouvernement tchèque pour qu’il revienne sur sa décision. La démocratie et la liberté d’expression de la jeunesse doivent être respectés en République Tchèque, en Europe comme partout dans le monde.

Article sur l'interdiction de la JC Tchèque

Carte pétition de solidarité avec la Jeunesse communiste Tchèque

 

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 19:07
ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA
Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal
43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL 01 53 38 99 99 FAX 01 40 40 90 98
www.mumiabujamal.net

2007 restera dans l’histoire une année où le combat pour l’abolition universelle de la peine de mort aura marqué des points.


Les évènements survenus et les décisions prises en attestent :

- le 3ème congrès mondial contre la peine de mort qui s’est tenu à Paris en début d’année avait donné le ton en rassemblant le plus grand nombre d’abolitionnistes jamais réunis, et ce en provenance de tous les continents ;
- la suspension des exécutions par injection létale aux Etats-Unis, suite à un recours de deux condamnés à mort du Kentucky et dans l’attente de la décision de la Cour Suprême qui doit apprécier si la méthode constitue un « châtiment cruel » ;
- l’abolition de la peine de mort au New Jersey, premier Etat à abolir depuis 40 ans sur le territoire des Etats-Unis ;
- si l’abolition n’est hélas pas encore à l’ordre du jour en Chine (premier exécuteur planétaire), les autorités ont toutefois décidé de faire évoluer timidement leur système judiciaire en mettant en place une procédure automatique d’appel après chaque condamnation à mort prononcée par les tribunaux locaux ;
- les ministres de la justice de l’Union Européenne ont décidé de faire du 10 octobre (journée mondiale contre la peine de mort) une journée européenne pour l’abolition. Cette décision a été rendue possible par le changement récent de Gouvernement en Pologne (le précédent s’y était opposé de manière provocatrice en proposant une journée contre l’avortement);
- la décision historique de l’Assemblée Générale de l’ONU qui, à une forte majorité, a adopté une résolution appelant à un moratoire sur l’application de la peine de mort dans le monde ;

2008 commence de manière plus contrastée :

-    avec une très bonne nouvelle, celle de l’abolition de la peine de mort en Ouzbékistan portant le nombre de pays abolitionniste dans le monde à 134 ;
-    avec une très mauvaise nouvelle, celle de l’exécution de 14 condamnés en Iran.

Et pour Mumia Abu-Jamal ?

L’année 2007 fut celle de l’espoir avec l’examen par une Cour d’Appel Fédérale - pour la première fois depuis sa condamnation à mort en 1982 - des recours portant sur les droits bafoués de l’accusé, le choix des jurés et la légalité des procédures. Un succès à mettre au compte de la pugnacité de son équipe de défense et de la mobilisation internationale.
L’année 2008 sera celle du verdict qui peut tomber à tout moment. Tous les scénarios sont envisageables : du nouveau procès à la confirmation de la sentence de mort. Dans cette dernière hypothèse, il n’y aurait plus qu’un seul recours possible devant la très réactionnaire Cour Suprême des Etats-Unis. A l’évidence, si l’espoir demeure, la vigilance et la mobilisation restent de mise. Le Collectif Unitaire National, en collaboration avec Mumia, sa défense et ses soutiens aux Etats-Unis, poursuivra son action déterminée et sans relâche avec l’objectif d’obtenir justice et liberté pour cet homme innocent.

Tract du Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 23:26

L'île de Chypre se donne un président communiste


Dimitris Christofias, Secrétaire Général du Parti communiste chypriote
(Akel), vient d’être élu président de Chypre. Il a obtenu 53,37% des voix, contre 46,63% à son rival conservateur. Son slogan : « Une société juste ».


Ancienne colonie britannique, devenue indépendante en 1960, l'île est divisée, depuis 1974, en deux parties, celle du nord, regroupant des Chypriotes de langue turque, et celle du sud, regroupant des Chypriotes de langue grecque. De tout temps, les colonisateurs britanniques ont joué de l'existence de deux communautés linguistiques différentes pour asseoir leur domination. Cette partition a donc été imposée de longue date dans les esprits par les impérialismes européens et les États-Unis, sans que le peuple chypriote ait son mot à dire. La partition s'est matérialisée suite au coup d’État conduit par les partisans de la « dictature des colonels » en Grèce, qui a conduit à l’invasion de l’île par l’armée turque (prévue de longue date par l'OTAN, qui souhaitait garder ses bases militaires dans cette « île porte-avion »). Les communautés de langue grecque ou turque ont été déplacées de force par l'armée turque pour organiser la partition nord/sud de l'île. D'autres communautés existent (arméniens, « latins » et maronites). Les chypriotes sont donc sous le joug de différents impérialismes : turc, européen (surtout britannique) et américain.

