Matériel Militant

ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

Présentation

  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
  • : politique Révolution manifestation communisme Politique
  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes de l'ouest du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 11:30

COMMUNIQUE DU PCF SECLIN ET DES JEUNES COMMUNISTES DU PEVELE MELANTOIS

Seclin le 4/11/2011

Monsieur CADART vous êtes un démagogue et un menteur !

NOUS AVONS HONTE POUR VOUS !


vdn-copie-1.jpg

La lecture du dernier Hebdo Seclinois nous oblige à réagir avec force et indignation.

Jusqu'à présent  nous avons fait le choix de ne pas répondre aux propos haineux et calomnieux de la droite locale, notre action est en ce qui nous concerne avec et pour les Seclinois face a cette politique qui fait tant de mal à nos concitoyens. Chaque semaine c’est la même musique nauséabonde que nous livre ce groupe d’opposition. Invective contre le Maire et les élus de la majorité municipale, dénigrement systématique de notre ville et de ses habitants, mensonges en tout genre, démagogie. A chaque numéro la droite locale frappe, un coup sur les élus Socialistes, un coup les élus écologistes et à chaque fois le premier magistrat de notre ville à le droit à sa part de haine.

Oui nous avons le courage d’affirmer que nous aimons notre ville comme une écrasante majorité de Seclinois, oui nous sommes fiers de voir que notre ville bouge et se transforme créant ainsi un souffle positif au service de tous. Oui nous sommes fiers de constater que notre ville et les élus de la majorité municipale ne capitulent pas face aux mesures du gouvernement UMP.

Les propos tenu par Mr Cadart et son groupe de droite « Force démocrate » dans l’Hebdo Seclinois du 3 novembre, sont proprement scandaleux et indignes d’élus de la République.

Plusieurs précisions :

-          Les Jeunes Communistes du Pévèle Melantois n’organisent pas de « Nuit Noire », ils organisent une fois par mois une soirée thématique suivit d’un débat. Le premier thème était autour du film « Nuit noire » d’Alain TASMA, avec notamment Clothilde COURAU. Ce film traite du 17 Octobre 1961 ou des Algériens ont manifesté pour réclamer l’indépendance de leur pays. Ce jour là sur ordre de Maurice PAPON, des centaines d’Algériens ont été tués. C’est un pan d’histoire de notre pays, en débattre pour mieux avancer est une bonne chose. Monsieur Cadart, un peu de culture et un peu de référence historiques !

 

-          Les Jeunes Communistes font œuvre d’éducation populaire en organisant de telles initiatives et forcement les thèmes abordés sont orientés politiquement, car les Jeunes Communistes comme le PCF ne se résignent pas à vivre dans cette société ou l’argent est roi au détriment de l’être Humain. Cette prétendue jeunesse, comme vous la nommez,   rêve d’un autre avenir, elle est indignée de la vie qui lui est faite, elle porte l’espérance d’un monde meilleur. Vous avez le droit de ne pas partager cela, mais un peu de respect pour le débat d’idées et la démocratie.

 

-          Les premières victimes de l’insécurité sont les jeunes et ce dans tout les aspects de leur vie. Les jeunes Communistes, comme un très grand nombre de jeunes dans notre ville sont Républicains et respectueux des institutions. Ne pas le voir, mépriser cela c’est insulter la jeunesse dans son ensemble

Dans ce cadre, Il est facile de mentir, de sortir une phrase de son contexte pour s’en servir à des fins politiciennes, c’est de la politique de caniveau, le degré zéro de l’intelligence. Se servir ainsi de la détresse des commerçants qui ont eu le malheur d’être cambriolé ou vandalisé, pour taper une nouvelle fois sur le Maire c’est crapuleux. Demain nous serons en Hiver et si nous connaissons de forte chute de neige ce sera la faute de qui ? Le chômage augmente, la vie est difficile, le pouvoir d’achat recule depuis des années, c’est de la faute du Maire, de la majorité municipale ??? Un peu de sérieux, les Seclinois méritent mieux.

Qui a supprimé un fonctionnaire sur deux et ce dans l’éducation nationale, la police, qui met à mal l’accès à la santé pour tous, qui attaque le pouvoir d’achat, qui supprime les services publics ????

