Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
  • Contact

Matériel Militant

ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

Contact

papa

Archives

Radio Révolution

20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 13:59

Le dernier numéro de notre journal L'Offensive est enfin disponible ! Il sera distribué dans tout le Pévèle-Mélantois jusqu'à la parution du prochain  !

 

Au sommaire :

 

- Transpole et les puces RFID, nouvel outil de surveillance des citoyens

- Les privatisations de services publics ou la bonne affaire pour les Bourgeois

- La précarisation de la Culture

- La situation Lybienne

- Le FN, ou la collaboration avec les capitalistes

- Pratique et Théorie

 


premierepage-copie-1.png

 

 

LISEZ L'OFFENSIVE ! PARTAGEZ-LE ! POPULARISEZ-LE !

 

 

 

Pour lire L'Offensive en ligne :

 

 

Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans L'OFFENSIVE
commenter cet article
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:46

Le 7 Avril, les militants de la Jeunesse Communiste ont occupé le pole emploi afin de dénoncer le chômage de masse qui touche les jeunes et les travailleurs de la région !


poleemploi.jpg

Marre des emplois précaires, des stages non ou mal payés, des radiations, Marre d'être privé d'emploi et d'être culpabilisé par la société !

 

Les chomeurs sont l'« armée industrielle de réserve » qui permet aux capitalistes de faire pression à la baisse sur les salaires. Pas de plein emploi et de travail émancipateur dans la société capitaliste.

 

Il est grand temps de s'organiser pour changer de système !

Révolution !

http://idata.over-blog.com/1/06/88/68/generationrevolution.jpg


 

Pour t'organiser avec nous,

rejoins la Jeunesse Communiste !

 


Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans Luttes Locales
commenter cet article
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 16:34

 

 

fn.jpg

 

La fille Le Pen et Franz Schönuber. Schönuber est un ancien SS français,
soit un vendu aux nazis qui a bradé la production économique française pour la servir
sur un plateau à la bourgeoisie alliée aux nazis.

 

Non, le Front National n'est pas un parti fasciste, il serait faux de le dire. Cette image n'est ici que pour rappeller le rôle du FN : la collaboration. Les traitres des années 1940 collaboraient avec la bourgeoisie nazie en bradant le travail de leurs compatriotes. Ceux d'aujourd'hui collaborent avec la bourgeoisie française en divisant les travailleurs.

La presse bourgeoise l'affiche en grand : le FN serait le nouveau parti des travailleurs. Quelle blague! Quel est le rôle du FN pour les travailleurs de France? Les diviser ! Chercher à séparer les « travailleurs de souche » des « travailleurs immigrés » afin de réduire leur poids dans le rapport de force bourgeoisie/travailleurs.

Pourquoi ? Pas d'union, pas de progrès social ! Si les patrons obtiennent l'avantage sur l'échiquier de la production, adieu les acquis sociaux! Sécurité sociale, congés payés...

Ainsi, le FN est un parti d'extrême droite, mais surtout de droite ! Un parti bourgeois qui défend la bourgeoisie, regarder le programme du FN suffit à confirmer cela :

-«L’harmonisation de l’ensemble des régimes d’Assurance Maladie et Retraite.».
Il faut lire ici, remise de tous les systèmes au niveau le plus bas ? Une pseudo-égalité par le recul de tous les acquis !

-«Instaurer un système de garantie contre les impayés au profit des propriétaires ».
Leur préoccupation : que le proprio soit payé ! Les travailleurs qui galèrent déjà à payer leur chauffage n'ont pas de propriété à louer ! Encore une défense de l'intérêt des bourgeois !

-« un allègement des charges des entreprises  dans le cadre de la prise en charge d'un apprenti. »
Alléger les charges ? Ce qui sert à payer l'assurance maladie ? A financer les caisses en cas d'accident du travail ? En quoi cela concerne les travailleurs?

