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  • : MJCF, Mouvement des Jeunes Communistes de France, JC seclin, Section du Pévèle Mélantois
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  • : Jc Seclin, Blog des Jeunes Communistes du pévèle et du mélantois. Construire la révolution, quotidiennement! Défendre le service public et gagner de nouveaux droits pour les Jeunes! La diversité dans l'unité ! La réflexion dans l'action ! Pour lutter, pour s'organiser, pour défendre un partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs : Rejoins la JC !
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Matériel Militant

ARCHIVES DE L UNION DE VILLES
Voici désormais en ligne, en libre accès pour nos lecteurs, l'ensemble du matériel militant utilisé depuis la rentrée de septembre 2007.

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 21:34

Appel à la solidarité avec le Peuple, le Gouvernement, les Communistes et les Forces progressistes de Bolivie

Le processus politique en Bolivie fait face à un moment critique.
Les Forces réactionnaires, l'Oligarchie, le Gouvernement des USA et plusieurs Gouvernements européens promeuvent une campagne à grande échelle visant à déstabiliser complètement les processus progressistes dans ce pays latino-américain.
Le but de toutes ces forces est de stopper les changements promus par l'Assemblée Constitutionnelle pour une Constitution démocratique satisfaisant les besoins du Peuple.
Les forces réactionnaires, défaites en octobre 2003 et lors des élections de 2005 essayent à nouveau de réorganiser leurs rangs, de stopper tout quel changement et saper l'autorité du Président Evo Morales.
Pour réaliser leurs buts ils emploient utilisent tous les moyens, y compris des groupes armés.
Les forces représentatives progressives du pays, les mouvements sociaux et les organisations, après de grandes et héroïques confrontations, aux côtés de du Mouvement Socialiste et de la présidence de d'Evo Morales, étaient gagnants lors de la grande majorité des élections.
Aujourd'hui ces forces essayent de se servir de cette victoire afin que les travailleurs surenchérissentpour exiger plus d'aides et d'avancées qu'il n'est possible de le faire actuellement.

Nous, les signataires de cet appel dénonçons solennellement l'appui fourni par le gouvernement des USA aussi bien que son engagement direct dans ces actions subversives en Bolivie.
Nous dénonçons aussi la tolérance scandaleuse affichée par d'autres états impérialiste et des organisations internationales envers des actions aussi inadmissibles.
Il y a une tâche urgente à explicitement condamner les Forces réactionnaires, les isoler et les défaire, au niveau national et international.
Nous sommes aux côté du Peuple bolivien et soutenons entièrement les grandes mobilisations contre les plans de coup d'Etat.
Nous soutenons l'alliance entre le Peuple et le gouvernement de Bolivie contre les machinations de l'Oligarchie.
Nous exprimons notre pleine solidarité au Peuple bolivien, au Gouvernement du Président Evo Morales, au Parti communiste de Bolivie, au MAS-IRSP et aux autres forces et mouvements anti-impérialistes et progressistes dans leur grande bataille pour la défense des acquis progressifs, et dans leur lutte pour des changements plus profonds.
Nous militons aussi pour le développement coûte que coûte d'un grand mouvement de solidarité avec les forces anti-impérialiste et le Peuple bolivien.


Les Partis signataires :