La droite locale a la mémoire courte, elle devrait se tourner vers ses amis qui de l’Elysée, aà l’assemblée nationale, aux cabinets ministériels pratiquent une politique qui met à mal TOUTE la population. Personne n’y échappe, jeunes, retraites, salariés, commerçants, PME, PMI. Cette politique attaque chacun de nos concitoyens et nous n’avons de cesse de nous battre pour que cela change dans notre pays.

Vivre ensemble, permettre à chaque individu de s’épanouir, permettre a tous de vivre dignement c’est le sens de l’engagement des Communistes, des Jeunes Communistes.

C’est avec fierté qu’au PCF et à la JC nous comptons des générations de Femmes et d’Hommes qui ont su à chaque époque se dresser et se lever pour la liberté, pour le bonheur universel. Contre le nazisme, contre les guerres coloniales, pour le respect des gens, voilà le sens de notre combat. Les propos de la droite sont donc, totalement, encore une fois à coté de la plaque. A trop vouloir s’opposer le risque est bien de proférer de grosses âneries.

 La politique, le débat d’idées c’est avant tout pour travailler à trouver des solutions face aux vrais problèmes.

Mr Cadart, avec vos amis de force démocrate avec vos relais à l’UMP, prenez un peu de hauteur et arrêtez d’utiliser  les gens, les seclinois à des fins politiciens.

Enfin,  puisque que la droite locale semble l’ignorer, Bernard DEBREU est le Maire de Seclin, donc il est au service de tous les habitants qu’ils soient de gauche ou de droite. Le PCF et la Jeunesse Communiste ont leurs responsables.

Face à la démagogie et aux mensonges de la droite locale, les Communistes Seclinois, les Jeunes Communistes du Pévèle Mélantois ont le plaisir d’inviter tous les démocrates, les républicains à un rassemblement :

 

Jeudi 10 novembre 2011

Place Paul Eluard

(C’est un poète Monsieur Cadart !)

A 18h


Kamel BEN AZOUZ - Sophie DELMAERE

Responsable du PCF SECLIN - Secrétaire des Jeunes Communistes du Pévèle Melantois    

Par MJCF Pévèle-Mélantois - Publié dans : Luttes Locales - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Un avocat qui se persuade que la IIIème république est toujours d'actualité.

La volonté féroce de jouer la notabilité prête a être élue à la mairie, quitte à prendre les seclinois pour des abrutis.

Un avocat, qui manifestement a quelques petites difficultés à comprendre la Loi de 1901 sur les associations: Le MJCF dont la section de Seclin est membre et une organisation DIFFERENTE du PCF! Il existe bien entendu des événements communs, mais les organisations sont (et ce depuis 1956 et la refondation de la JC) INDEPENDANTES!

Manifestement quelques difficultés avec la République également: un Maire n'est pas le responsable de son parti (mais pour un "notable" pas de surprise, Parti Politique est une expression complexe).

Le Maire de Seclin n'a rien à voir dans ce débat, de la même manière qu'une expression de la JC (soit dit en passant parfaitement déformée par ignorance profonde de la situation) ne peut être reprochée au PCF.

L'électoralisme et les tentatives de populisme pour régner sur 13 000 habitants.
La démagogie et la fausse polémique pour tenter de masquer que depuis 1945, la Mairie est PCF.

Les pseudos reproches pour masquer qu'à Seclin, il y a des foyers de jeunes, des centres aérés et de multiples installations pour la jeunesse.

Il est facile de tenter de détruire son adversaire politique, mais quand sur le "champ de bataille" il y a une rue Guy Moquet, une résidence Lénine, une place Stalingrad et une avenue Rouger Bouvry (résistant communiste mort les armes à la main pour la libération de la ville de Seclin), il faut forcément passer par le grand guignol et la politique de niveau 0: ne pas proposer et se contenter de pérorer en attaquant sur des pseudo-débats.

Salutations républicaines!