-« adapter en permanence les formations aux emplois émergents  et favoriser les stages. »
Réduire l'éducation à son plus simple minimum et n'en faire qu'un centre de formation (financé par le peuple !) de travailleurs pour le profit des entreprises ! Favoriser les stages? Autant dire favoriser la main d'œuvre non payée !

Et ainsi de suite...Le programme du Front National n'est qu'un ensemble de mesures écrites pour favoriser le patronat. Le FN joue sur deux tableaux : il divise les travailleurs, renforçant le poids de la bourgeoisie, et propose des réformes au service de la bourgeoisie !

Le FN n'est pas le nouveau parti des travailleurs, c'est le parti des victimes consentantes du capitalisme ! Les soit disant « travailleurs » qui se tournent vers le FN ne sont que des paumés, des infiltrés ou pire, des vendus !

Prenons un exemple au hasard : une militante syndicale qui prétend avoir toujours défendu les travailleurs, qui a longtemps été membre de FO et qui tourne FN, n'est elle pas une victime consentante du capitalisme ?

Le fait d'avoir été adhérente à un syndicat fondé avec l'aide de la CIA, cela remet en cause l'honnêteté de cette « syndicaliste ». Finir au FN ne confirme que cela : trahison des travailleurs, défense de l'intérêt de la bourgeoisie en déguisant cela sous un discours « patriote » (paradoxal pour quelqu'un qui a servi dans les rangs d'une organisation longtemps pilotée par les services secrets américains ! ).

La France aux français ? OUI! Car la France n'est pas au peuple de France, elle est dans les mains des 100 familles d'actionnaires qui détiennent l'industrie...ce sont cents familles « de souche » que le FN défend ! Les manipulateurs et les collaborateurs sont aussi capables de mentir!

Halte à la propagande médiatique pro-FN !
Le Front National, c'est la collaboration !
Le Front National, c'est la défense des bourgeois, des propriétaires et des patrons !

Accepter le discours « Le Front National est le parti du peuple », c'est être une victime consentante du capitalisme !

Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans Résistance & Riposte
commenter cet article
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 10:29

 

Ben Ali et Moubarak étaient des dictateurs féroces qui opprimaient leurs peuples et ça ne posait de problème à personne (bien au contraire !) à l’Élysée, à l’Union européenne, au FMI, à l’ONU ou à la Maison Blanche. En ce moment même, les Saoudiens massacrent à tour de bras à Bahreïn un peuple qui veut vivre libre et souverain et ça ne pose toujours de problème à personne dans les hautes sphères.

L’ancienne ministre des Affaires étrangères proposait le savoir-faire des forces françaises en matière de sécurité pour mater la révolution du peuple tunisien... Aujourd’hui le gouvernement se découvre une soudaine passion pour la liberté et le soutien aux révolutions ?


Hélas, c’est une sinistre blague ! Après avoir armé, soutenu, défendu, vanté, caressé, gavé le colonel Kadhafi, les Occidentaux ne voient plus le vieux dictateur comme le bon cheval pour piller les énormes ressources en hydrocarbures (pétrole, gaz) du pays. Kadhafi ne tient plus son pays : l’extraction d’hydrocarbures est malmenée par cette révolution longue et difficile. Qui veut le pétrole veut au plus vite la fin de la révolution, quelle qu’en soit l’issue. Le plus facile leur semble sans doute d’en finir avec Kadhafi. Comment expliquer autrement qu’il ait fallu attendre si longtemps pour que l’ONU prenne position ? La situation n’est devenue un problème qu’à partir du moment où elle a bloqué l’économie pétrolière durablement.


La justification apportée ce matin par le porte-parole du gouvernement François Baroin sonne comme une sorte d’aveu. Parlant au conditionnel de possibles bombardements « dans quelques heures », il a précisé sur RTL qu’il ne s’agissait pas d’occuper la Libye mais d’aider le mouvement de révolte à prendre le dessus sur les forces de Mouammar Kadhafi.

S’il tient tant à se justifier, c’est bien pour dissimuler les véritables intentions de cet aventurisme guerrier.