Au nord, la Turquie a installé des colons turcs par dizaine de milliers et a créé la République Turque de Chypre du Nord, non reconnue par la communauté internationale. La Turquie s'est livrée au pillage des ressources de l'île. Les relations entre chypriotes de langue turque et colons turcs eux-mêmes ne sont pas toujours bonnes. Les premiers à souffrir de cette colonisation sont les travailleurs chypriotes de lange turque : la Turquie maintient un faible niveau de droits sociaux, ce qui permet aux patronats européens de faire jouer la concurrence entre salariés (cela coûte moins cher d'avoir une entreprise au nord qu'au sud). Les colons eux-mêmes vivent dans une grande pauvreté. Les turcs se sont aussi livrés au pillage culturel, détruisant d'innombrables églises orthodoxes. Cette situation est d'autant plus intolérable que la Turquie, en s'emparant du nord de l'île, avait accaparé les régions qui possédaient le plus de ressources économiques. Mais, comme tout bon colonisateur, au lieu de les mettre en valeur, elles les a exploités à son profit, au détriment des travailleurs turcs et chypriotes. Comme d'habitude, la division au sein des masses laborieuses profite à la bourgeoisie. A l'inverse, les communistes chypriotes ont toujours été proches des masses, proches des travailleurs de Chypre, quelle que soit leur culture. Ils ont lutté contre tous les impérialismes, car on voit bien que Chypre n'est rien d'autre qu'un énième champ de batailles entre impérialismes antagonistes, au détriment des salariés et des paysans chypriotes. Cette exploitation est menée avec le soutien des États-Unis. L'île est d'ailleurs une des régions les plus militarisées au monde par rapport au nombre d'habitants, puisqu'on y trouve des bases turques, anglaises et américaines.

Ces dernières années, la situation sociale dans l'île s’est particulièrement dégradée au nord : déréglementation du droit de travail, exploitation brutale des travailleurs immigrés, explosion des prix, un Smic qui ne dépasse pas les 600 euros. Les conditions de vie sont difficiles pour les Chypriotes de langue turque, qui souffrent, depuis 1974, d'un embargo et du nationalisme turc. La question nationaliste a été toujours utilisée pour empêcher les luttes sociales. Au sud, le niveau de vie moyen est proche de celui de l'Union Européenne, même si bien sûr les salariés subissent les mêmes pressions que nous de la part du patronat. L’intégration de l'île à l’Union Européenne n’a fait qu’accentuer la division de l’île, car seule la partie chypriote de langue grecque fait pleinement partie de l’UE. Par ailleurs, l'Union Européenne fait subir aux chypriotes les mêmes réformes libérales que nous connaissons. Cela doit changer, car Akel n'est pas favorable au libre-échange sauvage et à la mondialisation capitaliste.

L’élection de Christofias traduit les espoirs pour la justice sociale, pour une solution pacifique au problème chypriote et la réunification du pays, pour une île sans base militaire étrangère.
Un président communiste pourra soutenir les luttes des travailleurs chypriotes, qu'ils soient de langue grecque ou turque, et mener à la réunification de l'île. Cependant, contrairement à ce qui est dit, les chypriotes n'ont pas voté seulement communiste « pour la paix », car les deux candidats étaient favorables à la réouverture des négociations.

Mais cette élection, c'est aussi une chance pour la France. Ce président pourra présider l'Union Européenne (la présidence tourne tous les six mois entre les pays membres), ce qui pourra éventuellement faire entendre une voix nouvelle à Bruxelles. « Homme du peuple », unique chef d'Etat communiste en Europe, son parti est toujours doté d'un buste de Lénine. Le nouveau président chypriote sera notre voix à nous aussi. Les 9 et 16 mars, les français peuvent faire le même choix de société que leurs frères chypriotes. Avec le Venezuela, la Bolivie et Cuba, Chypre entre dans le club des nations qui travaillent pour une humanité plus fraternelle. Pour construire une France nouvelle et socialiste dans une Europe démocratique et un monde en paix, dans tous les pays, une seule solution, le vote communiste.

Xavier Dubois,
Membre du Conseil départemental du PCF Nord

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:00


70.000 travailleurs manifestaient le 17 novembre 2007 en Slovénie (ex Yougoslavie) contre l'irruption du capitalisme dans la société slovène. Un récit et une analyse de la résistance syndicale en Slovénie.
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 15:04
Stop au massacre de nos facs et de nos lycées!

arton228-b54cd.jpgDans de nombreuses régions de France, des mobilisations se développent dans les lycées face aux conséquences concrètes de la politique de la droite au pouvoir. Les causes de ces mobilisations, qui passent parfois par la grève (dans les Yvelines, Paris ou Aude par exemple), sont surtout les suppressions de postes décidées par le gouvernement, qui entraînent la disparition de nombreuses classes, filières ou options.
Nous ne laisserons pas la droite détruire nos écoles pour les transformer en usines destinées à former la future main d'oeuvre servile de demain. La Bourgeoisie n'aura pas le dernier mot ! l'Education et l'émancipation valent mieux que l'enchainement et l'exploitation !

Retrouvez notre tract sur les lycées, suppresions de postes, rapport pochard 
nous ne laisserons pas la droite détruire nos écoles !
>>Cliquez ici & ici <<

Pour le tract sur le blocage du lycée de gondecourt pendant le mouvement anti LRU
>>Cliquez ici<<

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tract explicatif de la LRU et de contre propositions ICI

Articles sur l'éducation ICI
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 14:46
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 22:41
Battre la droite et gagner de nouveaux droits !