Commentaire n°1 posté par Soba le 04/11/2011 à 19h58

Les jeunes communistes ont raison de remettre les points sur les i ! Le comportement de cette personne est scandaleux et indigne, on voit que la droite craint l'avenir vu ce à quoi elle est réduite !

Commentaire n°2 posté par sacco le 05/11/2011 à 12h51

On constate encore une fois la volonté de la droite de ne pas assumer son histoire, voire de la réécrire. Car enfin, qui a placé Papon à la tête de la préfecture de Police de Paris ? La droite au pouvoir me semble-t-il ...

La droite a vraiment un problème avec son Histoire, au point de récupérer celle des communistes. Il est vrai que la notre est plus glorieuse que celle des collabos, des fascistes et j'en passe.

Courage camarades. 

Commentaire n°3 posté par . le 05/11/2011 à 12h56

Intervenir sur "l'insécurité" car la police de Papon a été dénoncée.

Du grand foutage de gueule! La JC de Seclin organise une soirée et crée des événements pour les jeunes et on crache dessus.

C'est mieux de laisser les jeunes (déjà touché par le chômage et la casse de l'éducation [merci la droite! ou les "sans étiquettes anti communistes"]) trainer les rues en empéchant tout événement culturel.

Un grand bravo!

Commentaire n°4 posté par NM le 05/11/2011 à 12h57

1961: 307 homicides de Nord-Africains.

Les faits sont là; alors défendre la police de Papon, c'est du révisionnisme!

Commentaire n°5 posté par Fred le 05/11/2011 à 13h06

François-Xavier Cadart et sa liste alliance pour Seclin sont vraiment prêt à utiliser tous les moyens pour la mairie de Seclin!

Commentaire n°6 posté par Simon le 05/11/2011 à 13h24

Même plus l'alliance pour Seclin, c'est les "Forces Démocrates pour Seclin", une véritable ouverture de la droite libérale aux libéraux de droite!

Diversité dans les parti, unité contre Le Parti! (le PCF sous entendu)

Commentaire n°7 posté par Soba le 05/11/2011 à 13h27

Il est agréable de voir que les seuls arguments de la Bourgeoisie et du Capitale sont politiciennes ! Diffusez les démentis Camarades, Ne lachons rien aux démagogues qui pronne l'exploitation des travailleurs comme idéal de vie !

Commentaire n°8 posté par RIQUET Rémi le 05/11/2011 à 13h28

Se faire menacer par l'ennemi de classe, pour un marxiste, c'est une preuve qu'on fait bien son travail militant dans la lutte, qui pousse toujours l'adversaire à monter d'un cran dans sa haine réactionnaire... comme disait (à peu près) un grand homme ;)

Commentaire n°9 posté par Guillaume le 05/11/2011 à 13h42

Merci du soutient les copains, on se laissera pas intimider par François Xavier Cadart!

C'est pour ça qu'on s'organise dans la JC!

Longue vie au MJCF!
Vive la JC, pour le socialisme! Pour le communisme!

Commentaire n°10 posté par un camarade seclinois le 05/11/2011 à 13h49

Quand la droite ne sait pas quoi dire, elle polémique d'une manière stérile en agitant les ficelles de l'anti-communisme.
Elle ferait mieux de reconnaître ses erreurs historiques, en soutenant la proposition de loi des sénateurs communistes visant à reconnaître le 17 oct 1961 comme crime d'Etat...

Commentaire n°11 posté par Antoine le 05/11/2011 à 13h56

http://www.lille.pcf.fr/Les-senateurs-communistes.html

Les sénateurs communistes demandent la reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961

Le groupe Communiste, Républicain et citoyen du Sénat réclame pour la 3ème fois l’adoption d’une loi portant reconnaissance de la responsabilité de l’État dans la répression de la manifestation pacifique des Algériens français le 17 octobre 1961.

Il y a 50 ans, le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers de travailleurs algériens et leurs familles manifestaient pacifiquement à Paris, contre le couvre-feu que la Préfecture de Paris venait de leur imposer.

L’action des forces de l’ordre que dirigeait M. PAPON, fut d’une extrême violence. Les hommes qui manifestaient à mains nues furent molestés, torturés et massacrés. Des coups de feu furent tirés. Loin de la « bavure », cette action était préméditée et coordonnée.