* PADS, Algérie * Communist Party d'Argentine * Democratic Progressive Tribune - Bahrain * Parti Communiste du Bengladesh * Parti Communiste de Biélorussie * Parti des Travailleurs de Belgique * Parti Communiste de Bolivie * Parti Communiste du Brésil * Parti Communiste de Grande Bretagne * Nouveau Parti Communiste de Grande Bretagne * Parti des Communistes Bulgares * Parti Communiste du Canada * Parti Communiste du Chili * AKEL, Chypre * Parti Communiste de Bohême-Moravie * Parti Communiste du Danemark * Parti Communiste d'Egype * Parti Communiste d'Estonie * Parti Communiste de Finlande * Parti Communiste Allemand * Parti Communiste de Grèce * Parti Communiste d'Inde * Parti Tudeh d'Iran * Parti Communiste d'Irlande * Parti des Travailleurs d'Irlande * Parti Communiste d'Israël * Parti des Communistes Italiens * Parti Communiste Jordanien * Parti Socialiste de Lettonie * Parti Communiste Libanais * Parti Socialiste de Lituanie * Parti Communiste du Luxembourg * Parti Communiste de Macédoine * Parti des Communistes, Mexique * Parti Socialiste Populaire du Mexique * Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas * Parti Communiste de Norvège * Parti Communiste Péruvien * Parti Communiste des Philippines (PKP-1930) * Parti Communiste de Pologne * Parti Communiste Portugais * Parti de l'Alliance Socialiste, Roumanie * Parti Communiste de la Fédération de Russie * Parti Communiste des Peuples d'Espagne * Parti Communiste du Sri Lanka * Parti Communiste Soudanais * Parti Communiste de Suède * Parti Communiste de Turquie (TKP) * Parti Communiste d'Uruguay * Parti Communiste, Etats Unis * Parti Communiste du Venezuela * Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie.


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Bolivie : il faut contrer l’offensive de l’oligarchie et des impérialistes

chaves-morales-50.jpgLa Bolivie traverse des heures décisives. La réaction fait flèche de tout bois pour saper le gouvernement Morales.

Le soulèvement révolutionnaire de mai-juin 2005 et la victoire du MAS aux élections présidentielles, fin 2005, ont défait et démoralisé l’oligarchie. Mais la propension manifestée par Evo Morales à ne pas transgresser les limites du capitalisme a été utilisée par l’oligarchie pour reprendre l’offensive. Bien plus que le gouvernement du MAS lui-même, l’oligarchie craignait les masses ouvrières et paysannes qui le soutenaient.

Chaque concession de Morales (notamment sous l’influence du vice-président Alvaro García Linera, l’idéologue du « capitalisme andin ») a été exploitée par l’oligarchie pour reconstituer ses forces et étendre son influence au sein de la petite-bourgeoisie et des couches les plus politiquement arriérées des régions qu’elle contrôle, en particulier dans le « croissant oriental » autour de Santa Cruz.

Depuis les élections de l’Assemblée Constituante, il y a un an et demi, le gouvernement Morales a constamment cédé aux pressions de l’oligarchie. Le MAS a fait concession sur concession. Ses représentants ont accepté que chaque article de la future constitution ne puisse être adopté qu’à la majorité des deux tiers, ce qui a permis à l’opposition de droite de bloquer tout débat par simple refus de vote.

D’autre part, ils ont accepté que les sessions de l’Assemblée Constituante soient tenues à Sucre, à bonne distance des pressions de La Paz et El Alto, cœur de la révolution bolivienne. L’oligarchie a profité de cette occasion pour déclencher un conflit politique sur la question du choix de la capitale. Ils réclamaient que, 100 ans après, Sucre redevînt le siège du parlement et du gouvernement. Fin novembre, ils ont utilisé des bandes réactionnaires pour assiéger l’Assemblée Constituante. Pendant les affrontements qui s’ensuivirent, deux manifestants pro-oligarchie furent tués par des inconnus armés. L’oligarchie avait besoin de « martyrs » pour entretenir la frénésie de sa base sociale et a fait porter la responsabilité de ces deux morts à la police et au gouvernement Morales.

Face aux menaces de lynchage, les députés du MAS quittèrent Sucre et reprirent les séances de l’Assemblée Constituante, malgré le boycott de la droite, dans le région minière de Oruro. Ils adoptèrent un projet de constitution, rejeté par la droite en dépit du fait qu’il garantissait la propriété privée et l’« autonomie » des départements. Cette dernière mesure était pourtant une revendication de l’oligarchie qui voulait l’utiliser pour s’assurer le contrôle des ressources pétrolifères et gazières des régions qu’elle contrôlait, dans le but de les remettre à disposition des multinationales.

