Après la votation citoyenne du 3 octobre qui a réuni un peu plus de 2 millions de votants à travers la France, on peut s'interroger sur le devenir de la Poste : pourquoi elle doit rester un service public ?
Voici l'exemple de la Deutsche Post (La Poste allemande) : elle est devenue, en 1995, une sociète anonyme et maintenant, l'Etat détient 30% des actions de l'entreprise. En 1980, il y avait 32000 bureaux de Poste, aujourd'hui il n'y en a un peu moins de 2000 et 13000 points de vente chez les épiciers et bureaux de tabac. Cette privatisation a provoqué une flambée des prix du timbre et des services proposés par la Poste. Entre 1990 et 2002, plus de 150000 emplois ont été supprimés et il y a eu des baisses des salaires.
Autre exemple de privatisation : France Télécom. La logique capitaliste est encore vérifiée : depuis la privatisation partielle de France Télécom, les actions sont très rentables, c'est-à-dire qu'on donne plus de 3,6 milliards pour les actionnaires. Mais, pour obtenir de tels résultats, les patrons doivent mettre la pression sur les salariés et on sait ce que ça a entraîné dans l'entreprise : 25 suicides.
Alors, pour la Poste française, est-ce que ce sera un simple changement de statut ou une privatisation qui aura les conséquences qu'on déplore ? C'est la politique européenne qui prévoit, dans le traité de Lisbonne, une ouverture à la conccurence des services postaux. Le président de la Poste a récemment déclaré que « pour affronter de nouveaux conccurents, la Poste aurait besoin de nouveaux capitaux ». Pourtant, l'Etat verse, sans contrepartie sérieuse, des milliards d'euros à des banques privées. Il devrait plutôt les reverser à un service public utile appartenant au peuple à 100% tel comme la Poste.
Donner plus de moyens à la Poste, c'est développer un service public qui est très utile pour le peuple : la communication. L'Etat devrait écouter les plus de 2 millions de français et la majorité des députés de l'Opposition qui ont voté massivement contre ce changement de statut et pour organiser un « vrai » référendum.
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