Après « la guerre préventive », voici venu le temps de la « guerre solidaire ».

On nous rejoue l’interminable et horrible chansonnette de l’impérialisme que connaissait déjà Anatole France : on croit mourir pour la liberté ; on meurt pour les industriels. La chanson du capitalisme tout simplement qui, comme disait Jaurès, porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. Les frappes ne sont jamais « chirurgicales » ni les dommages « collatéraux ». A la fin, c’est toujours le peuple qui meurt.


Nous réitérons notre pleine solidarité avec l’opposition au régime de Tripoli qui doit garder la pleine maîtrise de ses choix.

Celui qui vient d’être fait par la France et ses alliés est le premier pas vers la logique du pire.

 


 

 

NON A L'ATTAQUE IMPERIALISTE !

NON A L'INGERENCE OCCIDENTALE !

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE LYBIEN !

Repost 0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 12:12

 

 

 

Intimidation policière

contre des jeunes communistes d'Attiches

 

En pleine période électorale, le collage d'affiches a toujours été un moment de « bataille » entre les membres des différents partis politiques, se suivant à la trace pour recoller l'autre au plus vite. Cependant, M. le Maire d'Attiches Luc Foutry(candidat UMP aux élections cantonales), n'a pas pris ce petit jeu habituel à la légère.

En effet, nos camarades attichois ont eu, tour à tour, droit à une visite surprise à leur domicile ou à un coup de fil de la gendarmerie. Selon ce même Maire, il semblerait que les panneaux d'affichage public soient soumis à une loi spécifiant un partage équitable entre les partis politiques. Vexé par le fait que l'on recolle sans cesse les affiches de l'UMP et sous le faux prétexte de quelques autocollants et de quelques graffs sur des murs, M. le Maire décida de porter plainte contre nos 3 camarades. C'est ainsi que V, lycéen mineur, fut convoqué sans ses parents, mis sous pression et questionné sur ses camarades, D. et P. qui, quant à eux, subirent le même traitement avec des menaces de placement en garde à vue et un « témoin » imaginaire à l'image des faits reprochés. La gendarmerie va même jusqu'à annoncer 800 euros de dégradations commises par les 3 jeunes...Il est bien évidemment inutile de rappeler que la plainte porte uniquement sur quelques autocollants et deux graffs...

Ces accusations non fondées contre nos camarades nous amènent à nous poser des questions. Où sont les preuves ? De quel droit la gendarmerie se permet-elle de convoquer des jeunes, sans leurs parents et de les menacer, sans aucun élément concret contre eux ? Et comment un Maire peut-il se rabaisser au fait de porter plainte contre ses propres citoyens, de les menacer de vive voix devant un panneau d'affichage public, simplement sous prétexte qu'ils n'ont pas la même opinion politique que lui ?

 

Nous ne cèderons pas à l'intimidation! Si même les élus se mettent à accuser, menacer et opprimer ceux qui font qu'ils ont justement ce pouvoir ; si les maires, représentants de leurs citoyens se mettent à les briser, il est alors légitime de se demander ce qu'il adviendra demain avec les lois liberticides tout droit sorties du camp politique de ce très cher M. le Maire.

 

En tant que Jeunes Communistes, nous nous opposons fermement aux accusations non fondées et aux intimidations pratiquées sur des jeunes étudiants ou lycéens, qui ne peuvent être sans lien avec les proches élections et les positionnements politiques de chacun !

 

Seclin.

Le 08/03/2011

 

Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans Luttes Locales
commenter cet article
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 22:00

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/photo/art/default/2727115-3859108.jpg?v=1298811751

 

 

 

 

Afin d'apporter un éclairage au coeur de la révolution, nous mettons ici en ligne cette Interview de Hamma Hammami, porte-parole du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie qui a du choisir de vivre de longues années dans la clandestinité sous le régime de Ben Ali mais qui a malgré tout dû purger des peines de prison d'ordre politique pour sa participation à des actions "subversives".