La droite s’est violemment opposé au nouveau décret gouvernemental garantissant une allocation mensuelle de 25 dollars aux personnes de plus de 60 ans, financée par les revenus du pétrole de chaque département. L’oligarchie qualifia cette mesure de pillage des caisses départementales et refusa d’appliquer le décret dans les régions qu’elle contrôlait.

Dans le cadre de leur agitation réactionnaire autour de ces thèmes, l’oligarchie a organisé des grèves régionales à la fin août, en novembre et décembre, avec des rassemblements de masse et des grèves de la faim.

Malgré tout cela, le gouvernement a persévéré dans ses appels au calme et à la réconciliation, amplifiant ainsi le découragement dans ses propres rangs.

La stratégie de l’oligarchie est de fragiliser la base du gouvernement Morales et de démoraliser ses troupes, créant ainsi les conditions d’une contre-offensive. A moyen terme, ils envisagent la possibilité d’un coup d’Etat militaire. Parallèlement, ils jouent aussi la carte sécessionniste, en déclarant l’indépendance des départements qu’ils contrôlent par rapport au reste de la Bolivie.

Comme l’écrivent nos camarades d’El Militante, en Bolivie : « c’est le résultat de deux années d’erreurs et d’hésitations du gouvernement du MAS face aux multinationales, à l’impérialisme, à l’oligarchie et à une droite qui semblait pourtant avoir été marginalisée et réduite au silence par les élections de 2005. C’est la conséquence de l’abandon des thèses de Pulacayo, des enseignements et des analyses de Marcelo Quiroga Santa Cruz et autres grands révolutionnaires de l’histoire du pays ».

Que faire dans une telle situation ? L’alternative est de mobiliser les masses de travailleurs et de paysans, pas seulement avec des slogans, mais aussi par des mesures concrètes et pratiques afin de briser la domination économique de la bourgeoisie pro-impérialiste.

Comme l’expliquent nos camarades boliviens : « Face aux attaques des forces de droite et à leur sabotage politique et économique, le gouvernement doit engager une contre-offensive tous azimuts en s’appuyant sur la mobilisation des masses : tout d’abord en repoussant toute concertation avec la droite ; en abolissant toutes les lois de la décennie de néo-libéralisme effréné qui nous a réduits à la misère ; en nationalisant les banques, les entreprises et les grandes exploitations agricoles qui sont sur la ligne de front dans la guerre économique menée par la droite ; en centralisant les ressources économiques dans le but d’élaborer une planification de mesures sociales qui puissent garantir des emplois stables et le développement des infrastructures du pays.

« D’autre part, nous appelons la centrale syndicale COB, les organisations ouvrières, l’avant-garde des mineurs, ainsi que l’ensemble des organisations sociales et les activistes du MAS eux-mêmes à ne pas rester les bras croisés :
-pour mettre en place des brigades d’auto-défense face à la possibilité imminente d’une action contre-révolutionnaire ;
-pour appeler à une grève nationale générale et la préparer en organisant des manifestations partout dans le pays, dans le but de défendre, réorienter et approfondir le cours du processus révolutionnaire.

« Cette grève doit être :
-contre l’oligarchie, la droite, l’impérialisme et leur sabotage – pour défendre le processus révolutionnaire ;
-pour l’abolition de tous les décrets à l’origine des politiques néolibérales et de l’inégalité entre les travailleurs ;
-pour un nouveau système de sécurité sociale fondé sur une loi garantissant les retraites et l’assurance-maladie universelle ;
-pour la nationalisation de toutes les ressources naturelles sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes ;
-pour la nationalisation des grandes entreprises alimentaires, des grandes propriétés foncières et des banques, à commencer par celles qui sont impliquées dans le sabotage et la guerre économique ;
-pour la restitution au peuple du processus constituant dans le cadre des Assemblées populaires ».

Le 11 décembre 2007
Ramón Sarmiento (El Militante, Argentine)

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