([retrouvez également en ligne le numéro spécial de l’Humanité consacré à la commémoration du 17 octobre 1961 ->


Durant cette nuit là et le lendemain, de nombreux corps flottaient à la surface de la Seine. De nombreuses familles algériennes n’eurent plus jamais de nouvelles d’un père, d’un mari ou d’un fils.

Reconnaître le 17 octobre 1961, ce serait un élément de plus à mettre à l’actif du rapprochement entre le peuple algérien et le peuple français. Ce serait un acte de concorde entre les deux peuples.

Les auteurs de cette proposition de loi proposent donc que la France, par la voix de son Parlement, reconnaisse, cinquante ans plus tard, cette tragique journée du 17 octobre 1961.

 

Commentaire n°12 posté par Serge le 05/11/2011 à 14h22

ON TROUVE UN ARTICLE ICI AUSSI

http://www.groupe-crc.org/Le-crime-commis-doit-etre-reconnu.html

 

Le crime commis doit être reconnu et les responsabilités établies

17 octobre 1961

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 20 octobre 2011

Le 19 octobre 1961, ici même le sénateur de la Seine, Jacques Duclos, interrogeait Roger Frey, Ministre de l’Intérieur, sur la journée tragique du 17 octobre. Ce mardi 17 octobre, des milliers d’Algériens, ouvriers des usines de la région parisienne, sont partis - beaucoup du bidonville de Nanterre – pour manifester à Paris sur les Grands Boulevards, contre le couvre-feu discriminatoire décrété à l’égard des Français musulmans à Paris par le préfet Papon.

Cette manifestation pacifique a été réprimée avec une violence inouïe. Des morts sur les trottoirs, des corps dans la Seine, des disparus, des enterrés anonymes au cimetière de Thiais.

« Bilan officiel : 11 500 arrestations, 2 morts, 8 blessés par balle. La police a fait son travail ».

Pourtant, les témoignages, nombreux, font estimer le nombre de victimes à plus de 200.

Témoignages de policiers, de journalistes, de photographes présents le 17 octobre.

La vérité a fait son chemin. Nous la devons à Jacques Panijel, Patrick Rotman et Alain Tasma, Didier Daeninckx, Jean-Luc Einaudi, Yasmina Adi.

Pourtant, le travail de mémoire a été entravé. Deux conservateurs des archives de Paris ont été sanctionnés pour avoir témoigné au procès en diffamation intenté par Papon contre Jean-Luc Einaudi en 1999. Pourtant, Papon a perdu ce procès, premier pas de la reconnaissance de la réalité du crime du 17 octobre.

Lundi dernier, des milliers de personnes, témoins vivants du 17 octobre, enfants, petits-enfants, jeunes d’aujourd’hui, ont défilé sur les mêmes Grands Boulevards de Paris, jusqu’à la plaque apposée par le Maire de Paris, Pont Saint-Michel, pour demander enfin, la reconnaissance officielle des massacres du 17 octobre 1961 et les jours suivants.

M. le Premier Ministre, cinquante après, les hautes autorités de notre pays doivent une parole de vérité au peuple français et algérien.

Le crime commis doit être reconnu et les responsabilités établies.

Les archives de l’Etat doivent être soumises aux règles communes et ouvertes afin de permettre l’établissement des faits et la recherche encouragée dans le cadre franco-algérien.

Les familles ont droit enfin à la vérité.

Commentaire n°13 posté par Serge le 05/11/2011 à 14h23

Vous avez bien raison de prendre le temps de faire une telle réponse! Pas que ce Monsieur Cadart semble en valoir la peine, mais vis-à-vis des habitants de la commune. Espérant que tout le monde comprendra un jour que personne ne saurait les défendre mieux que les communistes...

Fraternellement, courage dans la lutte ;)

Commentaire n°14 posté par JC de la Loire le 05/11/2011 à 15h18

MEMOIRE : LE MASSACRE DU 17 OCTOBRE

10 octobre 2011 par Rédaction  

manif oct 61D’octobre 1961 à octobre 2011, cinquante ans se sont écoulés. Un demi-siècle après le massacre de centaines de « Français musulmans d’Algérie » (les « FMA »), le racisme institutionnel continue de faire des morts. Avant Garde revient à l’occasion de ce tragique anniversaire sur une journée qu’on voudrait nous faire oublier.