 

logo_pcot.jpg

 

 

Les révolutions et grandes manifestations dans le monde arabe font souffler un vent d’optimisme dans le monde entier. Que signifie, pour vous, ce mouvement qui a démarré dans votre pays ?

Hamma Hammami.
C’est une grande révolution, que ce soit au niveau des pays arabes ou d’autres pays de notre région. D’autres peuples peuvent tirer de cette révolution quelques leçons.


D’abord, le peuple tunisien a fait cette révolution en s’appuyant sur ses propres forces. Dans beaucoup de pays arabes, des gens prétendaient qu’on ne pouvait pas faire de révolution contre des dictatures comme celle de Ben Ali sans le soutien de la France, des États-Unis ou d’autres forces étrangères. Notre peuple a montré qu’en s’appuyant sur ses propres forces, on peut déposer un dictateur comme Ben Ali, fort d’un appareil sécuritaire gigantesque.

Ensuite, le peuple tunisien a fait cette révolution dans une unité presque totale. Pendant plus d’un mois, on n’a pas entendu un seul mot d’ordre religieux, qui aurait pu diviser le peuple tunisien. Le peuple tunisien s’est uni autour de ses aspirations démocratiques, économiques et sociales.

 

Pour vous, cette révolution n’est pas finie. Pourquoi ?

Hamma Hammami.
La révolution est encore toujours en cours. Elle n’a pas encore vraiment réalisé ses buts démocratiques et sociaux. Elle a vaincu un dictateur, mais elle n’a pas encore vaincu la dictature. La police politique, pilier principal de la dictature, est encore toujours là et très active d’ailleurs. Le parlement est toujours là. C’est un parlement fantoche car il fallait l’accord de Ben Ali pour pouvoir y sièger. Le président par intérim est un membre du parti de Ben Ali, très proche de lui. Le gouvernement est toujours dirigé par le premier ministre de Ben Ali, Mohammed Ghannouchi, et ses ministres viennent du même entourage. Les hauts responsables, corrompus, détiennent toujours leurs postes. La Constitution a rendu possible la dictature, elle est encore inchangée. La dictature a fait passer d’innombrables lois anti-démocratiques et antisociales pour se protéger et elles sont encore toutes en vigueur. Aux mains du gouvernement actuel, toutes ces lois et institutions peuvent à nouveau être utilisées contre le peuple. Le régime de Ben Ali est donc encore toujours en place.


C’est pour cela que le mouvement populaire continue, malgré les promesses du gouvernement actuel. Il exige la dissolution de l’actuel gouvernement. Il refuse des gouvernements « remaniés » comme celui qu’on a maintenant. L’ancien parti au pouvoir, le RCD (Rassemblement Constitutionnel Démocratique, qui était jusqu’au 18 janvier dernier encore membre de l’Internationale Socialiste, NdlR), doit être réellement dissous.
Non, on ne peut donc pas dire que la révolution soit terminée. Elle n’a pas encore vaincu les forces réactionnaires. Elles sont toujours là, mais affaiblies. On doit continuer cette révolution avec grande détermination, mais aussi avec beaucoup de sens tactique pour préserver l’unité du peuple tunisien et ne pas tomber dans des divisions qui pourraient avoir des répercussions très négatives sur la marche de cette révolution, que les peuples du monde arabe regardent avec beaucoup d’espoir.

 

Certains présentent la révolution en Tunisie comme un événement spontané...

Hamma Hammami.
C’est faux. Ils le disent pour discréditer et nier, au cours de ces dernières années, le rôle des forces révolutionnaires et progressistes dans l’opposition. C’est une manière aussi de dire qu’il faut chercher une issue à cette révolution avec l’ancien parti au pouvoir, que les hommes politiques traditionnels sont obligés de reprendre la direction d’un mouvement qui n’en a pas. Ce mouvement n’était spontané que dans la mesure où il n’était pas organisé au niveau national. Il n’avait pas une direction unique, un programme commun. Mais ça ne veut pas dire absence de conscience et absence d’organisation.