Un an après la victoire de Sarkozy, les élections municipales et cantonales doivent lui envoyer un message clair : les jeunes et la majorité de la population contestent sa politique et celle de la droite. Des politiques qui se déclinent au plan local : apartheid social, clientélisme, destruction des services publics, stigmatisation des étrangers… Aussi battre partout la droite peut leur mettre un coup d’arrêt. Pour construire des politiques solidaires et gagner des nouveaux droits qui changent la vie des jeunes et de l’ensemble de la population.

Stop aux politiques régressives de la droite !


Derrière la politique de civilisation de Sarkozy se profile un reformatage libéral de la France : autonomie des universités, casse du code du travail et du droit à la retraite, immigration « choisie » Alors qu’il se disait le candidat du pouvoir d’achat des Français, la vie est de plus en plus dure pour la quasi-totalité de la population. Mais pas pour ses amis à qui il distribue des milliards d’euros de cadeaux fiscaux. Des milliards qui manquent aujourd’hui pour l’emploi, la formation, les services publics. La politique de Sarkozy creuse les inégalités entre les populations et les territoires.
Lors de ces élections municipales et cantonales, il est possible de sanctionner cette politique en battant l’ensemble des relais locaux de Sarkozy. Car derrière les grandes lois régressives de la droite existent dans de nombreuses villes et départements des politiques menées par la droite et ses amis du centre, et ayant le même fond. Absence de constructions de logements sociaux, politique sécuritaire, privatisation de services publics ou parfois leur disparition, sont le lot de nombreuses villes et départements. Mettre fin à ces politiques de casse sociale est un enjeu pour nos vies.

Dans nos villes et nos départements : à gauche toute !


Pour battre la politique de la droite, cela ne peut se faire qu’en portant des propositions qui changent concrètement la vie des populations. C’est le combat des communistes dans chaque ville et chaque canton. Les listes de rassemblement auxquelles ils participent ainsi que leurs candidats aux cantonales sont porteurs des exigences de solidarité, de luttes contre les inégalités, de démocratie locale qui existent dans la population. Gagner de nouvelles villes et de nouveaux départements à gauche permettra de mettre en place des politiques transformatrices qui peuvent favoriser l’émancipation et la réussite de tous.

Quelque soit le masque que portera la droite localement, qu'elle soit du FN, de l'UMP, du MODEM ou sois-disant « apolitique », ses élus préférent, par essence, servir des intérêts particuliers plutôt que l'intérêt général. Le projet de la droite est le même à tous les échelons, national ou municipal : les élus de droite se sont fixés l'objectif de diviser la société française pour mieux la dominer et mieux la livrer aux capitalistes. Les communistes se hissent contre ces projets en proposant des politiques ambitieuses, dans le cadre de réels rassemblements populaires.

 

          
Changer la vie des jeunes, maintenant !

Les jeunes ne sont pas épargnés par les dégâts de la politique de Sarkozy : autonomie des universités, réformes des bacs pros, centres éducatifs fermés, etc. Chacune de ces réformes est une barrière de plus dans la possibilité pour tous de réussir sa vie. Ces barrières se concrétisent dans les difficultés quotidiennes que vivent des millions de jeunes ; difficultés à réussir sa formation, à trouver un emploi, un logement, à aller chez le médecin, à participer à la vie locale.
Casser ces barrières est fondamental pour changer nos vies. Être autonome, pouvoir construire sa vie, faire des projets d’avenir, doit être un droit ! Il faut sécuriser notre futur, casser cette machine ultralibérale, donner la liberté à toutes et tous de faire nos propres choix, de grandir et de nous épanouir. Il ne s’agit pas d’égalité des chances mais d’égalité des droits partout et pour tous, de nouveaux droits pour les jeunes.
Les jeunes communistes veulent sortir de la loi du marché tous les droits fondamentaux : la santé, l’éducation, le logement les transports, la culture... et œuvrer à l’extension maximale de la sphère publique. La gratuité est une solution pour certains d’entre eux. En effet, elle permet de sortir des échanges marchands et de financer ces droits par la solidarité nationale : de chacun selon ses moyens et à chacun selon ses besoins. Dans cette démarche, les services publics, avec intervention citoyenne, peuvent permettre de casser la loi du marché, en fournissant des biens nécessaires à tous.
Les villes et les départements sont souvent décisionnaires dans de nombreux domaines touchant aux questions sociales ou de solidarité : santé, éducation, emploi, logement, etc. Voilà pourquoi les élections municipales et cantonales vont être fondamentales. Les collectivités territoriales peuvent être des points d’appuis pour gagner la mise en place d’un certain nombre de droits. Les jeunes doivent se saisir des nombreux espaces locaux démocratiques pour faire entendre leurs exigences.

Les candidats communistes s’engagent à porter partout des propositions pour mettre en place de nouveaux droits pour les jeunes. Des droits qui changent nos vies tout de suite. La participation des jeunes est indispensable pour leur mise en place.

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