En 1961, les négociations sont lancées entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne (bras politique du Front de Libération National, FLN). Il ne fait d’ailleurs presque aucun doute qu’elles vont aboutir rapidement. Les Algériens n’en restent pas moins vus comme des terroristes potentiels et les violences policières s’ajoutent à la misère dans les hôtels meublés de Paris et les bidonvilles de banlieue. L’OAS (Organisation Armée Secrète, partisans de l’Algérie française) ratonne à tour de bras, plastique les habitations de ces « Français musulmans ». En août 1961, De Gaulle compte reprendre la main dans les négociations en durcissant encore la répression. Ce geste porte le FLN à relancer une vague d’attentats tuant une dizaine de policiers.

La tension est à son comble début octobre et le préfet Papon décide de rétablir le couvre-feu pour les « musulmans ». Cette mesure raciste et indigne sera celle de trop pour le FLN qui décide d’une grande manifestation publique, le 17 octobre 1961.

17 octobre 1961

Ce jour-là, sous une pluie d’automne, près de 30 000 Algériens se sont donné rendez-vous pour un boycott collectif du couvre-feu. Des cadres du FLN fouillent les participants pour éviter toute présence d’armes dans les cortèges. Les manifestants ont revêtu leur habit du dimanche et se rendent vers les différents points de rendez-vous, à Saint-Michel, à l’Étoile et sur les grands boulevards. La police, avertie de la décision du FLN, se déploie de manière à interpeller chaque participant supposé.

Le piège est en place et dès 17 heures le massacre peut commencer. Hommes, femmes, parfois mineurs, sont accueillis par une pluie de coups de matraque. À la tête, aux jambes, au ventre, ils sont systématiquement battus. Au pont de Neuilly, sur le boulevard Poissonnière, des coups de feu retentissent. Aucun policier ne sera tué. Les Algériens, eux, payeront le prix de leur audace. Pendant toute la nuit, c’est une véritable chasse qui s’opère dans les rues de Paris. Les prisonniers, plus de10 000, sont entassés dans des bus et conduits au palais des sports de la porte de Versailles, au stade de Coubertin ou dans la cour de la préfecture. Les meurtres sont camouflés, comme celui de la jeune Fatima Bédar (15 ans) dont l’assassinat sera maquillé en suicide (cf. OCTOBRE NOIR : une BD de Didier Daeninckx et Mako). Ainsi, malgré les corps repêchés dans la Seine ou gisant sur les boulevards de la capitale, la préfecture de police reconnaîtra seulement trois décès et aucun responsable ne sera inquiété.

17 octobre 2011

Aujourd’hui, la haine refait surface et le gouvernement rejoue la carte de l’ennemi de l’intérieur. De plus en plus, l’« autre » est vécu comme un agresseur, le musulman un terroriste, l’Asiatique un envahisseur, l’Africain, le Roumain, le chômeur et le jeune prêts à vous agresser. En 1961, c’est le racisme ordinaire, institutionnalisé, qui a mené à la mort les manifestants algériens. C’est un racisme instrumentalisé, utilisé par les politiques qui s’est déchaîné et conduit au massacre du 17 octobre et tout au long des mois qui suivirent jusqu’à Charonne en février 1962. 50 ans se sont écoulés, ce bout d’histoire de France a été remisé aux oubliettes et le pouvoir continue de jouer avec la haine, de faire peser la responsabilité de ses échecs sur les épaules de l’immigré, de l’assisté, du sauvageon. Inutile de faire ici la litanie des lois et déclarations du gouvernement qui exacerbent la méfiance et la suspicion. Le « diviser pour mieux régner » a un prix, pas toujours symbolique, le 17 octobre 1961 ce fut le sang des « FMA ».