La conscience existe, car les acteurs de ce mouvement sont avant tout des militants de gauche, des progressistes, des syndicalistes, des militants des droits humains. Ce sont des jeunes diplômés chômeurs qui appartiennent au mouvement étudiant. Notre parti est là, nos forces sont présentes. Les islamistes, par contre, n’ont pas vraiment participé. C’est pour cela que, dans cette révolution, il n’y a aucun mot d’ordre religieux. Même si politiquement, les islamistes ont soutenu le mouvement.

Au niveau de l’organisation, les militants se sont très vite organisés en comités. Dès le premier jour de cette révolution, il y a eu dans certains villages un vide de pouvoir réel. Ensemble avec les démocrates, nous avons alors appelé les gens à s’organiser. Ce qu’ils ont fait dans les villages et dans les régions, parfois dans des assemblées, qui s’appellent « assemblées populaires » ou « assemblées de sauvegarde de la révolution », parfois en comités ou en ligues, cela dépend. Ici à Tunis, les gens se sont organisés en comités populaires ou comités de quartier. Ils ont choisi leurs dirigeants parmi les militants les plus actifs au cours de cette révolution. La structuration est encore faible et embryonnaire. Il n’y a pas encore de véritable centralisation au niveau national. Mais, petit à petit, ces comités se sont transformés en comités qui discutent de la situation et de l’avenir, et de ce que la population peut faire.

 

Le Front du 14 janvier s’est constitué il y a quelques semaines. Qui y retrouve-t-on ? Quel est son programme ou que revendique-t-il ?

Hamma Hammami.
Au niveau politique, la gauche est parvenue à se rassembler dans un front qui s’appelle le « Front du 14 janvier » en référence au jour de la fuite de Ben Ali. La gauche a un poids indéniable dans notre pays. Que ce soit au niveau politique ou syndical, au niveau de la jeunesse ou du mouvement des femmes, au niveau des droits humains ou du mouvement culturel. Ce front s’est rassemblé autour des mots d’ordre et revendications populaires. On y trouve donc la revendication de dissolution du gouvernement, la dissolution du parti au pouvoir. Le Front revendique aussi la formation d’un gouvernement provisoire, constitué par des éléments qui n’ont rien à voir avec le régime de Ben Ali, son parti, la dictature. Ce gouvernement provisoire aurait pour tâche essentielle la préparation d’élections pour une Assemblée Constituante. C’est celle-ci qui devra rédiger la Constitution, les institutions, les lois fondamentales d’une République Populaire Démocratique à laquelle aspire le peuple tunisien.


Nous sommes aussi unis autour d’une plateforme économique et sociale, car nous considérons que la dictature était liée à une base économique et sociale, une bourgeoisie compradore (bourgeoisie tirant sa fortune de ses liens avec les multinationales étrangères, NdlR) qui pille la Tunisie en collaboration avec des sociétés et entreprises françaises, italiennes, espagnoles, portugaises, belges. Nous voulons non seulement une démocratie politique mais aussi une démocratie sociale, parce que nous considérons que la révolution actuelle est une révolution démocratique et nationale, une révolution populaire qui doit préparer des changements fondamentaux pour toute la société tunisienne dans l’avenir.

Le Front du 14 janvier a tenu le samedi 12 février son premier grand meeting public au Palais des Congrès de Tunis. Avec une grande réussite, qui dépassait de loin nos attentes. La mobilisation n’a pris qu’à peine trois à quatre jours. Plus de 8 000 personnes étaient réunies, beaucoup n’ont pas su entrer. Du jamais vu.

 

Le 11 février, un comité beaucoup plus large s’est constitué.

Hamma Hammami
. Oui, une réunion au siège du Conseil National des Avocats a rassemblé les représentants de 28 organisations. Presque toute l’opposition à Ben Ali, sauf deux partis qui sont entrés dans le gouvernement de Ghannouchi. Hormis les 10 organisations du Front du 14 janvier, il s’agit de la centrale syndicale unique UGTT, du parti islamiste Ennadha, des Associations des Avocats, des Ecrivains, des Journalistes, de l’Union des Étudiants Tunisiens et d’autres encore. Tous sont d’accord sur des propositions concernant la fondation d’un « Conseil National pour la Sauvegarde de la Révolution ». La plateforme ne va pas aussi loin que le Front du 14 janvier, puisqu’elle ne demande pas la dissolution de ce gouvernement. Certaines forces comme l’UGTT ont accepté ce gouvernement. Mais les 28 signataires exigent que ce « Conseil National » ait un pouvoir de décision concernant toutes les lois et mesures en préparation des nouvelles élections, afin de garantir qu’elles seront vraiment démocratiques et se dérouleront dans la liberté totale. Ils réclament le droit de surveillance de toutes les décisions du gouvernement et l’obligation de soumettre pour approbation au Conseil National toutes les nominations à des hautes fonctions. Les signataires appellent la population de toutes les régions et localités à former des Comités de Sauvegarde de la Révolution et l’UGTT met tous ses locaux à leur disposition. Ces Comités seront représentés dans le Conseil National.

 

Vous rassemblez là les différentes classes et couches de la population qui étaient et sont en opposition à la dictature. Cette démarche correspond au caractère de cette révolution, que vous appelez nationale et démocratique, pourquoi ?

Hamma Hammami.
Depuis Hannibal (général de Carthage, ancêtre de la Tunisie, dans l’Antiquité, NdlR), ce pays n’a jamais connu de démocratie. Ni les paysans, ni les petits commerçants, ni les artisans ou petits producteurs, ni les professeurs ou instituteurs. Tout ce monde aspire avant tout à la démocratie, ensemble avec les ouvriers. Il faut en être conscient.


Nous essayons d’unir le peuple autour d’une seule tâche : en finir avec la dictature. Nous essayons d’éviter toute divergence parmi les forces populaires, ce qui pourrait être exploité par la réaction. On s’est mis d’accord avec les islamistes et avec les autres forces pour préserver cette unité du peuple tunisien et ne pas tomber dans des luttes partisanes.

Mais cette révolution est aussi nationale. Les gens se rendent compte que l’élite bourgeoise corrompue est de nature compradore, qui pille notre pays au profit de sociétés étrangères. Celles-ci cherchent à produire à bon marché pour exporter ces produits vers leurs marchés, non pas pour satisfaire les besoins de la société tunisienne. L’ingérence des puissances européennes et américaines provient entre autres de ce qu’elles veulent à tout prix protéger leurs multinationales. Nous avons besoin d’un plan d’industrialisation en fonction des besoins de notre peuple. C’est cela que les gens réclament. Le Front du 14 janvier revendique la construction d’une économie nationale au service du peuple où les secteurs vitaux et stratégiques sont sous la supervision de l’État.

 

Vous êtes porte-parole d’un parti communiste. Qu’en est-il d’une perspective socialiste en Tunisie ?

Hamma Hammami.
Une révolution socialiste n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui. Oui, en tant que marxistes nous estimons qu’en définitive, il faudra passer au socialisme. Ce sera nécessaire pour ne pas être pris dans le filet du capitalisme mondial qui est tenu par des grandes multinationales américaines et autres. Ce sera aussi la seule façon de mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais cette façon de voir les choses n’est pas encore partagée largement du tout ici. Nous ne pouvons pas marcher trop vite.


Il faut tenir compte des rapports de force politiques. La classe ouvrière est en retard sur le plan de la conscience et d’organisation. Le mouvement communiste est encore assez faible dans notre pays, même s’il progresse beaucoup. Les autres classes sont assez présentes par l’intermédiaire du camp libéral, du camp islamiste... Il ne faut donc pas faire de faux pas.