Julien Attal

 

Sur le site d'Avant-Garde aussi

http://www.lavantgarde.org/

Commentaire n°15 posté par Cyril le 06/11/2011 à 01h49

L'article du MJCF

Il y a cinquante ans, la droite au pouvoir, colonialiste et impériale, perpétrait un crime abject. Dans la droite ligne de toutes les atrocités commises par les forces policières et militaires françaises aux ordres des gouvernements socialistes, centristes et gaullistes, les forces de police parisiennes, sous l’autorité de Maurice Papon – préfet d’alors – réprimaient dans le sang une manifestation indépendantiste algérienne organisée à Paris.

Le 17 et les jours qui suivirent, c’est par dizaines que furent tabassés, tués et balancés dans la Seine des Algériens pacifiques qui demandaient simplement une fin juste à cette abominable guerre (1954-1962), à cette criminelle colonisation (1830-1962). Dans le calme, ils demandaient un État ; De Gaulle, Roger Frey et Maurice Papon répondirent par la matraque et le revolver.

Cinquante ans plus tard, alors que les faits sont établis par les historiens les plus sérieux (Danielle Tartakowsky, Jim House, Alain Dewerpe, Benjamin Stora…) et les responsabilités bien connues de tous, il est insupportable que le gouvernement de la République ne reconnaisse toujours pas l’horreur des massacres que Sarkozy et ses ancêtres ont perpétrés. Pourtant, la droite reste muette. À l’Élysée, silence radio. À Neuilly-sur-Seine, où les violences furent particulièrement dures le 17 octobre, aucune plaque ne rappelle la barbare boucherie : pire, les rassemblements pacifiques de commémoration du 17/10 ont été interdites par la mairie ! Pas étonnant de la part d’hommes et de femmes qui ont inventé un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qui sont condamnés pour injures raciales, qui répondent positivement à une lettre de Marine Le Pen demandant la fin de la binationalité en faisant allusion à une guerre future entre France et Algérie. Décidément, il est temps d’en finir avec ces criminels racistes et xénophobes !

Dans toute la France, le MJCF appelle les jeunes à se mobiliser pour commémorer ce jour de massacre colonial, en hommage aux victimes d’hier et pour débarrasser le monde du colonialisme et de ses sécrétions idéologiques aussi diverses que détestables.

 

Commentaire n°16 posté par Damien le 06/11/2011 à 01h51

Bon courage camarades face à ces professionels de la démagogie! La droite oublie souvent ces massacres: écrasement des mouvements populaires (1881), soutient à Pétain, guerre d'Indochine, guerre d'Algérie! Nous, Jeunes Communistes devons rappeler aux peuples français que la droite est réactionnaire! Ne nous laissons pas abattre par des acusations stériles et puériles.

Vive les Jeunesses Communistes! Vive le Parti Communiste!

Salutation révolutionaire,

Un camarade des Hauts-de-Seine.

Commentaire n°17 posté par Djelal Oussama le 06/11/2011 à 02h02

Communiqué de l’UEC Lille en soutien à la section de seclin du MJCF face attaques politiciennes de François-Xavier Cadart

L’Union des Etudiants Communistes de Lille affirme son soutien intégral et inconditionnel à la section de Seclin du MJCF dans ses actions contre les attaques démagogiques et électoralistes perpétrées par François-Xavier Cadart, tête de la liste de droite nommée « Forces Democrates pour Seclin ».

 Nous, étudiants communistes de Lille, sommes outrés par les propos calomnieux de François-Xavier Cadart. Les déclarations des camarades seclinois sont tout simplement déformés, le débat est volontairement et intégralement faussé : en effet, les excuses demandées au Maire de Seclin, Monsieur Bernard Debreu n’ont pas lieu d’être :

  • Primo : Le maire d’une commune n’est pas le porte parole de son parti mais un élu de la République, ce que Monsieur Cadart néglige volontairement.
  • Deuxio : Le MJCF et le PCF sont deux organisations indépendantes depuis leurs fondations respectives, soit il y a plus de 90 ans !

Ces deux éléments sont centraux dans la tentative de confusion politique entamée par François-Xavier Cadart : en jouant la confusion, ce dernier manœuvre de façon politicienne pour tentir d’assouvir ses vues sur la Mairie de Seclin.