A travers cette révolution, des premiers jalons du socialisme peuvent néanmoins être établis au niveau économique. Ainsi, nous sommes pour la nationalisation des grandes entreprises au profit des travailleurs. Comme dit plus haut, cela s’impose déjà d’un point de vue du recouvrement de notre indépendance. Nous n’allons pas nationaliser pour que cela profite à une bourgeoisie d’État (une classe qui s’enrichirait à la tête du nouvel État, NdlR). La classe ouvrière doit pouvoir diriger ces entreprises d’une manière démocratique.

Mais cela ne vaut pas pour tous les secteurs de l’économie. Nous effraierions les petits commerçants, les artisans, les petits patrons des nombreux ateliers que compte notre pays, nous les monterions contre la révolution.

Et, surtout, il faut penser aux paysans. La paysannerie chez nous est très diversifiée. Elle n’est pas organisée et elle accuse en général un très grand retard au niveau de la conscience. Quelques régions sont plus avancées, là où il y a des ouvriers agricoles, qui sont parfois devenus des paysans pauvres. Ils ont reçu des lopins de terre, mais ne les travaillent pas par manque de moyens. Ceux-là verront eux-mêmes la collectivisation comme une issue positive. Mais il y a aussi des régions où les paysans réclament depuis des décennies la terre que de grands capitalistes leur ont confisquée mais qu’ils travaillent néanmoins. Parler de collectivisation, cela leur rappellerait toute de suite le pillage de leurs terres au cours des années 60. A notre avis, on pourra passer de façon graduelle et diversifiée au socialisme, tout en maintenant l’unité la plus grande du peuple et dans la mesure où son expérience le mène à en voir l’utilité et la nécessité. Il n’y a pas de schéma unique.  
"Mais il y a un but unique, le socialisme."

Repost 0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 19:17

premierepage.png

 

Ca y est, la dernière édition de notre journal L'Offensive, le numéro six, est enfin sorti. Il sera distribué massivement dans tout le pévèle-mélantois.

 

Au sommaire de ce numéro :

 

 

  • Nos revendications sur la gratuité des transports
  • Révolution tunisienne
  • Luttes étudiantes en Angleterre
  • Islamisme : Terrorisme ?
  • Divertissements et pensée dominante
  • Et enfin, de la théorie avec un article sur l'outil de lutte des classes que sont les syndicats

 

Pour le lire en ligne :

 

Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans L'OFFENSIVE
commenter cet article
19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 10:44

vote.jpgDans un mois auront lieu les élections cantonales. Un moment où chacun pourra s'exprimer par le vote pour traduire ses colères et aspirations. Notre section se trouve à cheval sur deux cantons où se présentent des candidats communistes. Sur le canton de Seclin c'est Françoise Dumez et Marc steinling qui représenterons les communistes.

Sur le canton de Pont à Marcq, les candidats seront deux membres de notre Section de la jeunesse Communiste, Benjamin Vandekerckhove et Morgane Fovelle. 

Suivez et soutenez leur campagne.

Votez pour eux,

 

http://cantonales2011-pam.over-blog.com/

 


Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans Elections
commenter cet article
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 16:36

Ce fut une véritable réussite que notre Concert à l'occasion des 90 ans de la Jeunesse Communiste ! En effet, le Week-End dernier, on était venu de toute la métropole pour assister à la Soirée. Et ce, malgré la "concurrence" d'un autre concert localisé lui aussi sur Seclin ! Les groupes se sont succédés jusque tard dans la nuit, mettant les talents de notre régisseur à dure épreuve afin de pouvoir profiter de la bonne musique dans les meilleurs conditions possibles.