Nous ne pouvons que penser que cette confusion est volontaire. Qualifier la police dirigée par Maurice Papon ( qui a rappelons le collaboré avec l’occupant nazi pendant la seconde guerre) « d’assassins » et de « bras armé chargé de faire régner l’ordre pour les intérêts des capitalistes » ne sont que de simples vérités historiques qui ne peuvent offusquer que les seuls réactionnaires les plus fanatiques ! Ce type de posture politique serait en contradiction pure et parfaite avec le qualificatif « démocrate » de la liste dirigée par François-Xavier Cadart.

Ainsi nous invitons nos camarades de l’UEC Lille ainsi que l’ensemble de nos connaissances à participer au rassemblement organisé par la JC de Seclin.

 Face à la démagogie de la droite seclinoise

Rendez vous à 18h
Jeudi 10 novembre 2011
Place Paul Eluard à Seclin

 L’Union des Etudiants Communistes de Lille

Commentaire n°18 posté par UEC Lille le 06/11/2011 à 18h36

Communiqué de l’UEC Lille en soutien à la section de seclin du MJCF face attaques politiciennes de François-Xavier Cadart

L’Union des Etudiants Communistes de Lille affirme son soutien intégral et inconditionnel à la section de Seclin du MJCF dans ses actions contre les attaques démagogiques et électoralistes perpétrées par François-Xavier Cadart, tête de la liste de droite nommée « Forces Democrates pour Seclin ».

 Nous, étudiants communistes de Lille, sommes outrés par les propos calomnieux de François-Xavier Cadart. Les déclarations des camarades seclinois sont tout simplement déformés, le débat est volontairement et intégralement faussé : en effet, les excuses demandées au Maire de Seclin, Monsieur Bernard Debreu n’ont pas lieu d’être :

  • Primo : Le maire d’une commune n’est pas le porte parole de son parti mais un élu de la République, ce que Monsieur Cadart néglige volontairement.
  • Deuxio : Le MJCF et le PCF sont deux organisations indépendantes depuis leurs fondations respectives, soit il y a plus de 90 ans !

Ces deux éléments sont centraux dans la tentative de confusion politique entamée par François-Xavier Cadart : en jouant la confusion, ce dernier manœuvre de façon politicienne pour tentir d’assouvir ses vues sur la Mairie de Seclin.

Nous ne pouvons que penser que cette confusion est volontaire. Qualifier la police dirigée par Maurice Papon ( qui a rappelons le collaboré avec l’occupant nazi pendant la seconde guerre) « d’assassins » et de « bras armé chargé de faire régner l’ordre pour les intérêts des capitalistes » ne sont que de simples vérités historiques qui ne peuvent offusquer que les seuls réactionnaires les plus fanatiques ! Ce type de posture politique serait en contradiction pure et parfaite avec le qualificatif « démocrate » de la liste dirigée par François-Xavier Cadart.

Ainsi nous invitons nos camarades de l’UEC Lille ainsi que l’ensemble de nos connaissances à participer au rassemblement organisé par la JC de Seclin.

 Face à la démagogie de la droite seclinoise

Rendez vous à 18h
Jeudi 10 novembre 2011
Place Paul Eluard à Seclin

 L’Union des Etudiants Communistes de Lille

Commentaire n°19 posté par UEC Lille le 06/11/2011 à 18h38

Hé les camarades, droit de réponse dans l'hebdo de Seclin!

Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, article 13:

"Le directeur de la publication sera tenu d'insérer dans les trois jours de leur réception, les réponses de toute personne nommée ou désignée dans le journal ou écrit périodique quotidien sous peine de 3 750 euros d'amende sans préjudice des autres peines et dommages-intérêts auxquels l'article pourrait donner lieu.

 

En ce qui concerne les journaux ou écrits périodiques non quotidiens, le directeur de la publication, sous les mêmes sanctions, sera tenu d'insérer la réponse dans le numéro qui suivra le surlendemain de la réception.

 

Cette insertion devra être faite à la même place et en mêmes caractères que l'article qui l'aura provoquée, et sans aucune intercalation.