 

neavy.jpg

Le groupe Neavy

 

A noter aussi la Fête populaire qui s'est déroulée dans de bonnes conditions, faisant retomber en enfance beaucoup de nos militants, qui, aux sons des rires de leurs camarades, s'affrontaient à la course en sac ou au chamboule-tout ! Il est en effet bon de se défouler quelque peu après une année chargée en militantisme et de dégommer les têtes de nos exploiteurs qui nous en ont tant fait voir durant cette année !


hypnoze.jpg

Le groupe Hypnoze

 

Néanmoins, nous n'avons pas oublié dans cette festivité le caractère politique de l'évènement ! Il s'agissait quand même de fêter les 90 ans de la plus importante organisation politique de jeunesse ! Les discussions ont ainsi pu se nouer dans la convivialité et la franche camaraderie autour d'une bonne mousse, les sujets passant de Chavez à Sarkozy en passant par la montée générale du fascisme et de l'exploitation capitaliste pour parfois même passer à des sujets beaucoup plus légers comme la musique, le cinéma ou la lecture. 

 

 

Pour conclure nous pourrons dire que cette journée fut une réussite et que nous avons hâte d'avoir l'occasion d'en réorganiser une... à laquelle vous serez tous invités évidemment ! ;-)

 



Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans Rendez-Vous
commenter cet article
20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 19:21

 

DSC00001.JPG

 

La Jeunesse Communiste et le PCF lors de ses voeux à Annoeullin



L'année 2011 commence et amène avec elle son lot de précarité, de licenciements et de luttes pour la classe ouvrière. L'année qui vient de s'écouler nous a prouvé une fois de plus la capacité des travailleurs à s'unir dans les luttes. Cette année fut celle de combats divers contre la classe dominante, contre l'oppression capitaliste. Mais cette année fut surtout marquée par un mouvement populaire massif, mouvement puissant et combatif : le mouvement des retraites.

 

Oui, ce mouvement a été symbole de l'unité de la classe ouvrière et d'une grande avancée dans la conscientisation des masses. Ce n'est pas une simple affirmation, nous l'avons vu lors des différents blocus et rassemblements, notamment dans les lycées, comme Gondecourt, où les discussions devant les barricades, et la dynamique lancée par notre mouvement ont permis l'adhésion massive de jeunes à notre organisation. Nous l'avons également constaté lors de la manifestation organisée dans Seclin par les jeunes travailleurs en formation du lycée de la Mouchonnière, aidés des Jeunes Communistes. Mais les luttes contre la réforme des retraites ne se sont évidemment pas arrêtées aux luttes lycéennes. Les actions de la CGT ont été nombreuses et les Jeunesses Communistes n'ont pas manqué d'y prendre part. Comme lors du blocage de la zone industrielle de Seclin où toutes les forces militantes ont su montrer leurs convictions, s'imposant comme défenseurs d'une classe opprimée. Notre Parti quant à lui, n'est pas non plus resté sans réaction face à cette nouvelle attaque de la classe dominante. Ainsi, il a rendu plusieurs « visites de courtoisie » à M.Huyghes, notre cher député UMP, auxquelles la Jeunesse Communiste fut ravie de participer.

 

Pourtant, le mouvement des retraites, bien qu'unificateur et marquant, ne doit pas effacer les diverses luttes et actions menées par notre organisation tout au long de cette année. Du blocage de la station Total de Seclin lors de la fermeture de la Raffinerie des Flandres, aux banderoles déployées sur l'autoroute, en passant par la création de l'équipe du Spartak Lillois ou l'organisation d'une conférence-débat avec un historien de la JC, tout ça en plus de diverses soirées et concerts où les Jeunes Communistes étaient présents. Oui ! La JC est sur tous les fronts !

 

Cependant, rien n'est joué, car les exploités prennent chaque jour conscience que l'alternative ne se trouve pas entre un capitalisme sauvage et un capitalisme social mais bel et bien entre socialisme et barbarie. En témoigne la vague d'adhésion aux organisations ouvrières telles que les Jeunesses Communistes, la CGT ou le Parti Communiste.

La colère est grande, et nul doute que les prochains combats se feront classe contre classe et que les communistes seront dans la bataille.

 

Alors Camarades, restons unis dans l'action jusqu'à la victoire du prolétariat et

Bonne Année 2011 !

Repost 0
MJCF Pévèle-Mélantois - dans MJCF
commenter cet article