 

Non compris l'adresse, les salutations, les réquisitions d'usage et la signature qui ne seront jamais comptées dans la réponse, celle-ci sera limitée à la longueur de l'article qui l'aura provoquée. Toutefois, elle pourra atteindre cinquante lignes, alors même que cet article serait d'une longueur moindre, et elle ne pourra dépasser deux cents lignes, alors même que cet article serait d'une longueur supérieure. Les dispositions ci-dessus s'appliquent aux répliques, lorsque le journaliste aura accompagné la réponse de nouveaux commentaires.

 

La réponse sera toujours gratuite. Le demandeur en insertion ne pourra excéder les limites fixées au paragraphe précédent en offrant de payer le surplus.

 

La réponse ne sera exigible que dans l'édition ou les éditions où aura paru l'article.

 

Sera assimilé au refus d'insertion, et puni des mêmes peines, sans préjudice de l'action en dommages-intérêts, le fait de publier, dans la région desservie par les éditions ou l'édition ci-dessus, une édition spéciale d'où serait retranchée la réponse que le numéro correspondant du journal était tenu de reproduire.

 

Le tribunal prononcera, dans les dix jours de la citation, sur la plainte en refus d'insertion. Il pourra décider que le jugement ordonnant l'insertion, mais en ce qui concerne l'insertion seulement, sera exécutoire sur minute, nonobstant opposition ou appel. S'il y a appel, il y sera statué dans les dix jours de la déclaration, faite au greffe.

 

Pendant toute période électorale, le délai de trois jours prévu pour l'insertion par le paragraphe 1er du présent article sera, pour les journaux quotidiens, réduit à vingt-quatre heures. La réponse devra être remise six heures au moins avant le tirage du journal dans lequel elle devra paraître. Dès ouverture de la période électorale, le directeur de la publication du journal sera tenu de déclarer au parquet, sous les peines édictées au paragraphe 1er, l'heure à laquelle, pendant cette période, il entend fixer le tirage de son journal. Le délai de citation sur refus d'insertion sera réduit à vingt-quatre heures, sans augmentation pour les distances, et la citation pourra même être délivrée d'heure à heure sur ordonnance spéciale rendue par le président du tribunal. Le jugement ordonnant l'insertion sera exécutoire, mais en ce qui concerne cette insertion seulement, sur minute, nonobstant opposition ou appel.

 

Si l'insertion ainsi ordonnée n'est pas faite dans le délai qui est fixé par le présent alinéa et qui prendra cours à compter du prononcé du jugement, le directeur de la publication sera passible de trois mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende.

 

L'action en insertion forcée se prescrira après trois mois révolus, à compter du jour où la publication aura eu lieu.

 

Sans préjudice de l'application de l'alinéa précédent, toute personne nommée ou désignée dans un journal ou écrit périodique à l'occasion de l'exercice de poursuites pénales peut également exercer l'action en insertion forcée, dans le délai de trois mois à compter du jour où la décision de non-lieu dont elle fait l'objet est intervenue ou celle de relaxe ou d'acquittement la mettant expressément ou non hors de cause est devenue définitive.

 

Le droit de réponse prévu par l'article 13 pourra être exercé par les associations remplissant les conditions prévues par l'article 48-1, lorsqu'une personne ou un groupe de personnes auront, dans un journal ou écrit périodique, fait l'objet d'imputations susceptibles de porter atteinte à leur honneur ou à leur réputation à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

 

Toutefois, quand la mise en cause concernera des personnes considérées individuellement, l'association ne pourra exercer le droit de réponse que si elle justifie avoir reçu leur accord.

 

Aucune association ne pourra requérir l'insertion d'une réponse en application du présent article dès lors qu'aura été publiée une réponse à la demande d'une des associations remplissant les conditions prévues par l'article 48-1."

Bref, trois mois pour exiger la publication d'une réponse officielle de la JC de Seclin.

Sachant que le PCF de Seclin et le maire me semblent être deux autres personnes morales.

La Loi, c'est pas que pour les avocats!

Commentaire n°20 posté par Nico le 06/11/2011 à 19h34

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés